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29 décembre 2011

Toujours vivante ?


À Laurent, ce post inutile

Nîmes ville taurine. Parfois on peut douter. Parfois je doute. Parfois je ne doute même plus. Il faut dire qu'ici il n'y a que la courbe des prix qui grimpe régulièrement, un peu à l'inverse de la présentation des toros. Je dis ça, je n'y vais plus guère, voire plus du tout. Et je suppose que vous vous en foutez autant que moi. Tout à l'heure, en revenant de me faire
aféiter, j'ai croisé ce mur. Je ne sais pas qui est l'auteur de ça mais j'ai bien aimé. C'est collé, c'est du papier, une photo curieusement post-traitée. Ça donne à Nîmes un petit côté Rencontres de la photographie arlésienne. C'est bien, très bien. Et ce serait bien que Nîmes bouge un peu là-dessus. Sur la photographie je veux dire, pour les toros je crois que c'est mort. Et puis il y a cet étrange « N° 2 / TOUJOURS VIVANT » — il doit y avoir un n° 1 quelque part, je suppose.
Ça m'a rappelé que Nîmes peut être une ville taurine…

NDLR Et donc c’est Marc, le pote à Google, qui nous donne une partie de la réponse…

17 décembre 2011

Des figuras


« Lorsque les figuras commencent à toréer ton élevage, à le toréer par habitude, pas pour faire un geste, cela veut dire que ton élevage est sur la pente descendante et qu’ils l’ont perçu avant toi. Alors ça ne me gêne pas que les figuras ne tuent pas nos toros, bien au contraire. Les figuras sont bien là où elles sont, et nous, nous sommes bien là où nous sommes, sans elles. Ceci dit avec tout le respect que j’ai pour les figuras qui ont gagné leur place dans le ruedo. » Fernando Cuadri (Nîmes, décembre 2011)

12 décembre 2011

Fernando Cuadri chez Pablo Romero


Communiqué des Amis de Pablo Romero

Le vendredi 16 décembre à partir de 19 h 30, au 12, rue Émile-Jamais à Nîmes, le ganadero-artisan Fernando Cuadri sera l'invité du dernier rincón taurin de l'année.
Situé à Trigueros, entre Huelva et Séville, l'élevage andalou Hijos de D. Celestino Cuadri Vides, triomphateur à Madrid en 2010 et 2011, est un des rares à pouvoir encore prétendre au qualificatif de romantique : à « Comeuñas », les toros sont élevés sans les modernes fundas ; lors des tientas les vaches sont approuvées ou refusées dès l'épreuve des piques, avant même la faena de muleta.
Orateur chaleureux, Fernando Cuadri donne régulièrement des conférences au cours desquelles son afición et son franc-parler ont pour vertu première de réconforter les aficionados en perte de repères.

Entrée libre. Tapas et vins seront servis avant et après les débats.

>>> Prochain rincón taurin le vendredi 27 janvier 2012 : « Les férias de novilladas : une tauromachie en perdition », avec la peña El Quite de Calasparra (Murcie) et l'Association des aficionados de Parentis.

http://www.pabloromero.fr/ | amis@pablo-romero.asso.fr

23 novembre 2011

Un oxymore à lui seul


Nos lecteurs sont formidables. Enfin, pas tous.

Le 14 janvier 2008, c’est-à-dire il y a presque quatre ans, nous évoquions un problème d'afeitado à Nîmes — un problème d'afeitado à Nîmes, ah ah ah !
Presque quatre ans après, donc, un de nos lecteurs réagit dans un commentaire qui serait passé totalement inaperçu si je ne vous le reproduisais ci-après, in extenso, orthographe comprise — Philippe, surtout tu ne changes rien, c’est trop bon comme ça : « On ce demande qui sont les "mange m*rde" a en voir vos très courageux commentaires. Le journaliste fais au moins un article pour vous en informer et contrairement a une partie d'entre vous, il bosse LUI. Ahah, "collabos du petit mundillo local" C'en était presque drole. Si vous avez envie de vous défouler, allez taper dans un ballon au lieu de vous défouler avec lacheté sur le journaliste. »

De son côté, JotaC, qui n’en manque pas une, nous commente ainsi le commentaire : « Bon bé, ça, c'est quelqu'un qui comprend pas vite-vite ; il doit être de Lent-Sargues ou de Baillargues-aux-Corneilles ou de Dans-la-Lune el Viejo. Enfin, bref, c'est pas un rapide mais il a la rancune tenace. Finalement, il doit être de Congénies, un oxymore à lui seul… Vous bise. »

José, je t’adore !

