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10 octobre 2013

Le paseo de Zanzi


Zanzi aime les toros. Zanzi aime vraiment beaucoup les toros. Elle les aime tellement qu’elle en parle fort bien. Elle les aime tellement qu’elle vient d’ouvrir son petit coin de Web, que nous suivrons évidemment avec le plus grand intérêt. 
Sur la photo, il n’y pas encore grand monde dans les gradins, mais je suis certain qu’ils vont se remplir très vite.


La pendaison de crémaillère c’est pour maintenant ; voici le chouette faire-part reçu ce jour : « La maison est petite et pas encore bien solide.
 Les murs et le toit vont être longs à monter, mais il y aura plein de fenêtres et le terrain de jeu sera vaste. J’ai donné la clef des lieux à quelques amis, que vous reconnaîtrez au fur et à mesure de l’avancement du chantier. N’hésitez pas à entrer sans frapper : Algo de memoriaBien habillés ou avec des souliers tout crottés, vous êtes les bienvenus ! »

03 mars 2013

Une corrida de Coquilla… la dernière


Les derniers Coquilla…
Un collectif vient d’être créé, le Collectif Pedrollen, dont l’objectif affiché est de faire combattre dans le Sud-Ouest ce qui pourrait être la dernière corrida d’origine Coquilla.
Nous vous offrons ici le texte de présentation du blog du collectif.


« C’est fin décembre que le bruit a commencé à courir ; Juan Sánchez-Fabrés, lassé de tant de désillusions au moment de “lidier” ses toros, voulait envoyer à l’abattoir la seule corrida d’encaste Coquilla qui restait dans tout le campo espagnol.

Il faut dire que, depuis pas mal d’années, la quête de Juan s’apparente de plus en plus à celle de don Quichotte, tant les embûches et les problèmes qu’il rencontre semblent insolubles. Ce fut d’abord une désaffection des grandes arènes, plus intéressées par le poids et les cornes que par la caste et la bravoure. Puis ce fut celle des figuras, qui ne goûtaient guère le piquant des Coquilla de Juan. Pour couronner le tout, Bruxelles et ses contraintes sanitaires drastiques finirent d’enterrer les derniers espoirs d’une lignée qui fit le bonheur des figuras d’après-guerre et de très nombreux aficionados.

Malgré tout cela, Juan continua la lutte, mais la crise et la réduction considérable du nombre de spectacles qu’elle entraîna l’oblige à faire un constat déchirant : il n’y a plus de place pour ses toros ! C’est donc impuissant qu’il devra se résoudre à les envoyer à l’abattoir si une solution n’est pas trouvée avant fin juin. Voilà pourquoi un groupe de quelques aficionados, en concertation avec le ganadero, a décidé de créer le Collectif Pedrollen afin que, comme Juan se plaît à dire, ses toros puissent mourir en musique dans l’arène plutôt que d’une balle entre les yeux dans un sinistre abattoir. Une date est donc envisagée, celle du 8-Mai puisque le jour est férié et qu’il n'y a pas d’autres spectacles dans le Sud-Ouest.

Que les choses soient claires : arriver à faire “lidier” ce qui sera peut-être la dernière corrida de toros d’origine Coquilla constitue une entreprise titanesque, mais ne rien faire relèverait d’un manque d’afición flagrant. Vitrine de notre projet, un blog vous informera des avancées de celui-ci. Inutile de préciser que toutes les suggestions et les aides extérieures seront les bienvenues ; pour cela, une boîte mail a été ouverte : collectifpedrollen(at)gmail.com [remplacer “(at)” par “@”].

En espérant que le projet aboutira et que les pupilles de Juan pourront fouler le sable d’une arène et faire parler leur caste. »


Image Photographie tirée du blog du collectif.

18 février 2013

Art-of-jeromepradet



Untitled from Tipy on Vimeo.

