Affichage des articles dont le libellé est Aire-sur-l'Adour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aire-sur-l'Adour. Afficher tous les articles

19 juin 2013

Éclaircissement


Suite à un commentaire publié sur ce blog par Aficionado66 (l’équipe de Campos y Ruedos tient à préciser une fois de plus que les commentaires n’engagent que leurs auteurs et non pas les animateurs de ce blog) concernant le problème rencontré lors de l’achat des places pour la corrida d’Aire-sur-l’Adour, un membre de la commission taurine de ladite ville nous envoie la réponse suivante :

« Il n’y avait plus de places à 28 euros à partir de mercredi. Vendredi soir, il y avait 660 réservations — cf. photographie de la copie de la capacité exacte des arènes. Étant donné que les places les moins chères sont vendues en premier sur réservation, il est facile de comprendre pourquoi il n’y avait plus de places à petit prix le jour de la corrida. Les gens ont simplement changé de place pour aller à l’ombre, avec le prix d’une place au soleil. Aire est une arène de troisième catégorie, mais il faut aussi réserver pour avoir les places les moins chères. »

18 juin 2013

Prix au rabais


Dimanche 16 juin 2013, la commission taurine d’Aire-sur-l’Adour (à ne pas confondre avec l’empresa Biondi) a remis un prix à la meilleure pique de l’après-midi. C’est Tito Sandoval qui a raflé la mise, une fois de plus serait-on tenté d’écrire tant ce picador est devenu la coqueluche de l’Afición franco-espagnole. Jusque-là, rien de très nouveau sous le soleil (rare ces derniers temps) de la temporada. Il convient de saluer la démarche de cette commission qui, en se dirigeant bon an mal an vers des ganaderías dignes d’intéresser les aficionados a los toros (Baltasar Ibán, Prieto de la Cal), essaye depuis quelques années de redonner du lustre à la corrida en ces lieux. L’entreprise est énorme pour qui connaît un tant soit peu l’état et l’histoire de la tauromachie à Aire (succession d’empresas, changements de cap incessants, etc.), et nous ne pouvons qu’espérer que le dynamisme de certains l’emportera au final.

Donc, Tito Sandoval a raflé le prix. Oui, mais ! Mais, car tout d’abord Sandoval a la mauvaise manie de piquer avec la puya montée à l’envers — l’arête de la pique vers le ciel. Il suffit de regarder la vidéo de la corrida de Cuadri à Madrid (celle de la vuelta avec la cuadrilla) pour en prendre conscience. Ce fut le même numéro à Aire. 

Ensuite, les deux photographies qui accompagnent ce texte sont là pour illustrer la mauvaise pique qui fut récompensée. Loin de nous l’idée de tomber dans la facilité de croire que des photographies permettent de tirer des conclusions définitives sur un moment précis de la lidia, et loin de nous l’idée de généraliser cette pratique devenue habituelle sur certains blogs espagnols, qui n’en finissent pas de décortiquer le toreo de quelques-uns (souvent des figuras) à travers des images qui peuvent être sujettes à caution, en fonction de l’angle, du moment du déclenchement et d’autres aléas inhérents à cette pratique. Néanmoins, ces deux photographies permettent de juger de l’emplacement de la puya dans le toro.

Elles ont été prises lors de la première rencontre du toro n° 69, sorti en sobrero. Sur la première photographie, Sandoval plante clairement la puya dans l’épaule gauche, très en arrière de l’endroit auquel plus personne ne jette un œil : la base arrière du morrillo. À cet instant de la rencontre, Sandoval est excusable : le toro est venu de loin (comme Castaño et lui ont coutume de le faire dans un numéro certes bien rôdé, mais qui va à l’encontre de la logique de la lidia), et l’impact assez fort peut expliquer qu’il soit difficile de placer la pique au bon endroit. C’est la seconde photographie qui agace le plus : le toro a poussé et Sandoval a changé l’emplacement de la puya. En soi, et malgré les hurlements du public dans ces cas-là, il n’y a rien de scandaleux à ce qu’un picador corrige le tir, au contraire même, si ce tir est corrigé pour être amélioré… ce qui n’est que très rarement le cas ! Ici, Sandoval a simplement replacé sa puya dans l’autre épaule du toro, exactement au même niveau que le premier trou.

Tito Sandoval est un grand picador, et cela personne ne peut le contester. Cependant, il y a un monde entre reconnaître les qualités d’un torero et l’acclamer dès qu’il monte sur un cheval face à un toro parce que c’est lui. Les peñas aturines, torses nus et chariots bien remplis (serait-ce une nouvelle tradition en train de naître sur les bords de l’Adour ?), qui ont scandé son nom lors de sa sortie de l’arène, ont certainement confondu monter à cheval et piquer un toro.

