
Aux trois quarts découverte, la masse sombre et hirsute d’un toro hondo y enmorrillado attire mon regard, lequel oblique illico vers la gauche où... force est de constater que le graphiste, tout occupé à reconstituer la corne abîmée par ses soins, a commis, signe des temps, un arreglado des plus grossier. Voyez plutôt cette corne droite qui ressemble moins à sa voisine de palier qu’à une vieille banane oubliée sur l’étal de l’épicier !
Est-ce ma vue qui baisse ou les noms des élevages sont moins visibles que l’horaire des "spectacles", et dix fois plus petits que ceux des "artistes" ? On avait bien remarqué que les fers des ganaderías tendaient à disparaître des affiches, sans parler des devises, des origines ou de l’anachronique mention « Toros certifiés limpios par les ganaderos » (sic). Pour un peu, on nous annoncerait des corridas de toros sans toros ! Et vous souhaiteriez voir réapparaître les noms des picadors ?
« Las Ventas, una puerta abierta todo el año ». La formule est efficace, j’en conviens, et elle correspond sans doute à une réalité, mais à laquelle au juste ? Une porte ouverte à quoi ?
Au fait, j’vous ai pas dit ? Le 16, désolé « je peux pas j’ai piscine »*, et le 23... le Christ ressuscite !
* Formule ANDA.
Image Sur la base d’une photographie qui me dit vaguement quelque chose ; Juan Pelegrín en est probablement l’auteur © Plaza de Toros de Madrid Las Ventas