15 novembre 2011

Rincón taurin chez Les Amis de Pablo Romero


Vendredi 18 novembre à 19 h 30 à la bodega Pablo Romero (12, rue Émile-Jamais à Nîmes).

Pour notre première soirée de la saison 2011-2012, nous recevrons Robert Piles. Nous parlerons de son livre Profession Torero, mais aussi de ses différentes carrières (toreros d’une autre époque, banderillero de catégorie) ainsi que de son actualité d’apoderado et d’organisateur avec, toujours, son regard décalé sur le mundillo.

Entrée libre. Tapas et vins seront servis avant et après les débats.

Prochaines soirées
Vendredi 16 décembre 2011. Un encaste et un ganadero particuliers : Cuadri.
Vendredi 27 janvier 2012. Les férias de novilladas : une tauromachie en perdition, avec la Peña El Quite de Calasparra (Murcie) et l'Association des aficionados de Parentis.

18 octobre 2011

Rassemblement à Nîmes


Nous avons reçu ce qui suit appelant à manifester dignement auprès de la statut de Nimeño II, ce vendredi à Nîmes.

Appel au rassemblement de l'Afición, à Nîmes, vendredi 21 octobre à 19h30, devant la statue de Nimeño II.
Après la profanation de la statue de Nimeño II le 18 septembre dernier par des groupuscules antitaurins, les événements du 8 octobre à Rodihan renforcent la volonté de tous les aficionados, de toutes les entités taurines françaises, et plus généralement tous ceux qui sont attachés à leurs libertés démocratiques, à leurs cultures locales et à leurs traditions, de se réunir en masse devant la statue de Nimeño II.
Ce rassemblement sans cortège ni discours sera silencieux, digne et recueilli dans un hommage unanime au grand torero nîmois. Tous ceux qui le désirent pourront déposer une fleur, œillet rouge de préférence, au pied de la statue avant la dispersion du rassemblement.
Les cosignataires du présent appel demandent instamment à tous les participants de manifester dans le calme et le respect de l’ordre, et de ne céder en aucun cas à d’éventuelles provocations d’où qu’elles viennent.

C'est bien, ça ne mange pas de pain, et entre aficionados et sans les "zantis", qui ne devraient pas être là, les risques de débordements sont vraiment infimes. On peut même dire qu'il n'y en a pas.
Ceci étant, il faudra bien un jour se résoudre à demander sérieusement des comptes aux autorités compétentes (mairie et préfecture) qui laissent se dérouler, sans rien faire et sous nos yeux, pareilles provocations, en pleine féria, au risque qu'un jour cela dégénère.
Je crois savoir que les autorités footballistiques font en sorte de neutraliser les hooligans. Il est aujourd'hui souhaitable et urgent que des gens nourris par nos impôts et nos votes fassent en sorte de nous protéger du hooliganisme animalier en prenant les mesures qui s'imposent.

18 septembre 2011

Du mou sur du dur


Cette année, j’ai décidé de ne pas aller voir José Tomás malgré l’admiration que j’ai pour lui. Lubie personnelle. Pas envie, pour diverses raisons. Cette année, j’ai envie de sauvagerie, de violence, de brutalité, d’autre chose, de marginalité, de coins paumés.
Résultat des courses : moins de 15 au compteur.
Mais comme j’adore Tomás, ce dimanche 18 septembre je branche la radio.
Il faut que je vous fasse une confidence. J’adore écouter les corridas entre les ondes sur France Bleu Gard Lozère. Écouter entre les ondes comme on lit entre les lignes. Je suis toujours étonné des sourires et des éclats de rires que ça peut me procurer.

Donc, aujourd’hui, journée, ou plutôt matinée importante avec José Tomás.