17 juin 2013

Mourir seulement


Le pire qui puisse arriver à un toro de lidia est de mourir seulement. S’effondrer lourdement, se coucher sur le flanc, l’œil torve et fixe, et être traîné par l’arrastre sans avoir combattu, sans avoir accompli un destin pour lequel l’ont vu naître le soleil d’Andalousie et le souffle soyeux des grands eucalyptus.

Les Prieto de la Cal sortis hier à Aire-sur-l’Adour sont morts seulement. Des six (le cinquième, une estampe berrenda en castaño, fut difficilement exécuté en piste après s’être brisé les vertèbres — ? — dès sa sortie, et dut être remplacé), tous moururent comme ils étaient entrés, sans vivacité, sans remous, sans colère. L’abrupte coiffe de la marquise de Seoanes perdait de sa superbe à mesure que ne combattaient pas ses toros, qu’ils n’étaient pas piqués — le tiers de piques fut le plus souvent un simulacre indigeste par la faute du manque de race et de force des toros —, qu’ils restaient plantés là, défensifs parce qu’abouliques, amorphes, limités, incolores même malgré les pelages jabonero et berrendo en negro aparejado qu’arboraient les trois premiers. Derrière ses lunettes noires et éternelles, son fils, Tomás Prieto de la Cal, a dû fermer les yeux de dépit et de rage. Le lot était correctement présenté, sans les excès auxquels s’habitue insidieusement le public, qui le trouva petit, léger, mal armé. Aire-sur-l’Adour n’est pas Mont-de-Marsan, et Mont-de-Marsan n’est pas Bilbao. Les Prieto de la Cal de ce dimanche 16 juin correspondaient au type que l’on est en droit d’attendre de ces Veragua âgés de quatre ans : bas, relativement musculeux, plutôt bien développés du train avant et armés sans frayeur, mais correctement — quelques cornes « astillées » ou « escobillées » pour certains toros.

Comme une note d’espoir, en quittant les arènes, il était rassurant de se dire que la corrida est une école du doute. Que les toros de lidia restent des êtres vivants, complexes donc. Que rien n’est écrit à l’avance, qu’il n’y a pas de répétition, pas de relecture préalable, pas de correcteur d’orthographe intégré. La corrida est ainsi et c’est ça, cette fragile incertitude qui fait marcher les aficionados, qui meurt peu à peu, qui meurt seulement. Et c’est ça que Javier Castaño semble ne pas comprendre. Les prestations de sa cuadrilla deviennent des numéros de cirque attendus par un public conquis a priori. Sandoval demande à ce que le toro soit placé loin lors de la première rencontre, et tout le monde s’enflamme sans se rendre compte que ce petit jeu porte en lui l’antithèse d’une lidia logique et réfléchie. La notion de distance est niée, tout comme le sont celles de châtiment — piques traseras les deux fois — et de progression dans l’épreuve, seules à même d’évaluer la bravoure réelle d’un toro. La troisième pique — inutile hier — au regatón était le malheureux point d’orgue d’un numéro infondé auquel Castaño devrait bien vite mettre fin… à moins, et la tendance se confirme, que le public des corridas à pied ne fût devenu inconditionnel de la monte vaquera, que maîtrise à la perfection Tito Sandoval.

Les toros de Prieto de la Cal, ceux d’Alès comme ceux d’Aire, ont réduit à une peau de chagrin les espoirs qu’avaient suscités les toros « lidiés » à Céret en septembre 2012. La corrida est ainsi ; elle reprend ce qu’elle donne et, même s’il est difficile d’en accepter la sentence — d’autant plus quand il s’agit d’une petite ganadería menée sans artifices (fundas et autres supercheries camperas) et d’un sang unique qui devient rare —, être aficionado c’est savoir accepter et espérer, encore et toujours, que demain les toros ne viendront pas mourir seulement.


>>> Retrouvez, sous la rubrique « Campos » du site, une galerie minimaliste consacrée à la corrida de Prieto de la Cal « lidiée », à Aire-sur-l’Adour, le dimanche 16 juin 2013.

13 juin 2013

Patac-sur-Adour


La commission taurine d’Aire-sur-l’Adour nous envoie cette photo du débarquement des toros de Prieto de la Cal qui seront combattus dimanche 16 juin 2013, à 18 heures, dans les arènes Maurice-Lauche.

Photographie Baston de Veragua © Cyrille Vidal

31 mai 2013

La clarté du campo


Chez Tomás Prieto de la Cal, les choses sont assez claires : les toros et novillos sont d’un côté de la finca « La Ruiza », les vaches et les petits nés dans l’année d’un autre. Un chemin communal jabonero sépare le tout, que la commune, sans raison d’après Tomás, n’entretient pas et qui oblige un vaquero de la maison à passer sa journée à déplacer une manade de bœufs berrendos en negros chargés, pour leur plus grande joie — les bœufs sont-ils parfois en joie ? —, de brouter tous les feuillages qui encombrent le passage et risqueraient d’être de trop faciles proies pour les feux de l’été. Depuis des années, chez Tomás Prieto de la Cal, les choses restent assez claires : on conserve un ou deux lots de toros (quand tout va bien) et trois ou quatre lots de novillos, moins armés, moins harmonieux, plus desiguales.