Pradet, chez nous, c’est « Batacazo ». C’est pas qu’on l’aime, le bougre, c’est qu’on l’adoooooore. Son style, son trait, son univers, sa moustache même. Une nuit, où il faisait soif et lune, il m’a avoué un de ses secrets : Egon Schiele. Fallait pas en dire beaucoup plus, j’ai pas demandé autre chose. Schiele suffit amplement.

Batacazo, c’est les toros mais pas seulement, et le « pas seulement » est gigantesque ; on peut en découvrir une île sur le blog que vient de créer Jérôme : Art-of-jeromepradet.

Allez-y, il y fait beau !

11 février 2013

Mots-clés (II)


Mon cher Yannick,

Je sais que tu attendais la nouvelle récolte des mots-clés avec impatience. Tu ne vas pas être déçu !

On va commencer léger avec des recherches Google qui paraissent tout à fait adaptées à notre blog comme « taureau qui court », « taureau qui fonce » et « taureau qui charge» dérapant étrangement en « taureau qui pète »… Comme quoi l’on ne peut pas rester sérieux plus de cinq minutes.

On trouve également une jolie « tête taureau avec casquette de marin » et une « photo de taureau avec boucle d’oreille » ainsi qu’un très sympathique « pourquoi les toréadors ont des chaussettes rose ».

En plat de résistance, je te propose la rubrique « Bizarreries » avec :
— « entreprise navallon charpente metallique » ;
— « creme brulee chartreuse recette » ;
— « poeme pour se faire pardonner » ;
— « four a bois a gueulard maison a vendre » ;
— « samedi soir on chante colomane » ;
— « 2 vieilles dans la neige humour » ;
— « bouteille de sang qui se vide » ;
— « empecher les eleves de se balancer sur les chaises » et
— un très regrettable « le negro est abruti » dont on se serait bien passé.

Enfin, le dessert, que je te le livre brut de décoffrage : 
— « femmes noires nues » ;
— « filles qui s'embrasse avec la langue » ;
— « les plus belle chattes pénétré » ;
— « ma femme pisse » ;
— « blague grasse vulgaire » ;
— « artiste anorexique merde » ;
— « bitte dans la bouche » ;
— « cul serré » ;
— « déshabillez vous » ;
— « camping nue » ;
— « mec costaud nu » ;
— « poils intenses » (mon préféré) ;
— « prostituee de rue porto » ;
— « les petits branleurs » et
— « elle lui presse les testicules ».

Qu’en dis-tu ? Elle est pas belle cette liste !?

02 février 2013

10



10 ! 

Ce n’était pas un but en soi mais, ça y est, l’équipe de Campos y Ruedos compte un nouveau membre, le dixième si notre compte est bon. Alors, bienvenue à Alain Lagorce alias “Puntilla”. Il dessine, peint, crée, écrit, dit des gros mots parfois, pense que la Seine pourrait être le plus beau fleuve du monde alors que d’autres osent avancer qu’il s’agirait du Tech (vous savez où c’est, vous, le Tech ? Non, sans rigoler ?), de la Dordogne, qui est une rivière, de la Saône, qui est une rivière aussi, ou du Rhône, qui se jette dans une mer sans vagues (non mais c’est à pouffer de rire), j’en passe et des bien pires. Il ne fait pourtant aucun doute que toute personne normalement fournie en matière oculaire et correctement équipée pour goûter la beauté des choses sait — car il s’agit d’une vérité ! — que le plus beau fleuve du monde est l’Adour, ronde comme un sein ferme et fière comme un toro qui défierait les foudres atlantiques. 

Bref, encore une fois bienvenue à Alain Lagorce ‘Puntilla’ ; puisse-t-il relever le niveau de cet antre égotique — le terme nombriliste n’est pas aussi joli — qui n’a cure des modes et des appels au rassemblement.


Alain Lagorce tient un blog sur lequel vous pourrez découvrir ses nombreux talents.
Alainlagorcepeintures.blogspot.fr

18 janvier 2013

Mots-clés (I)


L’auteur du blog Que c’est beau la photographie se livre régulièrement à l’exercice consistant à identifier les recherches Google par l’intermédiaire desquelles les visiteurs aboutissent à sa prose.

