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23 novembre 2011

Un oxymore à lui seul


Nos lecteurs sont formidables. Enfin, pas tous.

Le 14 janvier 2008, c’est-à-dire il y a presque quatre ans, nous évoquions un problème d'afeitado à Nîmes — un problème d'afeitado à Nîmes, ah ah ah !
Presque quatre ans après, donc, un de nos lecteurs réagit dans un commentaire qui serait passé totalement inaperçu si je ne vous le reproduisais ci-après, in extenso, orthographe comprise — Philippe, surtout tu ne changes rien, c’est trop bon comme ça : « On ce demande qui sont les "mange m*rde" a en voir vos très courageux commentaires. Le journaliste fais au moins un article pour vous en informer et contrairement a une partie d'entre vous, il bosse LUI. Ahah, "collabos du petit mundillo local" C'en était presque drole. Si vous avez envie de vous défouler, allez taper dans un ballon au lieu de vous défouler avec lacheté sur le journaliste. »

De son côté, JotaC, qui n’en manque pas une, nous commente ainsi le commentaire : « Bon bé, ça, c'est quelqu'un qui comprend pas vite-vite ; il doit être de Lent-Sargues ou de Baillargues-aux-Corneilles ou de Dans-la-Lune el Viejo. Enfin, bref, c'est pas un rapide mais il a la rancune tenace. Finalement, il doit être de Congénies, un oxymore à lui seul… Vous bise. »

José, je t’adore !

30 septembre 2008

Une certitude


- Papa ?
- Oui.
- Pourquoi le toro on lui a enlevé le bout de ses cornes ?
- Euh… tu vois ma chérie, cette bouteille de lait là…

Tout le monde le sait, la vérité sort de la bouche des enfants. Lorsque ma fille de sept ans m’a posé cette question pleine d’innocence, j’étais simplement en train de chercher une photographie pour illustrer un post vous donnant notamment un lien vers le Toroprensa de notre ami Pablo G. Mancha. Il s'agit d'un post confirmant la sanction de Borja Domecq pour afeitado. Je ne sais si la doctrine accréditée, qui avait qualifié en son temps João Folque de Mendoça de « ganadero voyou » lors de semblables péripéties, fera preuve dans le cas présent d’autant de virulence à l’égard d’un ganadero qui porte le nom de Domecq... En attendant, vous pouvez toujours cliquer sur la photo, prise dans une arène française de première catégorie, les pueblos étant à la vérité souvent bien plus rigoureux.

21 septembre 2008

Cornada pour Viallat


S’imposer une petite séance de rangement un samedi après-midi peut parfois avoir du bon. Vous êtes tranquillement installé dans votre fauteuil et vous regardez, perplexe, la pile poussiéreuse de magazines et de journaux posée en équilibre instable au pied du canapé. Ça ? Vous jetez. Et ça ? Aussi. Ça ? Non, ça vous gardez.
Vous l’avez cherchée quelquefois — sans trop y croire à la longue —, vous vous êtes demandé souvent où elle avait bien pu passer et vous venez, comme par enchantement en cette tarde d'été finissant, de remettre fortuitement la main sur... une chronique d’Olivier Cena paru dans un vieux Télérama — Télérama sans la chronique de Cena ne serait pas Télérama, et vous ne l’achèteriez pas.
Quand j’appris au printemps dernier que Nîmes avait choisi de célébrer "son" Claude Viallat (Nîmes 1936), en lui confiant notamment la réalisation de l’affiche de sa temporada, je m’étais (re)mis fébrilement en quête de ce précieux papier qui émettait de salutaires réserves sur la démarche picturale du Nîmois, et jouait (déjà) l’arlésienne...
Voulant voir dans cette découverte inespérée faite en pleine feria un signe, et parce qu’il n’est jamais trop tard, je m’empresse de la partager en l'allégeant — ce dont vous ne me tiendrez pas rigueur — de quelques lignes sur... Takashi Murakami !

