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19 octobre 2013

#fotosincensura


Ça va bien au-delà des toros ; et,  trop absorbés par leur haine de l’Espagne, ils ne s’en sont sans doute même pas rendu compte lorsqu’ils ont décidé d’interdire.

La censure de la mairie de Barcelone a logiquement ému les confrères espagnols de Daniel Ochoa de Olza qui, si j’ai tout bien suivi — je ne suis vraiment pas doué avec Twitter —, ont créé le hastag « #fotosincensura » illustré par le montage ci-contre — joli clin d’œil, si j’ose dire.




À lire également le toujours excellent papier de grosse humeur de Vincent Pousson : « Barcelone : quand la fille de joie devient triste ».

16 octobre 2013

Ce sont vraiment des ânes


Barcelone doit accueillir une exposition de photographies présentant les divers photographes primés dans le cadre du prestigieux World Press Photo.

Pour promouvoir la manifestation dans la ville, l’association organisatrice avait prévu de faire figurer une photographie de Juan José Padilla sur des bannières. Il s’agit d’un cliché du photographe Daniel Ochoa de Olza primé par l’organisation.

Fureur de la mairie, qui censure sans appel et demande à ce que la photographie du torero ne soit pas affichée sur les avenues de la capitale catalane.

El País précise que c’est un certain Marc Puig (CiU), directeur de la Communication du gouvernement municipal — le gouvernement municipal (sic) —, qui a demandé aux organisateurs de ne pas choisir cette photographie.


Monsieur Puig ne veut pas d’une photo de torero dans sa ville catalane. Monsieur Puig censure sans que cela ne lui pose à l’évidence le moindre problème, la liberté d’expression ne faisant pas partie de ses préoccupations.


Ceci me rappelle, toutes proportions gardées évidemment, l’obscurantisme des talibans qui dynamitèrent les monumentales statues de bouddhas en Afghanistan. Je reconnais que le parallèle est osé et, même, excessif. Monsieur Puig n’est pas un taliban, mais ce sont vraiment des ânes.

21 juin 2011

La censure et le sourire


À Marie-Reine, Papa et Charlie...