J’avoue que je n’y aurais pas pensé tout seul et que je n’y serais jamais parvenu non plus sans l’aide précieuse de Florent, mais j’étais depuis longtemps curieux de connaître les résultats que donnerait pareil exercice appliqué à notre propre blog.

Certes, ce n’est pas aussi croustillant que chez l’hilarant et infortuné photographe mais je tenais tout de même à vous faire partager ce modeste florilège :
— « comment saigner cochon » ;
— « estocada plaisir » ;
— « fanny leger » ;
— « merde dartiste » ;
— « chute jalabert 1994 » ;
— « calendrier nu cavaliere » et
— « drogue crocodile ».

Pour vous dire la vérité, j’ai vraiment beaucoup de mal à saisir le rapport desdites recherches avec ce que nous publions ici, même si nous avons la fâcheuse tendance à nous éloigner du monde des taureaux de combat. Si l’on excepte « estocada plaisir » (en passant allègrement sur le caractère pour le moins surprenant de l’association des deux termes) et « chute jalabert 1994 » (sans se soucier davantage de l’océan d’indifférence dans lequel nous plonge ledit matador), on ne laisse pas de se gratter la chevelure, ou ce qu’il en reste.

La recherche « comment saigner cochon » peut se comprendre par son aspect pratique évident, et celle concernant « fanny leger » par la curiosité, car, je vous le dis tout net, cette dernière m’est parfaitement inconnue. Un « calendrier » joliment agrémenté d’une « nu cavaliere » (sic) pourrait, ma foi, avantageusement remplacer celui illustré d’un chaton que La Poste m’a encore une fois vendu. Demeurent la « merde dartiste » et la « drogue crocodile »… Si parmi vous quelqu’un a une idée de ce dont, diable ! il pourrait s’agir, qu’il n’hésite pas à m’en faire part — je lui en serai éternellement reconnaissant.

Ah, tiens ! j’ai une photographie de Jean-Baptiste Jalabert… prise à Béziers, de surcroît ; que l’on ne vienne plus nous taxer de « toristas intégristes ».



Actualisation du message afin d’ajouter les mots-clés suivants (merci Florent) :
— « martin de vos enlevement d’europe » ;
— « le journalisme d’enquête » ;
— « fanny culetto arles » et
— « faire 1 lancement sur du chablis ».

19 octobre 2012

Corrida historique et relaxante


Joël Jacobi nous écrit pour nous dire qu’il serait honoré de voir la page du site de France 3 consacrée à la corrida du 16 septembre à Nîmes (et à l'émission qui s'en suit) référencée sur Campos y Ruedos. 
Franchement, c’est plutôt Campos qui se trouve honoré qu’un média d’audience nationale se préoccupe de se faire annoncer sur un site aussi intimiste que le nôtre.
Vous aurez compris qu’il s’agit d’une rétrospective de la corrida nîmoise de José Tomás, qui n’a pas fini de faire couler de l’encre et d'être, sans doute, l'objet d'un nombre incalculable de publications à venir, plus ou moins opportunistes — il n’y a pas que les restaurateurs et les hôteliers nîmois qui se frottent les mains…

Voici donc le lien de l'émission de Joël Jacobi sur France 3 Aquitaine.

Hasard de l’histoire. Toujours à propos de cette corrida, je suis tombé sur un truc totalement surréaliste. Un aficionado, qui n’a pu se rendre aux arènes, a écouté la retransmission sur France Bleu Gard Lozère. Il m’arrive de m’y amuser et je sais d'expérience que l’exercice est souvent cocasse. Écouter entre les ondes peut être une expérience parfois hilarante. 
Mais là on touche vraiment au sublime. Le blog qui rend compte de cette retransmission s’appelle La Montera qui pleure… En l’occurrence, il y a de quoi pleurer de rire. 
Je vous renvoie donc au post complet et ne peut m’empêcher de reprendre ici ce qui aurait été dit à la radio ce jour-là. J’emploie le conditionnel mais, en cas de doute trop insoutenable ou de contestation virulente de la part des auteurs des commentaires, il doit être possible de vérifier, car on n’imagine pas que ce moment d’histoire soit déjà passé à la moulinette des archives radiophoniques :

