Alors, to be fluctuat or nec mergitur ? That is the pregunta… Capitto !
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08 août 2013
22 juin 2013
Oberlé sans modération
Gérard Oberlé est politiquement très incorrect.
Oh… rien de rare ni de bien grave. Il est juste cultivé, écrivain, libraire de livres anciens, il parle le grec ancien et le latin, il est amateur, véritable amateur, de grands vins. Il est épicurien, un vrai… et il est à consommer sans modération, notamment dans ce Grand Entretien avec François Busnel, sur France Inter...
« Je ne crois pas à cette fumisterie que les gens appellent le bonheur. Ça n’existe pas, ce truc absurde. La condition humaine, en général, telle que moi je la vois, je la vis ou je la ressens, n’est pas un état de félicité permanente. Et donc, ce qui est bien, ce sont les moments de joie. Et ces moments de joie il faut se les décider soi-même. On peut les trouver grâce aux poètes, aux musiciens, aux vignerons, aux cuisiniers, à la sexualité, aux maîtresses, aux amants, aux satires, à tout ce qu’on veut… Il m’est arrivé souvent… enfin, pas souvent non quand même, car je ne cherche pas ça, mais il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ne boivent pas de vin du tout, qui ne savent pas ce que c’est. Et en général, je trouve que ce sont des gens pas tout à fait finis… » — Gérard Oberlé
>>> La peinture est de l’ami Alain Lagorce. Enjoy…
21 juin 2013
« Les Picassos sont là ! »
Exposition au Kunstmuseum de Bâle, jusqu’au 21 juillet 2013.
Je recommande la lecture de l’article* de France 3 Alsace, dans lequel on ne manquera toutefois pas de trouver abusif le terme de « rétrospective » s’agissant d’une exposition Picasso composée de 160 peintures et dessins, qui plus est issus exclusivement de collections de la région bâloise…
* Ne pas oublier de visionner le reportage vidéo qui l’accompagne.
* Ne pas oublier de visionner le reportage vidéo qui l’accompagne.
Pablo Picasso (Málaga 1881 – Mougins 1973)
L’Aficionado, 1912
Huile sur toile, 135 x 82 cm
Kunstmuseum, Bâle
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11 juin 2013
Vente chez Drouot
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Il ne vous reste plus que douze jours et quelques heures
pour réunir les sous nécessaires à l’acquisition
d’un tableau taurin de Gustave Courbet, estimé entre 50 000 et 80 000 euros — prévoyez 80 000.
En cherchant bien…
|
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Vente aux enchères
22 mai 2013
15 avril 2013
Cortés y Hemingway
Ce portrait, je l’ai aperçu dans la nature morte de Jérôme et dans le noir et blanc de Frédéric ; je me rappelle l’avoir vu sur les hauts murs chargés d’histoire d’une de ces grandes familles, mais j’ai dû rêver. Cette élégante affiche tabac, œuvre du peintre Hernán Cortés Moreno, incarne à merveille « la beauté maladive et mystérieuse de Belmonte » (Ernest Hemingway).
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08 avril 2013
Picasso, artiste torero
Il y a quarante ans mourrait Picasso. Si l’on parle souvent de torero artiste, ne peut-on pas parler, dans son cas, d’artiste torero ?
C’est sans doute ce que pensait un autre Pablo célèbre, Neruda :
« Mais le taureau se montra depuis les coulisses
au centre du monde, je vis sa voix, il arrivait
foulant les terres de Picasso… »
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02 avril 2013
Vic 2013, l’affiche
Affiche François Boisrond pour le Club taurin vicois — dans ce lot, doit bien y avoir un ou deux ‘Lagarto’ ?…
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Vic-Fezensac 2013
01 mars 2013
Gélatineux
Il y a quelque chose de photographique dans nombre des peintures de Sylvain Fraysse, quelque chose de gélatineux, d’argentique, des nuances de gris, du charbon, et du noir, beaucoup de noir, noir comme on aime. Ça rappelle souvent les premières impressions gélatineuses, en plus puissant, avec plus d’âme — quelque chose de différent, forcément —, avec de l’humain.