« La chronique d’Olivier Cena
Gris d’angoisse
Au fil des ans, le support a légèrement évolué : les bâches, simples surfaces de toile brute, sont maintenant des morceaux de tentes militaires avec leurs sangles et leurs petites fenêtres fermées. La présentation aussi a changé : la bâche a fait place à des toiles superposées. Mais le motif demeure identique depuis quarante ans : des empreintes colorées en forme de haricot. Claude Viallat, qui fête cette année ses 70 ans, reste pionnier de la théorie qui fut à l’origine du mouvement Support/Surface, dont il fut l’un des créateurs au milieu des années 60, théorie fondée sur la répétition de motifs simples sur un matériau libéré du cadre et du châssis. Seules demeurent les variations de couleurs et leurs harmonies, ce que Claude Viallat maîtrise parfaitement. Mais au-delà de cet aspect technique, quel est le désir du peintre ? Que veut-il nous transmettre ? En 1979, Francis Bacon confiait à David Sylvester (1) que « la seule chose qui me fasse avancer, c’est le désir de travailler — de travailler sans but... Si vous n’avez pas de sentiments religieux ou quelque chose de ce genre, comment ne pas penser que la vie est totalement futile — et c’est encore plus patent avec l’âge, parce qu’on a perdu les plaisirs de la jeunesse. Ce qui est flagrant, bien que je sache que cela ne veut rien dire, c’est que j’aime travailler, j’aime la possibilité d’invention, de faire advenir quelque chose. Non que je pense que cela ait quelque valeur que ce soit, mais parce que cela m’excite ».
Que peut-il advenir dans l’œuvre de Claude Viallat que l’artiste ne sache pas depuis longtemps déjà ? Le résultat — la mutiplication d’un motif géométrique en forme de haricot — est à la fois chatoyant, plaisant, prévisible et ennuyeux — c’est-à-dire décoratif. Et le peintre, répétant le même geste depuis quarante ans, semble avoir perdu l’excitation de faire, ce plaisir de travailler sans but dont parle Bacon. Il illustre. Il s’illustre lui-même. [...]
Le peintre d’origine serbe Vladimir Velickovic, d’un an plus âgé que Claude Viallat, ne cesse de préciser sa vision du monde. Il aurait pu se contenter de décliner les œuvres du début des années 70, inspirées par les photographies de Muybridge, qui assirent sa réputation, mais le devenir du monde l’inquiète et la peinture l’excite toujours. La folie et la violence des hommes l’effraient et le poussent à chercher d’autres images expiatoires : hommes crucifiés et terres désolées en feu où ne vivent plus que des corbeaux. Les regarder pourrait être insoutenable s’il n’y avait la beauté de la lumière sépulcrale, l’élégance du geste et du trait, la somptuosité des gris, que sais-je encore ? le grand talent d’un peintre qui jamais ne renonce.
(1) Francis Bacon à nouveau, éd. André Dimanche. » Télérama - Décembre 2006

« Chatoyant, plaisant, prévisible et ennuyeux — c’est-à-dire décoratif » : en voilà des mots bien choisis pour qualifier le "spectacle strass et paillettes" voulu, défendu et vendu par "Nîchmes" (cherchez pas !)...

En plus
— Un lien « chatoyant » sur la prochaine exposition de Claude Viallat à Clermont-Ferrand, du 20 octobre prochain au 15 janvier 2009 ;
— Un autre somptueusement « sépulcral » sur une exposition passée de Vladimir Velickovic à Anglet en décembre 2006/janvier 2007. Celle-là même qu’Olivier Cena annonçait au bas de sa chronique ;
— Et tant qu'on y est, l'enseignant et architecte Luc Baboulet dressa, dans la revue Vacarme (n°19, printemps-été 2002), un "portrait critique" fort instructif du célébrissime Jean Nouvel, affichiste plus que poussif du solo de SB.