J’aime bien Aire-sur-l’Adour. Peut-être parce que j’y suis né, peut-être parce que j’y ai grandi, peut-être parce que j’en suis parti. Je n’étais pas à Aire dimanche pour assister à la traditionnelle corrida des fêtes. On a le droit de ne pas goûter le cartel et de ne pas être convaincu par cette promotion par la compétition des élevages français. Je n’étais donc pas à Aire dimanche mais j’ai tenu à connaître le résultat de cette course. Parce que c’était Aire, un peu chez moi quand même encore. Ne furetant plus beaucoup dernièrement sur Internet, je m’enquis donc de la chronique du journal régional Sud Ouest ne fût-ce que pour prendre le pouls de cette corrida ; cela fait longtemps que j’ai appris à lire entre les lignes souvent fleuries du chroniqueur vedette. Mais il n’y était pas lui non plus à Aire, pas plus paraît-il que son plus jeune coreligionnaire. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ces quelques lignes au bas de la page sport du supplément du lundi, édition Pays basque : "Aficionados du Sud-Ouest, si vous ne trouvez pas dans cette page de compte rendu de la corrida des fêtes d’Aire-sur-l’Adour d’hier, ce n’est ni une erreur, ni un oubli. C’est tout simplement dû aux organisateurs de la féria, la société Caltoros, qui a refusé de nous laisser entrer aux arènes pour faire notre travail. Toutes nos excuses pour cette absence d’une reseña que nombre de nos lecteurs, qui n’ont pas pu se déplacer, attendaient."
Depuis que je suis aficionado, je ne crois pas me souvenir avoir jamais lu un tel texte dans le journal Sud Ouest et, n’hésitons pas à l’écrire, je trouve cela particulièrement lamentable d’interdire un accès presse à un journal régional pour lequel on pense ce que l’on veut de la ligne éditoriale taurine (et j’ai déjà été ici même très critique à ce sujet), mais qui a encore la démarche de rendre compte de toutes les férias de la région et des grandes férias espagnoles. A priori, et d’après ce que j’ai pu en savoir, il semblerait que l’empresa des arènes d’Aire n’ait pas apprécié une phrase publiée quelques jours auparavant dans ledit quotidien, phrase qui soulignait qu’à Aire les "arènes se vident depuis deux ans". Je ne suis pas au fait du remplissage des arènes d’Aire et je ne sais aucunement si celles-ci "se vident" réellement depuis deux ans, mais force est de constater qu’elles ont toujours eu beaucoup de mal à se remplir malgré la succession à peu près ininterrompue d’empresas depuis une trentaine d’années. Bientôt, certaines empresas en viendront même à repérer les râleurs dans les tendidos et à demander à la sécurité de les mettre dehors. Bientôt...
Comme je n’étais pas à Aire ce dimanche de censure de la presse, une amie a eu la gentillesse de m’écrire un rapide e-mail pour me tenir au courant de ce que j’avais choisi de ne pas voir.
Cette amie, c’est Marie-Reine. Marie-Reine vit à Aire et tout le monde connaît Marie-Reine à Aire. Elle connaît d’ailleurs tout le monde à Aire elle aussi. Marie-Reine assiste chaque année à quelques corridas dans le Sud-Ouest, chez elle à Aire, parfois à Mont-de-Marsan quand son emploi du temps de jeune retraitée lui laisse la possibilité de le faire. Car Marie-Reine n’a pas que les toros dans la vie mais les toros elle aime bien ça, Marie-Reine. Marie-Reine a beaucoup lu dans sa vie et continue de le faire aujourd’hui, mais je ne parierais pas qu’elle ait un jour parcouru le Popelin ou le Cossío. Trop d’autres choses à faire, et elle a bien raison. Quand elle va aux arènes, Marie-Reine est souriante (même quand elle ne va pas aux arènes d’ailleurs) et a décidé que de toute façon, aller aux arènes, c’était avant tout passer un bon moment de vie avec ses amis. Marie-Reine a raison, elle aime la vie et ses amis.
Padilla a coupé deux oreilles hier à Aire. Je crois que Marie-Reine a bien aimé ça. Marie-Reine, pour moi, c’est un peu le grand public rêvé. Pas celui qui existe dans les faits. C’est la joie et la bonne humeur, le plaisir de se délecter de ce qu’elle vit. C’est surtout affirmer ses goûts avec un sourire même face à un "puriste", comme elle écrit, c’est aussi respecter ce "puriste" quand il roumègue après un tercio de piques affligeant ou une faena de pico. Marie-Reine c’est l’anti "chut", le contraire du "ne franchis pas la ligne" ! Marie-Reine elle censure pas, elle vit en souriant !
« Cet aprem corrida à Aire...J'ai aimé le spectacle avec l'ambiance sous le soleil estival! Padilla a bien planté les banderilles et nous avons vu des mises à mort correctes et de jolies passes ....pas toujours académiques...pour les puristes! 2 oreilles pour Padilla et 1 pour Juan Bautista et 1 Milleto.
Toros autour de 500 kgs énergiques sauf le dernier...braves à la pique...picador renversé...tour de piste pour un d'entre eux. En gros après-midi sympathique pour Aire-sur-Adour
Bises  MReine »

Photographie 
Juan José Padilla à Vic en 2011 © Laurent Larrieu / www.camposyruedos.com

17 novembre 2010

Rien à cyrer !