Premier toro (confirmation de Dufau), premiers commentaires, à froid. C’est toujours difficile les premiers commentaires à froid.
— Ah, le toro a glissé...
En "arrière-son", on entend que ça commence à protester. Palmas de tango comme à Madrid. Paul Coulomb (agaçé) :
— Le toro a glissé.
On entend bien la claque dans les gradins maintenant.
— Ah ! Y a toujours des gens à cran !
On le sent très énervé le Coulomb, très disposé à vite s'agacer et vitupérer contre une partie de ce public de merde qui fait rien qu’à ne pas aimer Casas, son idole, son boss, paraît-il.
Son complice, YL, semble plus lucide, moins impliqué :
— Il faut le changer ce toro ! Vite ! Il ne tient pas.
— Oui ! Il faut le changer très vite ! Ce n’est pas assez vite, ça ! Allez M. Valade !, s'emporte Coulomb.
Vous remarquerez, en trois demi-secondes, le retournement de veste impressionnant. S’adapter à la situation, aux circonstances. Pas évident. C’est un métier, un état d’esprit. Ensuite, nous avons droit à une analyse scientifico-philosophique sur la présence perturbatrice de sciure en piste. Car cette nuit la pluie est tombée. Alors ils ont mis de la sciure. Mais trop visiblement. Et ça perturbe les toros qui glissent. Moi, je serais le préposé à la sciure, je serais, à cet instant précis, dans mes petits souliers. À quoi ça tient tout ça... Un sac de plus, un sac de moins, et c’est la merde... Et ça tombe le jour de José Tomás ! Etait-il conscient de ça le type qui a étalé la sciure ? On se le demande ; on ne saura jamais. Mystère dans le sillage de José Tomás... C’est dingue à quoi ça tient, tout de même. Donc, le toro aurait glissé dans la sciure. Putain de sciure ! Indignez-vous contre la sciure qui fait glisser les toros !
Et il glisse tellement, le toro, qu’on finit par le changer.
— C’est quoi, Paul, le sobrero ?, s'enquiert YL.
— Aucune idée, on nous a pas donné le petit papier. Je sais pas. Ça doit être un Jandilla aussi. (Bonjour l’info sur le service public...) Ah, voilà le panneau. Non, c’est pas un Jandilla, c’est un Palardé (sic).
— Bon, ça crie. Sans doute pour les parapluies.
— Voilà le toro. Il entre, lentement, petit.
Là, l’auditeur est troublé. Même plus besoin d’écouter entre les ondes. On se dit que ça doit craindre. Quelques instants plus tard :
— C’est vrai que la piste pour les toros elle va les gêner. C’est du mou sur du dur...
Du mou sur du dur : nouveau concept.
— C’est très très meuble. La piste est très très meuble par moment.
Je pense qu’il voulait dire "par endroits", à moins qu’elle ne soit meuble de manière éphémère. Ensuite, on apprend que le picador dans la sciure ne pique pas.
— Le toro ne tient pas sur ses pattes.
— Eh non ! Il ne peut pas. Ça glisse !
Tercio de banderilles. Sifflets en "arrière-son". On suppute que le toro a trébuché.
— Je ne comprends pas le banderillo (re-sic) !, s'exclame Coulomb.
Le toro non plus, sans doute, ne le comprend pas... Putain de sciure, putain de pluie, putain de banderillero. Plus besoin d’écouter entre les ondes : le toro écarte les jambes pour tenir debout ; la faena va être brève. C’est du Dubout ! C’est dur le mou sur du dur !

Quelques instants plus tard arrive José Tomás. Là, on les sent emmerdés. C’est bon la faena. Évidemment c’est bon, c’est Tomás, donc c’est bon. Mais on sent bien que ce n’est pas génial non plus. Donc on les devine ennuyés. Subitement l'entre les ondes se brouille. Tomás tue. Ils sont vraiment ennuyés. Une oreille, oui une oreille, peut-être deux si le public le veut. Ils ne savent pas jusqu’où ce public peut être démagogique. Ils ne parviennent pas à deviner la suite. Ils osent quand même avancer que ce n’était pas un grand moment, alors, bon, une oreille ce sera bien. Il faut bien dire quelque chose. Mais le public (très con à Nîmes, il faut bien le dire) en veut et en obtient deux (c’est pas difficile ici). Et là, retournement de veste et éloges à gogo tues pendant la faena mais déballées après l’octroi des deux oreilles.
Gliiiiing. SMS sur le Iphone. C’est mon frangin : "2 oreilles, petite forme, pas de profondeur."
Deuxième toro de Tomás, deuxième SMS du frangin : "Toro faible, faena à mi-hauteur, rien d’exceptionnel."
À la radio, c’est la deuxième oreille qui est annoncée : la Porte des consuls.
Coulomb fulmine déjà après ceux qui vont trouver ça excessif, toutes ces oreilles.
Argument suprême : "Il a fait le bonheur de nombreux commerçants ici."