Image
Olivier Cena faisant référence à la « multiplication d’un motif » (Viallat), ainsi qu'à Eadweard Muybridge (Velickovic)... Ici, la séquence photographiée du galop d’un bison © Wikipédia

19 septembre 2008

Sospechoso de pitones


Novillos de Manolo González, faiblards, nobles, mobiles. Une novillada sans histoires. Je n’ai pas particulièrement photographié, plutôt tenté du très gros plan, qui relève plus du hasard qu’autre chose. Mais c’est amusant.
Pour ce genre de cornes, les journalistes espagnols - pas tous non plus - disent « sospechoso de pitones ». Evidemment dans ces cas-là on n’affirme rien, on ne démontre rien. Au mieux, ou au pire plutôt, on fait partager ses doutes.

« El quinto, sospechoso de pitones y áspero, no le dejó lucirse. » Joaquín Vidal, El País – 05/02/1988.

On clique sur la photo.

18 septembre 2008

Un indulto comme un steak, et puis un coca aussi…

Ce fut assez curieux comme ambiance. Déjà il faisait un sale temps, il pleuviotait, il faisait froid. Le début d’un triste automne qui s’annonce, une arène au trois quart vide et des toros qui ont plus tendance à se traîner qu’à affirmer leurs origines. On ne pouvait pas dire que l’ambiance était des plus électrique. Une course sérieuse mais vulgaire. Ça sentait vraiment la fin de saison.

Le troisième Margé confirme le peu de force de ses frères, deux picotazos, deux simulacres. Ce n’est plus bien grave. On commence à en prendre l’habitude. A la muleta l’animal sera d’une grande noblesse. Il n’humilie pas particulièrement, ne fait pas non plus l’avion. C’est peut-être pour cela qu’il ne tombe pas. Et puis il n’a pas été piqué, et forcément ça aide. Par contre il se retourne loin, très loin après la sortie de la passe. Et ça aussi ça aide, surtout Salvador Vega qui n’en attendait probablement pas autant mais qui ne sut pas non plus en profiter vraiment.

Une histoire qui roule, pépère, et le respectable qui se chauffe vite. Mais ça aussi, surtout à Nîmes, il y a longtemps qu’on en a pris l’habitude. La fin de faena se profile, Salvador Vega reste lui aussi très profilé, marginal et lointain, lorsque subitement « tres indocumentados » comme dirait mon ami Bastonito, allez donc savoir pourquoi, se mettent en tête de réclamer un indulto.
Le pire est que c’était demandé sans conviction, sans passion, un peu comme on demande un steak à la serveuse de la cafétéria du bord de l’autoroute. Un steak s’il vous plaît, avec des frites, et puis un coca aussi. Tout cela était d’un vulgaire.
Salvador Vega qui sent le coup médiatique à porté de lame montre son épée au public, fait mine de s’interroger, balance trois passes de plus et demande un steak au président qui lui rétorque par un premier avis. La mayonnaise ne prend pas. Aujourd’hui la serveuse n’avait plus de steak, alors on s’est contenté d’une vuelta, sans passion, presque dans l’indifférence. Une vuelta vulgaire. Le reste de la course fut pire.

Je n’ai pas photographié aujourd’hui. Alors je vous illustre ce post par un souvenir des Margé dans les corrales vicois. C’est toujours ça de gagné...

19 mai 2008

Poème


Nous étions partis à Vic sous ses injures... "Quand on est Nîmois ou qu'on est si bien accueilli dans cette belle préfecture gardoise pour la féria, on ne va pas chercher plus cornu dans le Gers !" qu'il disait... Il a même réussi à me faire un rien culpabiliser ce con avec ses cheveux frisés, son haut lignage protestant et son air de ravi de la crèche : ça n'a pas duré longtemps, le déjeuner à la ferme (de l'autre bled sur le GPS), la visite des corrales vicois m'avait tout de suite conforté dans mon choix, et on n'avait pas encore rencontré la famille Larrieu !