Sylvain Fraysse signe l’affiche de la saison taurine nîmoise 2013 avec un très classique portrait du Tato, pas celui de Saragosse, l’autre, celui de Madrid, celui de la jambe dans le formol.
Sur sa page Facebook, Sylvain Fraysse a également présenté deux de ses œuvres refusées par les plasticiens en plastique de la municipalité nîmoise. Je rêve…
Comment ne pas trouver ahurissant de prétention et d’immodestie qu’une municipalité décide de confier la réalisation de l’affiche de sa féria à un artiste sans le laisser libre jusqu’au bout, libre d’assumer ses choix et sa peinture.
Voici donc les deux affiches refusées par la mairie de Nîmes et ses plasticiens en plastique…
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Sylvain Fraysse
10 février 2013
Expo Léon Fulgence à Antsirabé
Contrairement à ce qu’affirme notre ami et mentor Paco Bruschet, il n’y a pas qu’à Paris qu’il faut aller courir les galeries d’art. Hier, alors que je m’apprêtais à quitter Antsirabé, sur les plateaux malgaches, je suis tombé sur cette affiche annonçant l’expo du peintre malgache Léon Fulgence. Las, les routes sont dangereuses une fois la nuit tombée sur la «Grande Île», et je n’ai pas eu le loisir d’aller voir de plus près l’œuvre de cet artiste. J’ai cependant pensé que l’évocation du savika sur cette affiche vous plairait.
De ce que m’a dit mon oncle, le savika se pratique surtout à Ambositra, sur les plateaux au sud de la capitale, Antananarivo. À l'origine, cette pratique «taurine» proviendrait de la tradition d’envoyer les zébus piétiner les rizières après les pluies afin de produire de la boue. Les jeunes des environs s’employaient alors à s’accrocher aux bosses des bovidés pour tenter de les renverser en leur entravant les pattes antérieures avec leurs jambes. Cette tradition s’est ensuite transposée dans des arènes où elle a toujours lieu aujourd’hui.
Je n’en sais guère plus ; j’espère refaire un saut là-bas prochainement et avoir l’opportunité de voir l’un de ces spectacles pour vous en dire plus.
Voici une liste de liens :
— Le blog de Léon Fulgence, le peintre qui expose jusqu’à la fin de la semaine à Antsirabé.
— La galerie de photos noir et blanc du photographe Rijasolo sur le savika… et plus de photos sur son site.
— Une vidéo (musicale) d’un savika. Je suppose que le meilleur exemple de ce qu’il faut effectuer se trouve à partir de la 4e minute, avec la chute du zébu par un opportun «croche-patte» administré par le n° 22…
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07 février 2013
Du modernisme en art
Les copains de Campos y Ruedos, ils sont tous un peu conservateurs !
Ils n’ont pas encore fait leur révolution numérique, vous savez ? Certains utilisent encore de la péloche noir et blanc qu’ils ont stockée dans leurs frigos, la larme au groin et le Rolleiflex en bataille, quand Kodak a fermé boutique.
Ils n’aiment que le toro dur et le vin vieux, c’est dire !
Eh bien moi, je les trouve outrageusement modernes les copains !
Pensez-vous, de la photographie…
Moi, j’utilise de la peinture à l’huile, comme les ancêtres de Daguerre et de Nadar, moi !
Non seulement j’utilise de la peinture à l’huile mais, en plus, je l’utilise comme on le faisait au XVIIe siècle. C’est-à-dire que je mélange de l’eau à l’huile.