Pour rendre les choses encore plus claires, l’élevage tourne en vase clos, sur lui-même donc, car il lui est impossible de rafraîchir un sang unique que les livres taurins donnent comme descendant direct de la manade du Duque de Veragua. Tomás Prieto de la Cal n’affiche pas une confiance effrénée en certains de ses collègues arborant ce même pavillon Veragua. Seraient-ils des pirates que ça ne l’étonnerait pas. C’est son opinion, et il l’assume sans détour : « Prieto de la Cal est le seul élevage Veragua actuellement ! »

Rafraîchir le sang revient donc à se faire des nœuds de cerveau sur une aporie que connaissent d’autres grands noms de la cabaña brava : Miura, Cuadri, Concha y Sierra, pour ne citer que les plus connus. Comme eux, Tomás Prieto de la Cal est contraint de croiser les familles à l’intérieur même de la ganadería : mettre ce semental sur ces vaches-là, car ils sont génétiquement éloignés. On ne lutte pas contre la consanguinité, on la maîtrise, on la torée et on tente de conduire sa charge pour qu’elle ne soit ni trop violente ni trop fade à la sortie. C’est le toreo de l’inconnu et du temps long.

Parfois, les essais fonctionnent et certaines familles sont la fierté de l’histoire somme toute récente de l’élevage. ‘Farolera’ est la mère de ‘Farolero’. C’est logique au campo. ‘Farolero’ a porté haut les couleurs de la devise lors de la corrida concours 2008 de Saragosse. Par six fois il s’élança (la distance augmentant) avec envie contre le picador, déclenclant le bonheur d’un public clairsemé, certes, mais assez entendu. ‘Farolero’ obtint le prix du meilleur toro de cette concours, et sa tête trône sur l’un des murs — pourtant déjà bien chargé — du salon de « La Ruiza ».

‘Farolero’ avait grandi comme un veau sous la mère, suivant ‘Farolera’ dans tous ses déplacements — elle negra, lui jabonero, une mère et son petit en somme. Aujourd’hui, le frère de ‘Farolero’ va sur ses un an et gambade au milieu des cuatreños, qui attendent leur heure. Sa mère n’a pas voulu le voir. Comme elle avait refusé de connaître et de protéger le précédent. Comprenne qui pourra, mais ‘Farolera’ n'accepte plus d’être une mère brave. Pour Tomás Prieto de la Cal le constat est rude, car la lignée de ‘Farolera’ est excellente, et la famille peu nombreuse. ‘Farolera’ se condamne à la mort en refusant d’aider à vivre, car « on ne peut garder une vache qui repousse ses petits ». 

On entend souvent dire que le semental donne le physique et la mère son caractère au taureau de combat. C’est évidemment faux, ou tout le moins très incomplet. Le toro n° 6 est un berrendo en negro aparejado comme aujourd’hui seuls les encastes Veragua, Hidalgo Barquero — et quelques réminiscences de Jijón par Martínez — offrent l’occasion d’en contempler. La mère du n° 6 est elle aussi berrenda en negro aparejado quand son père est un costaud jabonero, n° 12 peut-être.

Peu importe. Au premier regard, ce n° 6, quand on oublie la tête — oublier la tête est le plus difficile quand on regarde un taureau de combat —, a un problème. La ligne du dos est cassée en son milieu comme si l’on avait appuyé trop fort dessus ou qu’un haltérophile roumain des années 80 s’en fût servi de banc. On pense à un accident, à une croissance contrariée, à un problème osseux peut-être.

En vérité, la réponse ne vient qu’après avoir franchi le chemin communal et être entré dans le territoire des vaches. La mère de ce n° 6 est identique en tout point à son fils : même pelage et identique ligne du dos. Elle a transmis à son petit cette particularité physique qui n’est ni un défaut ni une blessure: c’est ainsi et c’est tout.

Tout n’est pas clair, au campo…


>>> Retrouvez, sous la rubrique « Campos » du site, deux galeries consacrées respectivement aux vaches et novillos de Prieto de la Cal, ainsi qu’aux toros prévus pour combattre, à Aire-sur-l’Adour, le 16 juin 2013.

30 mai 2013

Les Prieto d’Aire




La Junta des peñas aturines nous communique la vidéo des toros de don Tomás Prieto de la Cal qui seront combattus, le dimanche 16 juin 2013, à Aire-sur-l’Adour. Le lot est varié de pelages, mélangeant les negros aux jaboneros classiques de l’encaste et autres berrendos en negro ou en castaño. Nous reviendrons prochainement en photos sur l’élevage de Prieto de la Cal et ce lot de toros.