« Au 1er : “Deux oreilles c'est trop.” 
Au 2e : “C'est une faena à une oreille dans une arène de première catégorie, mais là c'est spécial, alors deux c'est normal.” 
Au 3e : “Même s'il n'y a eu aucun toro de triomphe…” (On en est déjà à six oreilles.)
Au 4e : “Qu'est-ce qu'ils demandent là, l'indulto ? Non, il ne faut pas.” “Il attend que le président indulte, [l'indulto tombe] mais il le voulait Tomás, il y a des gens qui vont rouspéter.” 
Au 5e : “Le toro est d'une race incertaine.” “Il se passe grand-chose et même quand le toro ne permet rien, José Tomás est là.” “Une oreille ça suffit, ça flotte les assesseurs, le président ne veut pas, deuxième oreille ça enlève tout.” 
Au 6e : “Il a manqué un grand toro pour cette matinée, si on veut chercher la petite bête.” “On a vécu un grand moment, mais pas un sommet, une corrida relaxante.” » 

Ouf ! Une corrida relaxante… Là, j’en reste sur le cul. Sauf à déplacer les arènes de Nîmes entre La Junquera et Figueras, j’avoue avoir du mal à saisir le concept. Mais pourquoi pas… ici tout est possible. Pour vraiment mourir de rire, il serait sans aucun doute pertinemment complémentaire de comparer les commentaires faits en direct avec ce qu’ils ont pu en dire ou en écrire le lendemain ou le surlendemain. Sûr que ce serait mortel. Mais là ce serait du vice.

30 septembre 2012

Photographie sans paroles (CV)


À lire dans Contraquerencia l'aventure d'un utrero de Barcial en visite à Madrid…

31 août 2012

Joselito, le grand…


C’est le blog Toro, torero y afición qui attire l’attention sur l’initiative d’Antonio Pineda et José Morente du blog La razón incorpórea :

« Le 28 septembre prochain, cela fera cent ans que Joselito prenait l’alternative à la Maestranza de Séville. Alternative concédée par son frère, le génial Rafael, avec pour témoin le diestro Antonio Pazos. Le toro de l’alternative s’appelait ‘Caballero’ et appartenait à l’élevage Moreno Santamaría.
À notre connaissance, rien n’a été programmé pour commémorer cet événement fondamental. Fondamental et essentiel car avec cette alternative commence le toreo moderne, qui, construit à l'aide des meilleurs matériaux employés jusque-là dans le toreo, se convertit en une alchimie pleine et magique grâce à la science torera et à l’intuition du génial torero sévillan.
À cette occasion, les auteurs de ce blog donnent rendez-vous aux aficionados le 28 septembre prochain pour une promenade qui les conduira dans quelques-uns des endroits de Séville conservant la mémoire de l’immortel matador gitan. »

10 août 2012

De la relativité de la pureté des encastes


Eral d'Aurelio Hernando — Laurent Larrieu/Campos y Ruedos
À lire l'article très intéressant écrit par Rafael Cabrera Bonet sur la relativité de la pureté des encastes des taureaux de combat dans son blog Recortes y Galleos.

Un extrait : « En lo tocante a los cruces, que todos han realizado alguna vez (más cuando hablamos de ganaderías cuyo origen puede remontarse a casi dos siglos o más de existencia), hay que ser conscientes de que sabemos mucho menos de lo que en realidad está escrito. Nada hay puro en definitiva; los ganaderos a lo largo de siglos habrán hecho y echado lo que hayan querido en cada momento, sin que los aficionados — y el resto de los criadores, los críticos o historiadores e incluso sus descendientes lejanos — tengamos ni la más mínima memoria de ello, ni la más remota idea. Eso de los encastes puros puede ser un atractivo comercial, sin duda es romántico, pero no deja de tener los pies de barro… en la mayor parte de las ocasiones. Por eso quizá sería mejor hablar de procedencias — término más vago pero que permite nadar con mayor libertad — o de la historia de cada vacada en particular. Ni yo, ni nadie, lógicamente, sabemos qué hizo el duque de Veragua, por las noches y durante décadas, en su ganadería — entiéndanme la forma de hablar. »

