
Madrid, 2011 © Juan 'Manon' Pelegrín

Située à une quarantaine de km de San Sebastián, Azpeitia est une petite ville basque (Guipúzcoa) dont les arènes classées en 3° catégorie renseignent, à l'autorité compétente de son gouvernement, le poids « en canal » des toros qui y sont lidiés.
1 Si vous lisez l’expression « poids net » quelque part, entendez-la comme l’estimation du poids « en canal » d’un toro bel et bien vivant. Si cette estimation est correcte, elle sera alors, sinon égale, très proche du poids « en canal ».
Vous ne pouvez pas ne pas l’avoir remarqué. Votre blog favori s’arrange, s’améliore, que dis-je, s’embellit chaque fois davantage afin de devenir plus agréable à parcourir... Tandis que la rubrique « Liens » s’enrichissait sérieusement, celle des « Libellés » grossissait, grossissait, grossissait — une surconsommation de chips et de saucisson sans doute — au point de constituer un index relativement conséquent où les noms des différents « posteurs » de Campos y Redos depuis 4 ans en côtoient une cargaison d’autres, propres ou communs, en tous genres... Disons-le tout net, avec panache et sans scrupules : « Campos y Ruedos, le blog taurin seul capable actuellement de proposer des libellés tels que "Karakalpakstan", "Neige au sud", "Jeu concours Pipi et cacahuètes", "Robert Motherwell", "Gastroentérite" ou bien encore "5 piques et +" ! »
1 Que Juan ‘Manon’ Pelegrín — l’Œil de Las Ventas — soit ici chaleureusement remercié de nous laisser piocher à loisir dans son extravagante photothèque.
Encore Flickr...
Si Flickr n’existait pas, c’est clair, il faudrait l’inventer. Evidemment, comme tout ce qui nous vient des nouvelles technologies, il y a du bon, et du moins bon, voire du mauvais. A nous, à vous, d’avoir l’intelligence de trier.
Dans nos vies virtuelles bien remplies, Julien est un de ces nombreux photographes qui possèdent une page Flickr. Il y est Julien C.
À l’occasion du 50° anniversaire de la Feria del Toro, la Casa de Misericordia a demandé à l’architecte navarrais Rafael Moneo (Tudela 1937) de concevoir l’affiche. Ce qu’il a fait avec force élégance ; de celle qui semble émaner de sa personne et qui se dégage de ses bâtiments : Bankinter à Madrid, Kursaal à Saint-Sébastien, les Archives de Navarre dominant Santo Domingo à Pampelune, l’auditorium de Barcelone ou une toute récente bibliothèque universitaire à Bilbao.
A la base, le nom n’incite guère à la convivialité. C’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit d’une sorte de Facebook pour les photographes. Ce n’est pas très bien vu par de nombreux professionnels car il semblerait qu’une certaine presse, professionnelle elle aussi, vienne s’y abreuver, aussi illégalement que gratuitement. Vaste sujet... car en le creusant on se rend vite compte que le manque d’éthique et de déontologie sont souvent l’apanage de grands médias professionnels, et non des modestes amateurs.
El año pasado, à la même époque, j’écrivais ma satisfaction de retrouver l'indocile Rosa Jiménez Cano aux commandes d’un blog... qui n’a vécu qu’un petit mois. En envoyée très spéciale, elle revient en 2008 (pour combien de temps ?) à la tête d’un tout nouveau, sobrement nommé Toros, et accessible depuis le site d’El País. Lors de la prochaine Feria de San Isidro, le regard décalé et toujours aux aguets de la journaliste sera sans doute précieux... Dernièrement, de sombres échos me sont parvenus sur un coin de la Casa de Campo ; Rosa JC les a tristement confirmés : cette année encore, officiellement pour cause de langue bleue, la Venta del Batán n’accueillera pas les lots de toros devant être combattus pour la San Isidro. Soit, mais les lieux nous sont décrits abandonnés... comme orphelins de leurs braves et placides cornus. Je vous laisse découvrir ce court post daté du 30 avril dernier et les deux commentaires qui, à ce jour, s’y réfèrent, ceux-là traduisant assez bien l’impression paradoxale que la visite de la Venta, en mai 2003, m’avait laissée. Cela dit, je mentirais si je ne reconnaissais pas le simple et grand plaisir que je pris à pouvoir observer et admirer, dans un espace champêtre, calme et propret, pour 2€40 et à 1min30 seulement d’une station de métro (Batán), en compagnie de papis avec casquettes et petits-enfants, sans entrave et sans limite de temps (ou presque) — photographiant et méditant à ma guise, suçant des glaces à deux pas de la maison du mayoral et jouissant d’une vue imprenable sur les enclos et la placita de l’école taurine voisine —, des lots de Cuadri, La Quinta, Carriquiri, Hernández Pla et j’en oublie...
Images Le bar de la Taberna de Antonio Sánchez, rincón taurino quasi mythique, référencé partout et au sujet duquel vous lirez, sur Internet et ailleurs, tout un tas de trucs véridiques mais un peu éculés, du style : Es una de las más antiguas y castizas tabernas de Madrid... Taberna fundada en 1830 por el picador Colita... Antonio Díaz-Cañabate se sentaba a escribir Historia de una taberna en la mesa del pintor vasco Zuloaga... Un museo taurino...