15 mai 2013

Conférence taurine, à Aire, le 17 mai


Les peñas aturines organisent, ce vendredi 17 mai 2013, à 20 h 30, salle de l’Orangerie à Aire-sur-l’Adour, une conférence taurine avec comme invité de choix don Tomás Prieto de la Cal, qui présentera certainement les toros retenus pour la prochaine corrida des fêtes du dimanche 16 juin 2013.

Entrée libre et gratuite.


Photographie Un toro de Prieto de la Cal prévu pour Aire © Laurent Larrieu/Camposyruedos.com

17 avril 2013

Aire-sur-l’Adour 2013


Quelques images des novillos de Jacques Giraud (Ganadería Giraud) qui seront « lidiés » à Aire-sur-l’Adour le 1er mai 2013. Il s’agit de la présentation de cet élevage en novillada piquée.

30 janvier 2013

Prieto à Aire


Si l’on en croit la revue Semana grande, n° 825 du lundi 28 janvier 2013, ainsi que certains édiles locaux qui s’investissent dans l’organisation des corridas à Aire-sur-l’Adour, l’année 2013 devrait apporter son lot d’aficíon sur les bords du «plus beau fleuve du monde».

En effet, un lot de Tomás Prieto de la Cal est annoncé, le dimanche 16 juin 2013, à Aire. C’est sincèrement une excellente nouvelle après la bonne course cinqueña sortie à Céret en septembre dernier. Les Veragua sont rares et les dernières apparitions de l’encaste ont eu lieu à Céret (Prieto de la Cal) et Orthez (Fernando Palha et Aurelio Hernando), et ont souvent laissé de bons, voire de très bons, souvenirs (Palha à Orthez).

La nouvelle de cette venue de Prieto de la Cal à Aire est corrélative d’une évolution perceptible depuis plusieurs années dans la cité aturine. Ainsi, il semble qu’une poignée de passionnés ait décidé d’avancer la jambe pour proposer des lots de toros dignes d’intéresser les aficionados a los toros. Le chemin, comme partout, est long, qui plus est à Aire, qui n’a jamais brillé par une politique taurine du long terme. Néanmoins, les courses des pensionnaires d’Hubert Yonnet, de Baltasar Ibán et de Charlotte Yonnet témoignent d’un changement dans le bon sens et vers plus de toro.

Il ne reste plus qu’à souhaiter que les Aturins portent leur choix sur les quelques magnifiques cinqueños, que nous avons pu admirer sur photo, qui attendent à «La Ruiza» ; et dans ces conditions, nous serons nombreux à espérer avec impatience leur entrée en piste le 16 juin. 

¡Enhorabuena Aire!


Photographie Un berrendo en melocotón (chose rare) de Prieto de la Cal photographié en 2011 © Laurent Larrieu

29 septembre 2012

Aire 1838


Un mélange de taureau à la corde et de tauromachie espagnole au pied de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Déjà le béret. Elle t'aurait plu cette gravure Charlie…

>>> Gravure de B. Camille extraite d'un recueil des trente-six premiers numéros du Pèlerin, 1838 (source : Gallica).


10 août 2012

Aire, le 25 août 2012


Depuis six ans la Junta des peñas aturines (Aire-sur-l'Adour) organise une journée taurine totalement dictée par l'afición. Quand on connaît les difficultés de cette commune landaise pour faire vivre cette afición lors des rendez-vous de la novillada des Arsouillos (1er mai) et de la corrida des Fêtes (juin), l'on ne peut voir dans la démarche de ce collectif que l'espoir de lendemains bien meilleurs pour la tauromachie aturine.

Voici le programme de la journée du 25 août 2012 :
— Exposition sur le 40e anniversaire des arènes et sur la tradition taurine locale (patio des caballos).
— 19 heures : capea gratuite avec des élèves de l’école taurine Adour Aficion (Richard Millian) et du bétail d’Alma Serena (origine Adelaida Rodríguez).
— À l’issue de la capea, aux allées de l’Adour, repas champêtre « toro à la broche ». Animation musicale par Los Arsouillos et un groupe flamenco.

03 mai 2012

Trop


André Floutier ‘Fritero’ à Aire-sur-l'Adour, 1er mai 2012 © Laurent Larrieu/Camposyruedos.com

Il m’a lancé : « Avant que je rentre là-dedans ! » Il a pris la pose tout de même, sans regarder l’objectif. Je lui ai dit que c’était bon, qu’il restait un peu de marge. Il a souri et a tourné les talons pour préparer ses piques.

André Floutier est une gueule. Un Gabin du tercio de piques. Rien à ajouter. Pas besoin d’en faire des tonnes, il est là.