06 mai 2012

Las Rutas del Toro en Madrid


Nos compañeros du site et blog Por las Rutas del Toro, avec lesquels nous partageons le goût de la photographie et du campo bravo, sont au cœur de l'actualité. Ils exposeront certaines de leurs œuvres durant la prochaine San Isidro de Madrid du 14 au 27 mai 2012 aux arènes de Las Ventas.

De plus, ils viennent de présenter le nouveau design de leur site et de leur blog que vous pouvez retrouver aux adresses suivantes :
¡Enhorabuena Arse y Azpi!

05 mai 2011

Heureusement, les blogs


Après la grâce du Cuvillito par Manzanita, qui restera sans doute une date clef dans la constatation de la décadence de la Fiesta, on peut dire aujourd'hui qu'il aurait été très difficile de se faire une idée assez juste de ce qui s'est passé en lisant uniquement la presse officielle, plus ou moins autorisée. Nous n’allons pas revenir sur le cirage de pompes général tellement il fut et continue d’être souvent consternant.
Heureusement, les blogs, si décriés, si méprisés par ceux qui voudraient bien qu’on les laissât sucer tranquille ; les blogs ont pris le relais d’une presse aux ordres, vendue, et sans critères. Les blogs, seule et unique source de liberté d’expression et de contestation : comment ne pas s'en féliciter aujourd'hui ?
Il faut dire que les blogs n’ont rien à vendre, rien à quémander.
Parmi tout ce que j’ai pu lire, je vous engage à aller chez Casta y Bravura pour y découvrir le texte d'un aficionado sévillan, abonné de la Maestranza. Pour ceux qui ne lisent pas le castillan, vous en trouverez ci-après une traduction que je qualifierai de "libre".

Séville...
J’écris depuis Séville, avec une peine qui étouffe tous mes espoirs, mes espoirs mis sur une arène, la Real Maestranza de Caballería de Sevilla que je fus capable de défendre a capa y espada (de toutes mes forces) comme l’édifice le plus parfait et le plus sérieux où les taurins organisent des corridas de toros ; Séville qui fut pour moi et pour beaucoup l’unique arène où l’aficionado était roi, l’aficionado réfléchi et expérimenté, l’aficionado qui comprenait chacun des détails de la lidia et analysait les mille facettes d’une après-midi de toros.
L’aficionado majuscule, celui qui était capable de se gagner le qualificatif maximal, celui de RESPECTABLE. L’aficionado de Séville fut capable de remettre à leur place de nombreux toreros, de nombreuses époques, sans être vulgaire, sans crier, juste quelques sifflets ; c’était juste son silence, ce silence indifférent, sévillan, qui marquait au fer le moral des toreros.
L’aficionado de Séville a été mon idéal d’aficionado a los toros, le mien et celui de nombreux autres, la référence en matière d’éducation taurine.
Un jour de toros à Séville, tout était sérieux, depuis le paseíllo jusqu’au travail des mules ; tout était un mélange parfait de règles, lithurgie, duende et beauté. Ce jour-là, le toro était bien présenté, sérieux, bas et harmonieux, mais sérieux.
Un jour de toros à Séville, nous profitions du toreo comme dans aucun autre lieu au monde, sous le regard de personnes d’âge certain qui, sans avoir Internet, étaient aussi critiques que les blogs d’aujourd’hui ; ces personnes qui avaient vécu dans leur chair ces faenas historiques de Pepe Luis ou du Pharaon, et que pas grand-chose pouvait surprendre ; ces personnes capables de remettre un torero à sa place simplement en se taisant et faisant silence.
Aujourd’hui, comme je l’ai dit, mes espérances taurines sont détruites, ces piliers où s’est fomentée mon afición ont été démolis, et ma dignité d’aficionado foulée aux pieds. L’aficionado sérieux de la Maestranza est mort de vieillesse ; ces personnes âgées, avec lesquelles j’ai été élevé sur les gradins du coso del Baratillo, sont toutes désormais centenaires, et il en reste peu. Elles sont mortes comme est mort Diodoro Canorea, le dernier imprésario à la hauteur de l’arène la plus importante et la plus élégante de la planète taurine.
Aujourd’hui, les gradins de la Mastranza sont remplis d’un public qui n’a rien à voir avec celui d’hier, un public qui n’a pas le moindre respect ni pour l’histoire de ce lieu où il vient s’asseoir ni pour la Fiesta en général. C’est un public festif, peu éduqué en matière taurine, qui va aux toros en moyenne une ou deux fois par an et qui veut à tout prix que l’après-midi soit la plus historique des historiques ; un public qui ne me respecte pas, et ne respecte pas celui qui paye son abonnement ; un public « applaudisseur » et désireux d’oreilles ; un public qui n’a pas de honte à faire sortir El Juli en triomphe de manière tout à fait superficielle et gracier le premier toro de l’histoire de Séville ; un public qui se croit souverain sans avoir rien démontré.
Tout, cependant, n’est pas la faute du public, qui paye son entrée et soutient la Fiesta, voit et perçoit ce que l’imprésario veut montrer, ces imprésarios de Séville qui sont à moitié cachés ces jours de farolillos, eux qui font que le spectacle à Séville est depuis plusieurs années une sorte de pantomime superficielle sur la plus belle des scènes qu’est la Real Maestranza.

