
Par contre, rien n'est dit sur ce qui vous arrivera à l'entrée des arènes où l'accueil se dégrade un peu plus tout les ans. L'aficionado bayonnais est violent, c'est connu. On en a vu faire pénétrer sur les gradins leur Terre-Neuve de 80 kg, d'autres introduire discrètement un quarteron de soldats afghans teigneux comme un Chinois au ping-pong, d'autres enfin seraient parvenus (mais rien n'est prouvé) à faire entrer dans les travées dangereuses des arènes un troupeau de rhinocéros mâles qui n'avaient pas croisé de femelles depuis que Marcel Dangou ne préside plus aux destinées de la plaza. Donc, à l'entrée des arènes, on vous demandera d'abandonner vos petites bouteilles d'eau de 33 cl (il paraît que les bouchons sont dangereux et peuvent devenir de dangereux projectiles) achetées 2 euros face aux arènes où les antis n'auront pas le droit de hurler à la mort. On vous demandera, sans sourire, avec un regard noir comme l'uniforme de vigile de supermarché qui vous accueille, d'ouvrir votre sac à dos pour vérifier qu'à l'intérieur vous n'avez pas osé trimballer le barbecue à roulettes offert par votre tante octogénaire qu'on entend à l'instant vomir son dentier au milieu des antis en hurlant qu'il faut qu'on vous fasse en plus un toucher rectal (on ne sait jamais tout ce qu'on peut dissimuler...). Et quand vous serez assis (vous allez vous tortiller un peu au début c'est vrai), gentiment et sans barbecue, on vous demandera de la boucler et de ne pas gâcher la fête des toros de vos voisins.
Mais tout cela n'est pas grave, les antis seront loin, la Fédé est en vie, l'inénarrable est encore président du machin et les toros ne sont pas aféités...
Photographie Intérieur des arènes de Bayonne, à côté des WC © Camposyruedos
Photographie Intérieur des arènes de Bayonne, à côté des WC © Camposyruedos