Je vous le dis. C’est dur du mou sur du dur.

04 mars 2011

Complainte des filles de joie


Laurent Giner, ancien président de l'ANDA, nous a transmis le texte qui suit... Crrrrrr...

Reprendre de volée, quotidiennement, les contresens, les inepties ou les mensonges du Phare de Vieux-Boucau serait ennuyeux et redondant.
Depuis un certain temps, j’ai opté pour une position de recul et une philosophie qui ne me ressemble pas. La goutte d’eau vient de faire déborder le vase.
« Chers amis de Campos y Ruedos... Je ne voudrais pas vous paraître vieux jeu, encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à vous le dire : le PEC de Vieux-Boucau commence à me les briser... MENUES ! » (Adaptation d’Audiard.)

Et les piques par-ci, et les chevaux par-là, Orthez encore et toujours...
Puisque l’on parle d’Orthez, j’y étais. Oui, il y avait un cheval sorti de nulle part. Enorme, grand, lourd qui a piqué les novillos et les toros.
Une corrida par an : c’est le nombre de spectacle qu’organise Orthez. Heureusement qu’ils n’en font pas autant qu’à Nîmes sinon Terres Taurines ne parlerait plus que de cette ville du Béarn.
Il est évident que parlant d’Orthez il ne parle pas du reste. Il ne se fâche pas avec ses amies empresas qui lui payent de la publicité. L’argent public des conseils régionaux de PACA et d'Aquitaine ne le dérange pas non plus lorsque c’est lui qui en profite.
Monsieur le donneur de leçon devrait faire attention.

Les grands discours sur la pique, le premier tiers, ne sont que des faux débats qui permettent de ne pas poser les bonnes questions aux amis éleveurs. Questions du genre : quand allez- vous élever des toros avec de la force et de la bravoure ? Sélectionner dans vos tentaderos des vaches qui dévorent par leur force et leur caste tout ce qui se présente devant elles ? La vraie bravoure pimentée de force et de caste. Celle décrite par Cossio, Popelin, El Tío Pepe, Dupuy, Bartolotti ; celle qui se juge au cheval. Je ne parle pas de celle « journalistiquement » moderne, inventée dans les années 1990, que l’on ne voit qu’à la muleta, faute de la voir ailleurs.
S'il posait les bonnes questions, irait-il faire des photos chez ses amis éleveurs ? A-t-il seulement envie de poser ces questions, lui l’ancien torero ?

Les chevaux et leurs poids sont un autre débat. Je suis très à l’aise pour en parler. J’ai souvenir d’une pétition que nous avions faite avec l’ANDA afin d’éliminer la cuadra Fontecha du Sud-Ouest responsable de nombreux petardos de premier tiers. L’ANDA faisait peur et n’était certes pas une bonne locomotive, mais l’histoire nous a donné raison. Lorsque j’entends aujourd’hui tous les bien-pensants, revue Toros en tête, ne jurer que par Bonijol et n’avoir jamais levé le petit doigt à l’époque... Je peux me permettre de rire et d’être critique. Autant de bruit pour un cheval qui a piqué 2 ou 3 toros... Il y a plus grave.
Le poids des chevaux, O.K. c’est important. Il y a un règlement et il faut le respecter. Le poids des toros-novillos d’Arles, Nîmes, Mont-de-Marsan est aussi important. Lorsque dans des férias dites de "première catégorie" sortent des animaux de 430-450 kg affichés à plus de 500-550 kg, qu’est-ce qu’il en pense le grand manitou ? Visiblement rien puisqu’il n’écrit rien sur ces mensonges. Car ce sont des mensonges, de la tromperie envers l’Afición et les spectateurs.
Personnellement, le poids du toro je m’en contrefiche, pourvu qu’il ressemble à un toro, avec le tamaño propre à son encaste et le trapío de ses années d’herbe. Heureusement, chez nous, les corrals d’Arles seront bientôt équipés d’une balance. La SA Jalabert l’a ECRIT dans son dossier de réponse à la Délégation de service public (DSP). Nous saurons le lui rappeler.
Le déballage des infos étant en route, je vous en sers deux dernières... pour la route. La DSP qui a eu lieu à Arles, en juillet 2010, a dû laisser les élus arlésiens rêveurs car voilà ci-dessous la liste des élevages et des toreros que proposait la SA Jalabert sur son dossier de candidature (sources officielles). Vic et Céret ont dû trembler... pas longtemps.