Hier, j’ai vu André Floutier piquer un novillo des Héritiers de Chritophe Yonnet et l’âge a beau avoir grisé sa queue de cheval, il fut le meilleur dans cet exercice. Pour être juste faut-il préciser que la concurrence était six divisions en dessous, au choix une équipe de cadets connaissant à peine les règles du jeu ou au contraire un club de vieux briscards aigris de n’avoir pas fait carrière et se vengeant sur des novillos déjà écœurés par la « statufication » de chevaux inaptes à mettre en valeur un quelconque tiers de piques.

N’allez pas croire que la course fut bonne. Le lot de novillos des Héritiers de Christophe Yonnet a plutôt déçu, par son manque d’allant, d’envie, de combativité, qu’il n’a plu. La faiblesse était aussi de la partie pour ne rien arranger. Cependant, je ne peux m’empêcher de croire qu’avec des professionnels dignes de ce nom, deux ou trois d’entre eux auraient pu faire étalage de qualités autres. La palme de l’inconvenance revient au picador Riboulet qui a proprement tenté d’assassiner le dernier novillo de sa consœur Francine Yonnet. Comprenne qui pourra.

André Floutier a donc une gueule. André Floutier n’a donc pas besoin d’en faire trop ni d’épater la galerie. Les trois novilleros du jour n’ont pas regardé assez attentivement la gueule d’André Floutier avant le paseíllo. Je comprends leur envie de toréer, leur envie de profiter du peu de contrats que l'on peut leur proposer, mais le mal est plus grand quand chaque faena ne se conçoit plus maintenant qu’avec un minimum de cent passes, et ne s’entame plus que par l’incombustible derechazo aidé. De cette production pensée pour toréer des bestioles formatées ne découle qu’ennui et perdition de la lidia. Mathieu Guillon en fut hier le meilleur exemple. Il s’apprête à prendre l’alternative à Mont-de-Marsan en juillet alors même que la notion de distance lui est inconnue. Son obsession est de faire des passes et quand l’animal nécessite d’être au préalable dominé, cadré, dirigé, conduit (son second adversaire), l’obsession laisse la place à un abandon coupable : la preuve d’une incompétence inquiétante avant son rendez-vous de juillet.

En faire trop, trop long, trop chiant, trop pareil, trop vide, trop… trop. Les trois novilleros en firent trop dans le trop mal (et leur cuadrilla ne fut pas en reste) : Guillon qui voudrait être déjà grand, Gomes qui veut toréer sans savoir porter une estocade et Castañeda qui se comporte déjà comme s’il était arrivé au sommet, refusant même de planter les palos à son dernier adversaire.

Fritero, puisque c’est ainsi qu’on le surnomme, n’en a pas trop fait hier. Il a à peine piqué un faible Yonnet, il a à peine râlé. Il a été une gueule. Une vraie gueule : un torero. C’était le seul hier.


>>> Retrouvez une galerie consacrée à cette novillada sur www.camposyruedos.com, rubrique « Ruedos ».

25 avril 2012

Petits mais costauds


Novillos de Fernando Pereira Palha pour Orthez 2012 © Laurent Larrieu/Camposyruedos.com

Tout ne va pas si mal, finalement.
À recevoir les annonces de carteles de la temporada 2012 dans le Sud-Ouest, force est de constater que certaines petites arènes — l’utilisation du mot « petites » n’a rien de péjoratif ici — offre une programmation fort intéressante pour les aficionados qui pourront assister à des courses marquées par la diversité des encastes et la variété ganadera. La force des ces arènes qui maintiennent la tauromachie dans les placitas contre vents et marées réside dans leur faiblesse : l’argent. En effet, que ce soit pour les corridas ou pour les novilladas, elles ne peuvent s’offrir le gratin de l’escalafón. Trop cher la plupart du temps quand il ne s’agit pas d’un refus catégorique d’affronter certains toros ou novillos. À ce sujet, il suffit de lire les péripéties rencontrées par l’ADA Parentis avec certains novilleros (Víctor Barrio et autres) pour prendre la mesure de la chose. Dans un même ordre d’idée, des maestros comme Diego Urdiales ont clairement — mais en comité restreint — refusé de combattre les Dolores Aguirre d’Orthez en 2011.
Leur force réside aussi dans un volontarisme taurin car auraient-elles l’argent pour contracter figuras et futurs « génies » de la tauromachie, rien ne dit qu’elles le feraient à chaque fois.
Ainsi, la double conjonction d’une politique taurine en marge concernant les élevages présentés et l’étroitesse des marges de manœuvre financières pour composer le plateau a pour conséquence la nécessité d’élaborer des carteles qui sortent souvent de l’ordinaire. D’aucuns chaque année pointent du doigt la fragilité de certains de ces carteles du point de vue des maestros. J’ai lu une fois que l'affiche des Dolores Aguirre d’Orthez 2010 était faible par rapport à celle des Aguirre de Pampelune de la même année. Critiquer une affiche est une démarche normale et même louable (quand la critique est argumentée), mais mettre en comparaison Pampelune et la cité de Fébus relève de la pure connerie voire d’une débilité mentale avérée pour certains. Pour filer la comparaison, c’est aussi abscons que de demander une présentation madrilène (et l’on pourrait en redire longuement sur les critères de trapío ou de « non trapío » de Madrid) pour une course lidiée à La Brède.
Au-delà de ces aberrations, ces petites arènes subissent aussi la dure loi du quitte ou double. Une féria peut être « sauvée » par une corrida  — et Mont-de-Marsan pourrait en témoigner, elle qui à la fin des années 1990 et au début des années 2000 aurait dû ériger une statue à Victorino Martín dont les bons toros firent oublier la nullité du reste du cycle —, mais dans ces petites arènes tout se joue sur une voire deux courses et il en va de même pour le ganadero dont l’élevage est observé sur cette unique course comme s’il était possible d’émettre un avis sur le niveau moyen d’une ganadería, petite le plus souvent, d’encaste minoritaire aussi, au seul reflet d’une course ! La critique (pas tous les critiques évidemment mais une bonne majorité quand même) ne s’en prive pas pourtant mais ça fait bien longtemps que je n’achète plus certains journaux et que mes favoris Internet ont été nettoyés.
Bref, la saison 2012 s’annonce intéressante dans le Sud-Ouest car la variété est à l’ordre du jour et dans cette variété peut se lire en filigrane l’édification d’une certaine idée de la tauromachie : Héritiers de Christophe Yonnet et Pagès-Mailhan à Aire-sur-l’Adour, Baltasar Ibán à La Brède, Fernando Palha et Veiga Teixeira à Orthez, Coquilla de Sánchez-Arjona à Riscle, Moreno de Silva et Alcurrucén à Hagetmau, Raso de Portillo et Valdellán à Parentis… Ça paraît peu mais c’est déjà beaucoup, finalement.