Hier soir, la nuit était froide et dans ce froid déjà le drame s’annonçait. Hier soir, Camposyruedos a vécu un drame. De ces drames qui font que la vie n’est plus qu’incertitudes, que la pluie n’a plus en elle que cette irritante humidité glaciale dénuée de poésie et que le pain du dîner est bien trop sec au petit déjeuner le lendemain matin. Hier soir, au son lointain de dégénérés vaguement imitateurs de Michael Jackson, j’ai été censuré ! Camposyruedos m’a censuré ! Sans cyrconstances atténuantes. J’ai été censuré. Il a fait beaucoup plus froid tout à coup et la nuit m’est apparue soudain sous les atours cruels du Cronos (ou Saturne) de Goya. J’ai été censuré.
Après le choc, je me suis dit que ce n’était pas cyrieux. J’ai été voir. C’était cyrieux et j’en restais totalement et profondément cyrconspect. Avec un "c" à la fin cyrconspect. Mon post avait disparu de l’écran et même de la base de données du blog. Je devais en convenir, j’avais été censuré.
Jamais depuis 5 ans je n’aurais pensé, fut-ce seulement une seconde, que la censure était possible sur Camposyruedos. Non jamais.
Il y eut bien certaines fois au cours desquelles nous dûmes cyrconscrire les commentaires de ce blog dans des limites acceptables au regard des voies légales qui sont pourtant très pénétrables mais, vous en conviendrez, les cyrconstances l’exigeaient. Certains d’ailleurs s’en émurent et s’en émeuvent toujours, déversant leur aigreur maladive dans une prose râpeuse de vierge effarouchée à laquelle un taquin de son âge aurait relevé la jupette d’écolière. Il ne s’agissait finalement pas de censure au sens stricto sensu du terme mais bien plus de mesure de salubrité publique. C’était pourtant sans rancune de notre part.
Non, jamais je n’aurais imaginé que la censure puisse avoir cours sur CyR.
Ceci n’empêchait pas évidemment chacun d’entre nous de pratiquer de son côté l’exercice ô combien difficile et frustrant de l’autocensure. Que de mots ne furent biffés d’un trait sec de plume noire, que de lignes ne subirent le sacrifice du feu, que d’idées ne connurent un courtcyrcuitage pur, simple et sans appel sur l’autel du "restons zen" et du "vas-y mollo, lolo". À titre d’exemple, et en ce qui me concerne, je me rappelle m’être interdit d’écrire que l’ONCT ne servait strictement plus à rien (si tant est qu’il ait servi un jour). Je me le suis interdit car je ne voulais pas être de ceux-là ; de ces hérauts malotrus porteurs d’une propagande nauséabonde menée contre l’exceptionnel travail de défense de la tauromachie du Président de l’ONCT, qui devait (il est toujours là) partir vite avant d’écrire tout et son contraire (et surtout son contraire) dans une mélopée souvent indigne et parfois diffamatoire (cf. ses écrits publiés dans sa revue dans lesquels il citait des propos qu’aurait tenu le président de la commission taurine d’Orthez sur les honoraires éventuels que cette plaza était prête à donner au maestro Frascuelo).
Pas plus tard que demain, je sais que je vais m’autocensurer pour ne pas écrire que les leçons de démocratie jetées à la figure de la Catalogne par certains sont pitoyables au regard du soutien de ces mêmes (presque tous) à la supposée légitimité d’une personne déblatérant ses "vérités" au nom de l’Afición française à des politiques espagnols ayant d’autres chats à fouetter en ces temps troubles de crise de civilisation (ah ! la crise !). Je ne vais pas écrire demain que je conchie ces discours rassembleurs pour sauver la corrida, leur corrida sans fond et sans toros. Je ne vais pas écrire que cette corrida qu’il porte aux nues et jusqu’à l’UNESCO peut bien mourir bientôt, noyée à la Culture, vidée au campo par des éleveurs de bovins anémiés (bonjour M. Núñez Benjumea culpa) et dépecée aux arènes par une mafia gominée. Je ne vais pas écrire que défendre cette corrida-là est un contresens ontologique. Je ne vais pas écrire que ce que je lis tous les jours dans les médias taurins est une daube indigeste de bons sentiments mobilisateurs, de jugements sentencieux et de conneries (il s’agit bien de cela) sans fin quand en plus s’y mêlent les relents d’opinions politiques d’éditorialistes à deux balles et 2000 toros.
Oui à l’autocensure et surtout chez les autres, puissent-ils s’y complaire pleinement et enfin... s’autointerdire !
Bref, Camposyruedos m’a censuré hier soir quand le froid était là et que les cyrrus menaçaient. J’ai longtemps ruminé mon effroi en feuilletant un numéro de Femina dans lequel l’on s’interrogeait sur le pour ou le contre de la philosophie à la maternelle. La nuit porte conseil, dit-on, et ce matin ma décision est prise.
Rien a cyrer d’avoir été censuré, mon post je vous le remets tel quel, comme ça et paf, le post ! Allez-y pour voir Messieurs les cyriens, essayez donc de me l’enlever celui-là !