De retour plus tard dans cet ailleurs sans toros, j'ai voulu prolonger la magie de Pentecôte en demandant des comptes rendus aux copains de Vic et de Nîmes et à "Stive" en particulier : le parpaillot nîmois bien né et bien frisé... Si avec ça il choppe pas le prix Hemingway l'an prochain, c'est vraiment qu'ils n'ont aucun goût ! Voilà la magie de ses mots :

Pour situer le contexte, bodega des Amis de Pablo Romero : la soirée qui a précédé ledit poème a été une pure "stivade", à savoir une petite blondinette plutôt mignonne à qui j'ai fait danser 3 rocks au milieu d'une foule alcoolisée et en délire... Je me dis : "Au 3ème rock langoureux, j'emballe..." Et j'emballe, 1/2 seconde, un petit coup de langue et puis plus rien... La belle me plante au beau milieu d'un bordel sans nom en me jetant à la tête un vilain : "Mais tu sais, c'est un jeu..." Et puis plus rien, je ne l'ai jamais revue. La soirée se finit à 05h00 du mat' avec Nico Vaudran dans mon salon, je crois que j'ai même pas vomi ce soir-là... J'aurais dû...

Voici donc le poème qui s'appelle Un petit coup de langue

Un petit coup de langue et ça fait pchit.
Disparue dans la foule, entraînée par le monde,
Celle de ma vie s'enfuit parmi les femmes de la ville.
Un petit coup de langue échangé par ici
Et tout fout le camp par là.

Triste est ma vie, sans elle,
Blonde parmi les brunes sévillanes,
Blonde parmi les putes occitanes.
S'il n'y en a qu'une, elle est passée sans s'arrêter,
Comme un train sans escale.

Un petit coup de langue et ça fait pchit,
Comme si l'amour n'était beau qu'dans la fuite.


Nîmes, le 10 mai 2008 à 05h00.

13 mai 2008

Le tout petit post


Un petit article avec une petite photo (prise avec un petit portable) : un petit chèque de 50 euros (rassurez-vous, ce n'est qu'une petite augmentation), un petit billet d'entrée, des tout petits toros, une petite fatigue, une petite sieste, un gros poteau avec un gros haut-parleur, un petit étonnement pour le gros enthousiasme du public de la petite arène avant la corrida (on va quand même pas être petit au point de se montrer exigeant pour une petite augmentation, non : graaaand seigneur !).
6 GarciGRANDE-oxymoron, un petit "mari de", des petites piques, une petite bruine de plein de petites oreilles, une petite queue, une petite vuelta, une petite envie de partir...
Un petit tour chez le coiffeur, Sébastien ? Quand les toros semblent avoir pris cette peine, ce serait bien la moindre des choses !
Je vais finir par me petit-suicider je pense : de petites épées mais de petites agonies, enfin courtes et rapides, c'est bien ça la plus important, non ? Un petit peu tombées, un petit peu habiles, bon allez, passons !
Me voici petit, pardon, puni pour m'être rendu petitement complice d'un truc que je ne cautionne pas. Allez, viens SyS, on s'en va !

01 mai 2008

De l'inutilité de certaines CTEM


Depuis quelques semaines, parviennent jusqu'à nous les échos de turbulences loco-locales qui agitent le microcosme taurin nîmois. Nous ne nous en sommes pas fait écho car ça ne présentait pas grand intérêt. En résumé, ceux qui jusqu’ici avaient avalé sans broncher, et sans rien dire, les couleuvres Palha, Domecq épisode I, El Pilar, confirmations d’alternatives, présentation des toros, etc., etc. ont subitement senti comme un petit caillou les gêner au fond de leur soulier. Le petit caillou étant l’affaire Domecq épisode II. Domecq, vous savez, l’Andalou là... Mais siii ! Le type gominé. Hein ? Noooon ! Pas Javier... L’autre, celui qui élève des cochons, et des "toros" aussi. Bref, on se disait qu’un peu plus ou un peu moins... Eh ben non. Ça peut paraître curieux mais il semble bien que le petit caillou soit devenu trop gênant pour être supporté plus longtemps. C'est dingue ça... Et donc, je vous le fais court, ils ne veulent plus cautionner. Mais voilà, ils sont timides. Alors, pour commencer, ils y vont doucement, petit à petit, comme à tâtons. Peut-être même espèrent-ils que cela ne se voie pas trop. Mais ils finissent quand même par énerver Monsieur le Maire qui s’est fendu du communiqué suivant, que voici, légèrement commenté par nos soins.