30 mars 2012

Erratum-sur-l'Adour (ou pas)


Dans un récent post consacré aux carteles 2012 d'Aire-sur-l'Adour, nous annoncions une course de Hubert Yonnet pour la traditionnelle novillada de la Fête des Arsouillos le 1er mai. C'est en tout cas ce qui était écrit dans le communiqué de presse envoyé par les Aturins.
Or, après lecture du site de l'Association des éleveurs français de taureaux de combat (A.E.F.T.C), il semblerait que les novillos qui seront combattus ce jour-là dans l'ancienne capitale d'Alaric II (Wisigoth) appartiennent en vérité à l'élevage des Héritiers de Christophe Yonnet. Autant dire que si la nouvelle est confirmée, il s'agit d'une sacrément bonne nouvelle car les bichos élevés par Charlotte et Quinquin Yonnet ne souffrent ni le manque de trapío ni le manque de caste à en croire ceux qui ont assisté à la novillada de Collioure en 2011. Enhorabuena à Aire-sur-l'Adour qui se tourne sérieusement vers le toro cette année !

Photographie Un novillo des Héritiers de Christophe Yonnet combattu à Collioure en 2011 © François Bruschet/Camposyruedos.com.

Concours Toros de France 2012

Concours Toros de France 2012
Neuf corridas et une novillada constitueront les épreuves du concours Toros de France 2012 :
— le 1er avril 2012 à Vergèze, corrida de Hubert Yonnet ;
— le 8 avril à Arles, corrida de Jalabert (vainqueur sortant) ;
— le 28 avril à Saint-Martin-de-Crau, corrida de Pagès-Mailhan ;
— le 1er mai à Aire-sur-l'Adour, novillada des Héritiers de Christophe Yonnet ;
— le 1er mai à Palavas-les-Flots, corrida de Robert Margé ;
— le 20 mai à Alès, corrida de Blohorn ;
— le 27 mai à Vic-Fezensac, corrida de La Cruz (Granier) ;
— le 3 juin à Mauguio, corrida de Las Dos Hermanas (Laugier) ;
— le 8 juillet à Eauze, corrida de Jalabert et
— le 25 août à Mimizan, corrida de Camino de Santiago (Darré).

L'élevage vainqueur de l'édition 2012 sera invité à présenter une corrida de toros dans le cadre de la Féria d'Arles 2013.

06 mars 2012

Toros en Aire


Programmation très intéressante et place au toro cette année 2012 à Aire-sur-l'Adour (40).
Ainsi, la traditionnelle novillada du 1er-Mai — « Fête des Arsouillos » — permettra de retrouver les Yonnet qui avaient été plutôt pas mal à quatre ans en octobre 2011 en ces mêmes lieux.
La corrida des fêtes patronales aura quant à elle lieu le dimanche 17 juin 2012, et ce sont les pupilles de Pagès-Mailhan qui seront alors à l'honneur.