A Séville, nous n’en pouvons plus du toro harmonieux, des novilladas de Victorino en « Santa Coloma » et des toros de l’encaste Domecq. A Séville, nous voulons le TORO de Madrid, le TORO de Bilbao, le TORO en un mot.

Cela fait maintenant trop longtemps qu’ils nous trompent avec l’histoire du toro sévillan.
Les présidents et les équipes responsables sont l’autre grand problème de ce triangle vicieux dans lequel est entrée l’arène de Séville, car ils ne sont pas capables de contenir les « foules » lorsqu’elles demandent une grâce d’arène portative dans la Maestranza.

Quel est leur rôle ? Pourquoi des hommes dont le rôle est d’avoir des critères octroient des oreilles sans aucune valeur ?

Enfin, une série d’événements font que le fond est proche et mouvant et qu’en sortir sera compliqué.
Y a-t-il une solution ? Je crois que oui : un changement de direction, un changement de toro, investir pour former les aficionados, un changement de présidents… Des mesures pour palier au désastre, bien que le mal soit déjà profond. J’espère que ce n’est pas irréversible.
En ce qui me concerne, j’en finis avec mon abonnement, bien, je ne suis pas incohérent, je n’arrête pas, je l’offre à des amis, des familiers. Je ne le renouvellerai pas tant que les choses n'auront pas changées, et je tuerai ma nostalgie de Séville en allant voir ces corridas, l’été, avec un cinquième d’arène ; ces corridas sans glamour où vont peu de gens, mais où ces quelques personnes constituent le vieux réduit de ce que fut un jour Séville. Une arène qui représentait une manière bien à elle de comprendre la Fiesta unissant respect, exigence et élégance :  la manière idéale pour apprécier le toreo.
Trincherazo_Sevillano

30 avril 2011

Albert de Juan



Albert de Juan, nous l’avons déjà évoqué et nous l’évoquerons à nouveau soyez-en certains.
Le travail photographique d’Albert est remarquable car il témoigne d’une façon profonde et assez inédite d’une tauromachie en marge, une tauromachie authentique, sans fard ni paillettes. Une tauromachie dans laquelle de jeunes hommes vont défier le seigneur toro, gratuitement, pour le plaisir, par afición. Ça se passe pas très loin de Castellón de la Plana. Les lieux de ces exploits se nomment La Vall d’Uixó, Beas de Segura, Massalfassar, La Pobla de Farnals, Massamagrell, El Puig, etc.