Photographie Chez Paloma Sánchez-Rico de Terrones.

25 juin 2010

Fini de rire


Eh bien si, on y revient, sur la censure. C'est comme en politique. Y'a que les c... qui ne changent pas d'avis. Bon, et puis là ce n'est pas vraiment comme en politique, c'est un vrai changement d'avis, pas un retournement de veste. En fait, c'est juste que la chronique de François Morel de ce matin a été particulièrement pertinente. François Morel qui, pour les Nîmois qui nous lisent, fait partie de la programmation du Théâtre de Nîmes pour la saison qui s'annonce. Donc nous y reviendrons peut-être, ou pas, on ne sait pas. En fonction de nos humeurs...

23 juin 2010

Pour en finir avec la censure


Chose promise chose due, la dernière chronique de Guillon... Après, on n'y revient plus...

Censure : ça continue !


Info de dernière minute ! Ça vient de tomber : l'humoriste Didier Porte licencié de France-Inter...
Pendant ce temps, Christine Boutin continue à réfléchir et l'autre dont j'ai oublié le nom continue à fumer ses cigares.
Vive la France !

Censuré


Le pouvoir rend mou du gland, c'est un fait. Et il n'y a pas besoin pour s'en convaincre de remonter jusqu'à Alain et ses "propos sur les pouvoirs".
Plus près de nous, c'est Pierre Dupuy, ancien directeur de la revue Toros qui s'était laissé aller à écrire au sujet d'un membre de l'ANDA passé au service d'une grande mairie du Sud-Est en qualité de Président de la CTEM : "Il n'y a pas pire que le loup qui vient manger à la gamelle du chien."
Je rassure mes ex-amis de l'ANDA (enfin, toujours mes amis mais plus de l'ANDA) le théorème s'est vérifié ensuite lorsque ce fut au tour d'un ancien de la revue Toros d'emboîter le pas à l'ancien de l'ANDA. Je vous le dis, le pouvoir, ou dans ce dernier cas, l'illusion du pouvoir, ramolli.
Encore plus étonnant, car à un tout autre niveau, le cas de Philippe Val, fondateur de Charlie Hebdo, devenu ensuite directeur de France Inter, par la grâce, dit-on, de Karlita. Aujourd'hui, Val s'apprête, semble-t-il, à censurer, certes en douceur (c'est pire !), le chroniqueur Stéphane Guillon.
Peut-être faut-il voir un lien de cause à effet entre cette douceur hypocrite et la mollesse du gland.
Ce ne sera pas la première fois sur le service public. Je me souviens, autres temps, autre pouvoir, mais même mœurs, de la censure de Claude Villers et de son équipe entière.
Je vous le dis, le pouvoir rend mou du gland.
On aime ou pas Guillon mais à Camposyruedos nous aimons surtout la liberté de ton, vous l'aurez remarqué.
Alors, en guise de clin d'œil à un Guillon censuré, nous vous offrons ici son avant-dernière chronique sur les ondes du service public. Et si la censure se confirme, nous la complèterons par sa dernière. Ça vous fera un collector !

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Bliiiiiiing ! A peine trois minutes après avoir mis ce post en ligne, l'information est tombée sur mon Iphone : "Urgent - France Inter, Jean-Luc Hees annonce le départ de Stéphane Guillon." Bon, ben demain je vous balance sa dernière chronique. Ça vous fera un collector...