Carteles complets de la temporada aturine :

Mardi 1er mai 2012
Novillos de Hubert Yonnet pour Mathieu Guillon, Fabio Castañeda et Christian Valencia

Dimanche 17 juin 2012
Toros de Pagès-Mailhan pour José Pedro Prados 'El Fundi', Guillermo Albán et Manuel Escribano

En matinée, novillada sans picadors de 3 novillos pour 2 novilleros organisée par la Junta des Peñas.

27 octobre 2011

Yonnet à Aire-sur-l'Adour


En octobre, on n'attend plus beaucoup des toros. La saison est derrière nous, pour d'autres elle est devant. En octobre, passée la Feria del Pilar de Saragosse, passés les "indispensables" congrès ou assemblées générales de fin de saison, passées les premières palombes et les prémices du froid, on n'attend pas beaucoup des toros. C'est peut-être mieux ainsi d'ailleurs. On apprécie de revoir les copains (même rapidement), on profite d'un soleil aux abois, on se satisfait de la bonne demi-entrée de cette corrida de la dernière heure en un pays pour lequel on conserve de l'affection. Et puis, comme on n'attend rien des toros en octobre, on a tendance à se montrer moins intraitable dans ses jugements — mis à part un gueulard de barrera qui voulait faire savoir à tout le monde que lui connaissait les toros, Madame, Monsieur, et même qu'il portait un pin's "Nada tiene importancia si no hay toro".

On a donc regardé combattre et mourir les Yonnet, l'un après l'autre en constatant un fond de faiblesse (le 1 particulièrement), un manque de bravoure mais des signes de caste tout de même, surtout les derniers de la course. Une corrida mi-figue, mi-raisin, gentillette, sans histoire sauf une présentation vraiment desigual (le 3 était très laid), sauf un peón qui dit au revoir à la carrière et il doit être ému, sauf Mehdi Savalli moins alerte qu'avant, sauf des chevaux de la cuadra Pimpi beaucoup trop grands et difficiles à bouger, sauf Tito Sandoval qui cite bien, sauf Hubert Yonnet, fragile dans l'âge mais toujours là pour accompagner ses toros à la mort. Le sobrero se nommait 'Adour' et coule, pour l'instant, des jours heureux avant de se rendre à l'abattoir...

>>> Retrouvez une galerie de cette corrida sur le site www.camposyruedos.com, rubrique RUEDOS.

Photographie Un Yonnet qui a évité l'abattoir © Laurent Larrieu / Camposyruedos.com

18 octobre 2011

Matías González sur l'Adour


Dimanche 23 octobre 2011, à 16 h, aura lieu à Aire-sur-l'Adour (40) une corrida organisée par la "Junta des peñas aturines" en association (semble-t-il) avec le trio Yonnet, Pilès, Pascal Mailhan. Pour l'occasion, les toros porteront les fers de Hubert et Françoise Yonnet, et, au regard des photographies qui annoncent l'événement, il semblerait que le plumage soit fort intéressant. Le cartel est constitué par les matadors Javier Castaño, Manuel Escribano et Mehdi Savalli. Au-delà de l'envie évidente de voir combattre les astados de "La Bélugue", au-delà du charme automnal de la date, au-delà d'un lieu, Aire-sur-l'Adour, qui se cherche en afición depuis des années et qui multiplie les prestataires pour attirer un public difficile à appâter, au-delà de tout cela, il y a Matías González. Car c'est lui, l'emblématique et renfrogné président des courses bilbaínas, qui officiera à la présidence du palco aturin ce 23 octobre 2011. La nouvelle est réjouissante même si Aire n'est pas bilbao, évidemment. Le seul problème avec Matías González, c'est qu'il risque de trimballer avec lui le txirrimirri.


Matías González vu par Jérôme 'El Batacazo' Pradet © Camposyruedos.com

10 septembre 2011

Yonnet à Aire-sur-l'Adour, wait and see



Si l'on en croit divers sites taurins français, il semblerait qu'un lot de Hubert Yonnet soit lidié à Aire-sur-l'Adour le 23 octobre 2011. L'information est évidemment à confirmer mais c'est une nouvelle très intéressante pour les aficionados, d'autant plus que le lot lidié était, paraît-il, initialement prévu pour Barcelone.
Sur la photo prise en 2006 (la Coupe du monde de football explique la présence rare d'un ballon de foot dans les corrales), un exemplaire de Hubert Yonnet qui avait chèrement vendu sa peau lors d'une corrida concours.

"Wait and see", comme on dit, et espérons tout de même.

21 juin 2011

La censure et le sourire


À Marie-Reine, Papa et Charlie...