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20 octobre 2012
30 septembre 2012
Musée des beaux-arts de Pau (III & fin)
« La postérité n'a retenu de Jules Worms que le nom de quelques grands tableaux versant dans l'anecdote parfois mordante. Cette facilité, qui se teinte de temps à autre de versatilité — qui plus est servie par un métier un peu trop fignolé —, n'a pas aidé à la reconnaissance de son œuvre. Fort heureusement, cette Novillada dans la province de Valence est là pour nous rappeler le rôle éminent qu'a joué l'artiste dans la découverte de l'Espagne. […]
Cette grande Novillada, fourmillant de détails, apparaît comme l'une des meilleures transpositions d'un univers pittoresque et bigarré auquel il a été particulièrement sensible. Ainsi, la traduction de la ferveur populaire qui accompagne ces joutes tauromachiques est transcrite avec un souci de précision tout à fait remarquable. On ne se lasse pas d'observer tel homme coupant une pastèque, tel autre se hissant à un mât et, plus encore, tous ces étonnants costumes régionaux, gages d'un exotisme recherché. Jules Worms réussit là où il s'est parfois égaré : pour être complètement descriptive et narrative, sa composition complexe n'en est pourtant pas moins unifiée par la lumière crue et légèrement décolorée qui baigne l'ensemble de son œuvre. Ce faisant, le peintre nous prouve son imprégnation et, surtout, sa compréhension du milieu naturel de la province de Valence et encourage une formule qui n'est pas sans évoquer le travail d'Eugène Fromentin. » Guillaume Ambroise
>>> Guillaume Ambroise, Patrick Ségura, Dominique Vazquez, Peintures du XIXe siècle. Musée des beaux-arts de Pau, Le Festin, Bordeaux, 2007, p. 126.
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28 septembre 2012
Musée des beaux-arts de Pau (II)
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Alfred Déhodencq (1822 – 1882), Course de taureaux en Espagne, 1850, huile sur toile, 149 x 208 cm
© Musée des beaux-arts de Pau © Direction des musées de France, 2009 © Patrick Ségura, photographie
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« Élève du rigoureux Léon Cogniet, Alfred Déhodencq affirme très tôt des qualités d'exécution hors du commun. Il débute au Salon de 1844 avec des portraits et des scènes religieuses, mais son imagination l'entraîne par-dessus tout vers des paysages baignés de lumière. En effet, transporté par l'œuvre de Byron et profondément marqué par une rencontre avec Chateaubriand, Déhodencq développe dès son plus jeune âge des rêves d'Orient.
À 26 ans, il est déjà un portraitiste reconnu lorsq'une blessure l'oblige à se rendre en cure dans les Pyrénées, si proche de cette frontière qui l'attire tant… L'idée d'un départ pour l'Espagne est bien ancrée, mais il attend encore une année avant de franchir le cap. En 1849, il se rend à Madrid et, deux jours après son arrivée dans la capitale, il assiste à son premier combat de taureaux. Le sujet de son prochain tableau s'impose ainsi naturellement.
Il choisit une novillada à L'Escurial. La scène se déroule sur la place du village qui tient lieu d'arène de circonstance. L'œuvre, qui évoque avec une rare acuité les coutumes espagnoles, connaît un vériatble succès à Madrid. Les journaux sont dithyrambiques et l'un deux, La Patria, s'émeut, trouvant honteux pour les Espagnols qu'un peintre étranger s'empare de leurs sujets et les traite avec plus de justesse que leurs propres artistes.
Dans cette explosion de couleurs, l'artiste saisit remarquablement les expressions et les physiques des combattants. Le rythme est donné par la grande agitation qui règne autour de l'animal blessé et les gestes appuyés du public exalté.
Alfred Déhodencq réalise dans cette composition à la lumière resplendissante une magistrale étude de mœurs qui décrit toute la passion qu'il partage avec ce peuple. En 1850, après l'accueil chaleureux des Madrilènes, le tableau quitte l'Espagne pour Paris où il reçoit un accueil enthousiaste au Salon.
Loin des codes académiques, cet artiste libre, baptisé avec quelque condescendance “le dernier des romantiques”, signe une œuvre magnanime qui a juste décrit la vérité. » Dominique Vazquez
>>> Guillaume Ambroise, Patrick Ségura, Dominique Vazquez, Peintures du XIXe siècle. Musée des beaux-arts de Pau, Le Festin, Bordeaux, 2007, p. 64.
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27 septembre 2012
Musée des beaux-arts de Pau (I)
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| Gustave Colin (1828 – 1910), Novillada en Biscaye, 1888, huile sur toile, 158 x 200 cm © Musée des beaux-arts de Pau © Direction des musées de France, 2003 © Patrick Ségura, photographie |
« Après un premier séjour au Pays basque en 1858, Gustave Colin s'installe à Ciboure en 1860. Séduit par le quotidien de ce peuple, il s'attache à en décrire les coutumes des deux côtés de la frontière.