Oui, nous y reviendrons, c’est certain.

Pour l’heure notre ami Albert a débuté un blog (http://passioitradicio.blogspot.com), en complément de sa page Flickr — incontournable.

20 octobre 2010

Un monument historique, un supermarché


Nous vous causons trop rarement d'architecture ici pour que vous ne jetiez pas un œil attentif à ce post... Il s'agit donc d'architecture, d'architecture moderne et plus particulièrement des menaces qui pèsent sur un bâtiment remarquable de Claude Parent — un centre commercial1 situé à Sens, dans l'Yonne. Oui, vous avez bien lu, les Sénonaises et les Sénonais pourront peut-être prochainement se vanter d'acheter leur beurre et leur PQ dans un monument historique2 ! Finalement il n'en tient qu'à nous, et avouez que le jeu en vaut la chandelle...

Que cela vous intéresse ou pas, la démarche est la même !
1/ Vous contactez David Liaudet — le grand initiateur de cette belle et importante initiative — en lui laissant une adresse postale (ex. : « Bonjour, une carte postale SVP. Merci. Vos nom et adresse. »
2/ Il se fera un immense plaisir de vous envoyer une carte postale (gratuite) que...
3/ Vous renverrez aussitôt.

Coût de l'opération : un timbre-poste, autant dire que dalle quand on pense aux milliards d'euros perdus par an par l'Etat... Oups, je m'égare !

La balle est désormais dans votre camp pour que la France entière soit au courant. Parlez-en autour de vous, au marché, au stade... dans les manifs...

1 Si cela doit permettre de vous convaincre, pensez « arènes » — qui soit dit en passant ressemblent très souvent à des supermarchés où l'on vous propose des promos d'enfer sur les piques et où l'on vous vend des passes et encore des passes, avec de la musique en fond sonore.
2 Un Carrefour à l'heure qu'il est.

L'indispensable adresse : david.liaudet@orange.fr.

Image La fameuse carte postale © Architectures de cartes postales

23 septembre 2010

L'ennemi de l'intérieur...


"Si les toreros pensent, comme beaucoup d’honnêtes aficionados, que la solution aux problèmes du toreo est de dépendre du ministère de la Culture, ils ont tort. Il est essentiel de souligner le peu d'importance d'être dans un ou dans l’autre ministère si les choses ne changent pas radicalement. En outre, le ministère de l'Intérieur doit toujours être présent dans de nombreuses procédures qui ont lieu avant, pendant et après la corrida, mais surtout avant, car je crois fermement que, s'il n'y a pas de protection sous la forme d'une surveillance, la Fiesta se retrouverait sans aucun contrôle et cela pourrait influer gravement sur son futur.
En d'autres termes, je n'ai aucune raison de croire que les professionnels de la tauromachie, dans le cas où ils auraient le contrôle du déroulement de la course, soient en mesure d'offrir une Fiesta intègre, juste et honnête, parce que jusqu'à présent, même sous la supervision de l'Intérieur, chaque après-midi, on peut voir en piste d’authentiques atrocités sous la forme de toros imprésentables, de cornes éclatées, et de bien d’autres choses qui constituent un passif très grave pour les corridas." Carlos Crivell

31 août 2010

Salut Chulo !


Un nouveau blog vient de naître des mains d'un aficionado de Dax, commentateur régulier de Campos y Ruedos, El Chulo.

Bienvenue et enhorabuena Chulo !

Le blog du Chulo : Adios Chulo !.

19 juillet 2010

Le blog des Coquilla de Sánchez-Arjona


Après celui de Mariano Cifuentes, voici un nouveau venu dans la blogosphère taurine et plus spécifiquement ganadera : le blog des Coquilla de Sánchez-Arjona mené par le fils de Javier Sánchez-Arjona.