J’aime bien Aire-sur-l’Adour. Peut-être parce que j’y suis né, peut-être parce que j’y ai grandi, peut-être parce que j’en suis parti. Je n’étais pas à Aire dimanche pour assister à la traditionnelle corrida des fêtes. On a le droit de ne pas goûter le cartel et de ne pas être convaincu par cette promotion par la compétition des élevages français. Je n’étais donc pas à Aire dimanche mais j’ai tenu à connaître le résultat de cette course. Parce que c’était Aire, un peu chez moi quand même encore. Ne furetant plus beaucoup dernièrement sur Internet, je m’enquis donc de la chronique du journal régional Sud Ouest ne fût-ce que pour prendre le pouls de cette corrida ; cela fait longtemps que j’ai appris à lire entre les lignes souvent fleuries du chroniqueur vedette. Mais il n’y était pas lui non plus à Aire, pas plus paraît-il que son plus jeune coreligionnaire. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ces quelques lignes au bas de la page sport du supplément du lundi, édition Pays basque : "Aficionados du Sud-Ouest, si vous ne trouvez pas dans cette page de compte rendu de la corrida des fêtes d’Aire-sur-l’Adour d’hier, ce n’est ni une erreur, ni un oubli. C’est tout simplement dû aux organisateurs de la féria, la société Caltoros, qui a refusé de nous laisser entrer aux arènes pour faire notre travail. Toutes nos excuses pour cette absence d’une reseña que nombre de nos lecteurs, qui n’ont pas pu se déplacer, attendaient."
Depuis que je suis aficionado, je ne crois pas me souvenir avoir jamais lu un tel texte dans le journal Sud Ouest et, n’hésitons pas à l’écrire, je trouve cela particulièrement lamentable d’interdire un accès presse à un journal régional pour lequel on pense ce que l’on veut de la ligne éditoriale taurine (et j’ai déjà été ici même très critique à ce sujet), mais qui a encore la démarche de rendre compte de toutes les férias de la région et des grandes férias espagnoles. A priori, et d’après ce que j’ai pu en savoir, il semblerait que l’empresa des arènes d’Aire n’ait pas apprécié une phrase publiée quelques jours auparavant dans ledit quotidien, phrase qui soulignait qu’à Aire les "arènes se vident depuis deux ans". Je ne suis pas au fait du remplissage des arènes d’Aire et je ne sais aucunement si celles-ci "se vident" réellement depuis deux ans, mais force est de constater qu’elles ont toujours eu beaucoup de mal à se remplir malgré la succession à peu près ininterrompue d’empresas depuis une trentaine d’années. Bientôt, certaines empresas en viendront même à repérer les râleurs dans les tendidos et à demander à la sécurité de les mettre dehors. Bientôt...
Comme je n’étais pas à Aire ce dimanche de censure de la presse, une amie a eu la gentillesse de m’écrire un rapide e-mail pour me tenir au courant de ce que j’avais choisi de ne pas voir.
Cette amie, c’est Marie-Reine. Marie-Reine vit à Aire et tout le monde connaît Marie-Reine à Aire. Elle connaît d’ailleurs tout le monde à Aire elle aussi. Marie-Reine assiste chaque année à quelques corridas dans le Sud-Ouest, chez elle à Aire, parfois à Mont-de-Marsan quand son emploi du temps de jeune retraitée lui laisse la possibilité de le faire. Car Marie-Reine n’a pas que les toros dans la vie mais les toros elle aime bien ça, Marie-Reine. Marie-Reine a beaucoup lu dans sa vie et continue de le faire aujourd’hui, mais je ne parierais pas qu’elle ait un jour parcouru le Popelin ou le Cossío. Trop d’autres choses à faire, et elle a bien raison. Quand elle va aux arènes, Marie-Reine est souriante (même quand elle ne va pas aux arènes d’ailleurs) et a décidé que de toute façon, aller aux arènes, c’était avant tout passer un bon moment de vie avec ses amis. Marie-Reine a raison, elle aime la vie et ses amis.
Padilla a coupé deux oreilles hier à Aire. Je crois que Marie-Reine a bien aimé ça. Marie-Reine, pour moi, c’est un peu le grand public rêvé. Pas celui qui existe dans les faits. C’est la joie et la bonne humeur, le plaisir de se délecter de ce qu’elle vit. C’est surtout affirmer ses goûts avec un sourire même face à un "puriste", comme elle écrit, c’est aussi respecter ce "puriste" quand il roumègue après un tercio de piques affligeant ou une faena de pico. Marie-Reine c’est l’anti "chut", le contraire du "ne franchis pas la ligne" ! Marie-Reine elle censure pas, elle vit en souriant !
« Cet aprem corrida à Aire...J'ai aimé le spectacle avec l'ambiance sous le soleil estival! Padilla a bien planté les banderilles et nous avons vu des mises à mort correctes et de jolies passes ....pas toujours académiques...pour les puristes! 2 oreilles pour Padilla et 1 pour Juan Bautista et 1 Milleto.
Toros autour de 500 kgs énergiques sauf le dernier...braves à la pique...picador renversé...tour de piste pour un d'entre eux. En gros après-midi sympathique pour Aire-sur-Adour
Bises  MReine »

Photographie 
Juan José Padilla à Vic en 2011 © Laurent Larrieu / www.camposyruedos.com