Communiqué de Monsieur Jean-Paul Fournier, Maire de Nîmes :
Puisque les clubs taurins refusent d'assumer leurs responsabilités, (NDLR : responsabilités, responsabilités... n'exagérons rien, ça doit pas leur couper le sommeil non plus...) la municipalité prendra les décisions qui s'imposent.
Il est en effet inadmissible que les clubs taurins aient annoncé un boycott de la réunion de la commission taurine par communiqué, sans en avoir informé le Maire de Nîmes, (NDLR : nous sommes à Nîmes là ou au Tibet ?) ni tenté d'engager un débat au préalable. (NDLR : là, entièrement d'accord avec Monsieur le Maire. Mais que fait le président de ladite CTEM, bordel !?)
Cette décision est d'autant moins acceptable qu'elle intervient le jour même de l'élection des clubs taurins au sein de ladite commission taurine dans une excellente ambiance et sans qu'aucune question n'ait été soulevée à cette occasion. (NDLR : trop timides je vous dis !)
J'ajoute que la CTEM est un organe consultatif dont les avis ne peuvent en aucun cas s'imposer au Maire, seul habilité à prendre les décisions exécutoires en matière tauromachique. (NDLR : aaaah !!! Nous y voilà !)
Si cela ne convenait pas aux acteurs de ce psychodrame ridicule (NDLR : ça c'est certain. Entièrement d’accord une fois de plus avec Monsieur le Maire. Tout cela est totalement ridicule.), il leur appartenait de se retirer définitivement de cette commission ou pour le moins de ne pas faire acte de candidature, sauf à penser qu'ils étaient par ce biais à la recherche de prestige et d'avantages. (NDLR : ouuh putaing ! Il vise en-dessous de la ceinture là Monsieur le Maire ! N'empêche... N'y a-t-il pas dans cette supputation un énorme gros fond de vérité ? C'est pas moi que le dis !)
J'en tire les conséquences qui s'imposent en suspendant jusqu'a nouvel ordre la Commission Taurine Extra Municipale et en retirant toutes les prérogatives que la Ville avait consenti à lui attribuer. (NDLR : dur, dur, vont-ils s'en remettre ? Je vous laisse imaginer l’angoisse de ces braves gens à la veille de la féria, sachant que le mardi qui suit le lundi de Pentecôte, lorsqu’ils iront chez leur boulangère... Eh ben ladite boulangère ne les aura même pas vus, tout fiers au palco, ou coincés dans le callejón, entre deux gros picadors... Que vont-ils bien pouvoir lui raconter à la boulangère ? Dur, je vous dis.)
La réunion du 3 mai est donc annulée et aucun représentant des clubs taurins, quelle que soit leur réaction à la présente décision, ne montera "au palco" ni n'assurera la moindre délégation au cours de la prochaine féria. (NDLR : whaooo !!! "Quelle que soit leur réaction"... Ça devient vraiment sérieux là... grave même. Quoique, notez bien, rien n’est perdu car il précise également « au cours de la prochaine féria ». Ce qui nous laisse la porte ouverte pour la suivante. Allez courage ! )
Jean-Paul Fournier

14 février 2008

Invitation


En cliquant sur l'image vous aurez tous les renseignements.