Au sujet des Coquilla de Sánchez-Arjona, ils sortiront cette année lors de la traditionnelle novillada du 15 août à Roquefort dans les Landes. Au cartel :
6 novillos de Coquilla de Sánchez-Arjona pour Gómez del Pilar, Esaú Fernández et López Simón.
Pour tout renseignement au sujet de cette novillada : mairie de Roquefort.

Bonne visite de ce nouveau blog.

Photographie Un toro de Coquilla de Sánchez-Arjona en 2008 © Laurent Larrieu/Camposyruedos.com

05 juillet 2010

Plaza de Toros


Carte postale ancienne, non datée, montrant la « Plaza de Toros de Pamplona » (nom officiel et œuvre de Francisco Urcola) telle que les Pamplonais l'ont connue entre 1922, année de son inauguration, et 1967, date à laquelle elle fut agrandie (+ 5 799 places) par l'architecte navarrais Rafael Moneo.
Construite en béton armé et pouvant accueillir 19 721 personnes, la plaza de toros de Pampelune, propriété de la Casa de Misericordia1, occuperait le 4ème rang de l'arène la plus grande au monde2. Et parce qu'elle est spéciale en tout, sa catégorie (2nde ?) le serait également... Chaque année, du 7 au 14 juillet, les toros participant aux encierros y ralentissent leur course avant de prendre la porte du toril...
Source : www.feriadeltoro.net de Mariano Pascal.

1 D'où, vraisemblablement, l'appellation quelque peu usurpée de « La Meca » puisqu'elle crée la confusion avec la Plaza de Toros de Saragosse dite « La Misericordia » ou « La Meca ».
2 Pas grand monde ne semble d'accord à ce sujet, les chiffres en circulation étant souvent donnés à la louche et rarement actualisés : seules la Monumental de Mexico (41 262 places), Las Ventas del Espíritu Santo de Madrid (23 798 places) et la Monumental Playas de Tijuana au Mexique (22 000 places env.) devanceraient la Plaza de Toros de Pampelune ; viendraient ensuite les plazas de toros Monumental de Barcelone (19 582 places) et de Valence au Venezuela (18 708 places)...

Image Acquise chez un bouquiniste à demeure dans la cour de la majestueuse Vieille Bourse de Lille, cette carte postale sera suivie d'autres ; en attendant, elle me donne l'opportunité de vous présenter l'épatant blog de David Liaudet, Architectures de cartes postales — celles et ceux intéréssé-e-s par l'architecture moderne et contemporaine, du Bauhaus à aujourd'hui, y trouveront matière à enchantement —, dont les premiers posts de juillet sont consacrés à l'Espagne, de Port-Bou à Bilbao en passant par Valence et Madrid © Camposyruedos.com

30 mai 2010

Nîchmoiserie anonyme


Sur le moment j’ai décidé de ne pas l’annoncer. A CyR nous goûtons peu l’anonymat. D’un autre côté, quoique anonyme, la chose a pignon sur rue. Il ne s’agit pas d’un anonymat jeté à la va-vite en commentaire sur le travail des autres. La démarche est contestable, mais il y a démarche. Et puis un blog taurin nîchmois anonyme, nul doute qu’ici ça va faire causer et causer. Politique ? Proche du pouvoir taurin ? Les deux ? Quelqu'un que ça démange en tout cas.
Quelqu’un d’impliqué, cela semble couler de source. Encore qu'en pareille matière on ne puisse jurer de rien. Quoi qu’il en soit, une fois passé l’effet de surprise, une fois la chasse à l’homme engagée, il faudra que le ou les anonymes soi(en)t capable(s) de faire preuve d’une régulière pertinence ou impertinence pour entretenir l’illusion et faire naître l’habitude. Pas évident. Personnellement, je pencherais plutôt pour un politique. Mais comme je ne fréquente ni de près ni de très loin ce milieu, je me dis qu'au pire nous risquons de rire...
Ah oui, c’est par là : http://sitioysitio.blogspot.com.