Dans les provinces de Biscaye et de Guipúzcoa, l'artiste, d'origine arrageoise, inspiré par le spectacle tauromachique, développe son engouement pour la novillada, corrida où de jeunes toreros non confirmés affrontent des taureaux de moins de quatre ans.
À la fin du XIXe siècle, alors que de nombreuses cités se dotent de véritables arènes circulaires, l'enceinte conserve ici l'aspect provisoire des plazas de toros qui occupent le centre des villages. Seul l'encrage des tribunes au pâté de maisons qui la bordent lui ôte toutes les apparences des corridas improvisées.
L'agitation qui s'empare de la foule bigarrée répond à la tragédie qui se joue dans l'arène. Les peones accourent vers le malheureux combattant déjà vidé d'une grande partie de son sang. Le rythme est accentué par les mouvements amples des muletas censées attirer le taureau qui, hermétique à ce tourbillon, trône au-dessus de sa victime.
Dans ce tableau, Gustave Colin restitue toute l'authenticité de ces scènes de vie, parfois de mort, qui enflamment ce peuple. Pour amplifier la dramaturgie, le matador exsangue s'éteint dans la lumière déclinante d'une fin d'après-midi, tandis qu'au premier plan un personnage semble implorer le ciel.
Des effets de matière rouge plus ou moins denses, allusion au combat, jalonnent l'œuvre et en rappellent l'intensité dramatique. Le travail de la matière, la touche et l'exécution, notamment dans l'évocation du public, ne sont pas sans rappeler les liens étroits qu'unissait Gustave Colin au mouvement impressionniste. » Dominique Vazquez
>>> Guillaume Ambroise, Patrick Ségura, Dominique Vazquez, Peintures du XIXe siècle. Musée des beaux-arts de Pau, Le Festin, Bordeaux, 2007, p. 52.
Liens
La fiche du musée | Le livre | La notice du tableau | L'initiative du conseil général du Pas-de-Calais, en octobre 2010, autour d'une autre Novillada en Biscaye (1887) de Gustave Colin
20 septembre 2012
14 septembre 2012
JT par SF
José Tomás par Sylvain Fraysse, d'après une photo de ma pomme… Forcément nous y reviendrons, et pas qu'un peu, dès que j'en aurai fait une photo potable et que j'aurai eu le temps de discuter tranquillement avec Sylvain…
Libellés :
José Tomás,
Nîmes 2012,
Peinture,
Photo avec l'iPhone,
Sylvain Fraysse
06 septembre 2012
Ça rend sourd ?
Libellés :
Arles 2012,
Connerie,
Humeur,
Laurent Larrieu,
Loren,
Peinture,
Vidéos
08 juillet 2012
« The Bull Fighter »

Juan Gris (Madrid 1887 - Boulogne-Billancourt 1927)
The Bull Fighter, 1913
Huile sur toile, 90 x 60 cm
Collection privée
The Complete Works of Juan Gris
Libellés :
Affiches,
Céret 2012,
Juan Gris,
Peinture,
Philippe Marchi
07 juillet 2012
Arte
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| Dolores, JotaC 2012. |
Une équipe de reporters autrichiens s'est promenée entre l'Espagne, le Portugal, la France et la Colombie en suivant les premiers pas de quelques jeunes apprentis toreros.
À travers ce périple, style road movie on croise de grands maestros, des personnages célèbres ou d'illustres inconnus à l'allure de gueules cassées qui en disent plus sur les toros et l'afición que n'importe quel discours éculé sur l'art et la beauté, la beauté de l'art et combien d'oreilles coupées, s'il vous plaît, aujourd'hui ?
À consommer d'urgence, sans aucune modération, car ce reportage n'est accessible gratuitement que jusqu'à lundi, sur Arte+7, après quoi, il s'autodétruira, ou presque — on ne pourra plus le visionner que moyennant finance.
Ne ratez surtout pas les cinq dernières minutes et l'interview fugace, mais ô combien pertinente, de ce jeune Parisien venu acclamer José Tomás à Barcelone… Campos y Ruedos toujours au plus près de l'événement.
¡Arte, es mucho arte! Et c'est par là.
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