27 janvier 2008

Nimoîseries et afeitado


Chers lecteurs, vous le savez, en venant sur Camposyruedos, vous avez la garantie qu’en cas d’erreur nous n’hésitons pas à plaider coupable. C’est bien connu, faute avouée... Vous l’avez compris, c’est d’un mea culpa qu’il s’agit aujourd’hui. Nos excuses les plus plates sont donc adressées au ganadero qui a fourni le lot de toros pour José Tomás en septembre dernier, à Nîmes. Si je ne vous donne pas son nom, ce n’est pas que je boude, c’est simplement qu’au moment précis où j’écris ces lignes je l’ai complètement oublié. Ça va me revenir et je vous l’indiquerai, plus tard, avant de publier ce texte. Quoique pour être franc, ça m’étonnerait que ça me revienne. Mais on s’en moque, là n’est pas la question.
Il n’empêche qu’à l’époque je ne m’étais pas privé de quelques commentaires aigres-doux sur la présentation de ces bestioles. Eh bien j’avais tort ! Je le reconnais, bien humblement. Sans doute étais-je encore indisposé par le parfum bas de gamme et racoleur de ma voisine. Et surtout, je ne m'étais absolument pas remis de l’énorme cuite prise la veille. Faut dire que nous avions été horribles. Faire ça au Fonsalette, faut vraiment être c... Mais là n’est pas le sujet.
Je me suis donc laissé aller à quelques commentaires totalement déplacés sur la présentation de ces toros et je le regrette, sincèrement. Quitte à me répéter, je vous présente mes plus plates excuses. Faute avouée...
J’ai pris conscience de l’absurdité de mes commentaires lorsqu’un ami proche m’a conté cet épisode grandiose qui s’est déroulé il y a peu en CTEM nîmoise.
Depuis la tragédie des cornes des toros de Palha, j’ai totalement arrêté de lire, même d’un oeil, tout ce qui touche aux rapports entre les édiles nîmois et les histoires de cornes, sauf quand ça passe dans Midi Libre, parce que ça devient vite très amusant. Mais là, je dois dire que c’est grandissime.
Aux dernières nouvelles donc, ce sont toujours deux paires de cornes qui sont prélevées par corrida. Eh bien, le jour de José Tomás il ne fut possible que d’en prélever une seule, qui au demeurant ce serait avérée aussi joyeusement positive que ce que je l’aurais été après ma soirée au Fonsalette, si la maréchaussée avait eu la regrettable initiative de me faire souffler dans le truc que vous savez.
Et l’autre paire me direz vous ? Pourquoi ne fut-elle jamais prélevée ? Eh bien - vous êtes assis ? - José Tomás s’est gardé une tête pour la faire naturaliser et Simon Casas, lui, s’en serait gardé deux, tellement elles étaient belles ! Et les autres ? Je sais plus, peut-être un certificat d’arreglado. Je me renseigne et je vous balance l’info avec le nom du ganadero.

14 janvier 2008

Simon Casas, Nîmes, afeitado...

Après la première lecture de ce monument du journalisme d’investigation, d’impertinence éditoriale, de journalisme d’opinion, j’ai longuement hésité quant à la manière de vous le présenter. Comment faire ? Le résumer ? Le condenser pour mieux le magnifier même, tout en sachant pertinemment la chose impossible ? Et puis je suis revenu à la raison, humblement, choisissant, évitant le piège de l’interventionisme. Il faut parfois savoir rester à sa place. Je vous livre donc ce joyaux tel quel, brut, pour que vous aussi, vous puissiez jouir de la puissance de ce papier.
Immédiatement ça débute très fort puisque la chronique s’intitule : « Sur le gril ». On se dit que ça va saigner… et le titre, violet, gros : « Les cornes des taureaux ne sont pas trafiquées ». Un dernier détail avant de vous livrer ce chef d’œuvre du journalisme : il est signé par Frédéric Delon et a été publié dans La Gazette de Nîmes, numéro 449 du 10 au 16 janvier 2008.

La ville de Nîmes a fait analyser les cornes des taureaux tués lors de la dernière féria des Vendanges. Il ressort de ces analyses que chacune des cornes des deux taureaux de la ganadería de Juan Pedro Domecq qui ont été combattus le dimanche matin ont été l’objet d’une « manipulation artificielle ». Ces cornes ont-elles été trafiquées, raccourcies ?
Je n’étais pas au courant des résultats de cette analyse. Ce que je peux dire, c’est que ce genre de constat est courant et cela ne veut pas dire que les cornes ont été manipulées frauduleusement. Le règlement taurin autorise les éleveurs à réappointer les cornes d’un taureau qui ont été abîmées accidentellement. C’est chose fréquente au campo (les prés) durant les quatre ans de vie d’un taureau. Je suis moi-même éleveur et je connais bien le problème.
Durant le transport, les cornes peuvent aussi être abîmées, on a d’ailleurs une assurance quand la corne est éclatée. S’il y a juste un petit éclat, on réappointe en toute transparence sous contrôle de la commission taurine. S’il fallait se passer de tous les taureaux qui ont eu une corne un peu touchée, ce serait impossible.