Elevages
Miura, Núñez del Cuvillo, El Pilar, Escolar Gil, Adolfo Martín, Partido de Resina, Yonnet, Tardieu, Piedras Rojas, Adelaida Rodríguez, Moreno de Silva, Prieto de la Cal, Coquilla de Sánchez-Arjona, Conde de la Corte, Baltasar Ibán, Rehuelga, El Ventorrillo, Las Ramblas, Torrealta, Victoriano del Río, San Mateo, Bohórquez, Felipe Bartolomé.
Toreros
José Tomás, Juan Bautista, Ponce, Castella, Talavante, Sergio Aguilar, Morante de la Puebla, El Juli, Manzanares, Tejela, El Fundi, Padilla, Savalli, Urdiales, Rafaelillo, Bolívar, Moreno, El Cid, Arturo Macías, El Zapata, El Zotoluco, Israel Téllez, El Fandi, Perera, Cayetano, Luque, Pina, Tendero.

Les principaux absents des carteles 2011 sont soulignés. En rouge, les élevages qui sortiront 1 exemplaire en concours. Ces propositions ont certainement influé sur la note du projet artistique. Comparez avec les carteles officiels de la saison. Comment peut-on remplir un dossier d’appel d’offre en juillet 2010 avec les propositions ci-dessus, et sortir des carteles aussi différents six mois après ?

Autre info : les arènes de Nîmes suppriment les frais de location mais rajoutent 3 € par billet ! De qui se moque-t-on ? (Amphithéâtre : 21 € en 2010 contre 18 en 2009.)
De tout cela personne n’en parle, et surtout pas le leader autoproclamé.
La tauromachie c’est comme la politique. Si vous ne voulez pas que l’on parle d’un dossier à scandale, il vous suffit d’en inventer un autre. Et plus le sujet scandaleux est gros, plus on parlera du dossier secondaire. Aujourd’hui, ce sont les piques, le poids des chevaux ou Orthez au lieu de la force des toros, du "décastage" du campo, de l’ennui sur les gradins. Demain...

« Les cons ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît. » Michel Audiard
Laurent Giner

15 février 2011

Nîchmes : ils veulent aféiter les arbres ! Sauvons-les !


Je n’ai pas trop le temps de vous expliquer dans le détail.
En résumé, à Nîchmes, il y a un type (je sais même pas qui) qui s’est mis en tête de nous couper les arbres des boulevards, ces arbres si vieux qui nous donnent une ombre si appréciable l’été lorsqu’en terrasse on se boit le pastis ou un petit blanc.
Et tout ça pour quoi ? Pour faire passer un putain de bus au gasoil.
A Nîchmes, vous le savez,  les cornes des toros se portent courtes et même parfois très courtes (cf. l'affaire Palha).
A croire que nous avons affaire à des maniaques de la scie, de la lime et maintenant de la tronçonneuse !
Ça suffit maintenant de vouloir tout couper ! Sauvons les arbres !
Sinon, cet été, nous allons boire le pastis chaud et ça va nous mettre de mauvais poil et après nous écrirons des méchancetés...
L’ami Delon vous en dit un peu plus que moi, sur les arbres, sur son blog : par là.
Alors je ne peux que lui emboîter le pas et vous engager bien vivement à aller signer la pétition pour que l'on ne nous coupe pas les arbres.

>>> La pétition est par là : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6343.

Sur la photo, ce sont les arbres de la fontaine. Normalement, ceux-là ne sont pas concernés.