Selon vous, il ne s’agit pas d’un cas de fraude. On dit pourtant que certains toreros vedettes font pression pour avoir des taureaux un peu moins dangereux ?
Un élevage aussi prestigieux que celui de Juan Pedro Domecq n’a jamais cédé à ce style de pression. Si un éleveur s’est toujours opposé à ça, c’est bien lui. Il n’a pas besoin de manipuler ses taureaux pour que les vedettes les acceptent, bien au contraire, tout le monde veut combattre de tels adversaires. Et puis il faut savoir qu’une corne retouchée est plus pointue et donc plus dangereuse qu’une corne naturelle qui est plus arrondie.

Pouvez-vous affirmer qu’il n’y a pas de triche en ce qui concerne les cornes des taureaux ?
En tout cas pas avec des élevages aussi prestigieux et pas dans des arènes comme Nîmes. Ici, on ne triche pas. Les cornes de taureaux ne sont pas trafiquées. L’
afeitado a été un véritable problème dans les années 1960. Depuis la fin des années 1970 c’est un épiphénomène qui ne touche que de petites arènes et des élevages de bas étage. D’ailleurs, il n’y a pas de cas de fraude avérée ces dernières années, même si des analyses, comme celle des Domecq, ont montré une manipulation de la corne. Des taureaux de grands élevages, des gardiens du temple comme Miura, Victorino Martín, Palha, qui ne s’amuseraient jamais à tricher, ont eu les cornes réappointées.

05 janvier 2008

Juan Pedro Domecq = Afeitado...


... si nous en croyons le communiqué mis en ligne sur le site Burladero.com. Pour le reste, c'est l'ANDA qui pose les questions...

Ci-joint lu dans Burladero :
El Ayuntamiento de Nîmes ha comunicado que dos toros de la ganadería de Juan Pedro Domecq, lidiados el domingo 16 de septiembre en Nîmes en la corrida matinal, han sido "manipulados en sus pitones de manera artificial". El análisis de las astas de los toros que se han lidiado esta temporada en Nîmes ha corrido a cargo del profesor J. Sautet, de la Unidad de Anatomía Embriología de la Escuela Veterinaria de Toulouse, que ha sido quien ha detectado "manipulación" en los pitones de esos animales de Juan Pedro Domecq. Un año más, el Ayuntamiento de Nîmes mandó analizar los pitones de dos toros por cada corrida, extraídos bajo sorteo. En concreto, los dos toros sorteados para los análisis del domingo 16 de septiembre que han dado positivo por “manipulación”, son los números 128 y 142, lidiados por César Rincón y Javier Conde, respectivamente.

- Les presses locales "mettront-elles la jambe" en avant ou brosseront-elles dans le sens de Casas comme l'a fait Midi Libre vendredi 5 janvier ?
- La ville de Nîmes donnera-t-elle les résultats dans leur integralité ou s'enfermera-t-elle dans le mensonge, la contradiction puis le silence comme en 2007 ? (Nous n'avons toujours pas reçu les résultats complets des analyses des toros de 2006. Il nous manque 2 toros sur les 6 positifs, ainsi que les toros positifs sur une corne.)
- La ville de Nîmes prendra-t-elle enfin ses responsabilités en évinçant les éleveurs fautifs ?
- Y a-t-il une différence notable entre les manipulations des Juan Pedro Domecq 2007 et celles des Palha et Juan Pedro 2004 ? Si oui, quelles sont les nouvelles façon d'analyser trouvées par Mr Sautet ?
Laurent Giner
Président de l'ANDA