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08 novembre 2011

Fête des encastes


Saint-Sever, présentation des élevages du 11 novembre 2011

La diversité génétique des taureaux de combat est très importante, si bien que l’on parle dans le jargon tauromachique d’encaste, véritable « sous-race » de la famille du taureau de combat. Le terme de « sous-race » est particulièrement bien choisi puisqu’une étude récente1 a démontré que la distance génétique entre deux taureaux braves est en moyenne trois fois plus importante que celle existant entre deux bêtes de races bovines européennes. Concrètement, ceci revient à dire que la différence entre un toro d’Atanasio Fernández et un de Carlos Núñez est trois fois plus importante que celle existant entre une vache limousine et une vache Aubrac.

La même étude a quantifié le nombre des encastes : 29 ! Pourtant, au quotidien, bien peu de ces 29 encastes sont proposés aux aficionados. À vrai dire seule une petite poignée d’encastes écrase, par sa représentation excessive, tous les autres, et par la même la diversité. La Peña Jeune Aficion propose aux aficionados d'en découvrir 11 en une seule journée, soit presque la moitié du capital génétique actuel de la cabaña brava ; ce qui fait du 11 novembre 2011 une journée véritablement exceptionnelle sur le plan de la diversité des encastes. Habituellement, il faut attendre une temporada pour trouver un tel éventail, en n’omettant toutefois pas de préciser que celui-ci se cantonne aux encastes dits classiques, dont le porte-drapeau n’est autre que le sempiternel Domecq. Mais la Peña Jeune Aficion a choisi d’aller au bout de son extravagante idée en ne cédant pas à la facilité. Ainsi, nul Domecq en ce 11 novembre, pas plus que de Núñez ou autres mélanges habituels de ces deux sangs, mais des encastes rares, singuliers, qui renforcent le caractère exceptionnel de cette journée... tout en nécessitant quelques explications.

Pour choisir les 11 élevages, la Peña Jeune Aficion a donc puisé dans les races les moins communes. Il était alors impératif de retenir un élevage de race Vazqueña pour contrecarrer l’omniprésence du toro de la rame Vistahermosa, qui représente 99 % du « marché ». Le choix s’est porté sur la devise Pablo Mayoral. Un choix qui peut surprendre, vu que cet élevage n’appartient pas à la traditionnelle liste des représentants de l’encaste Vázquez, mais plutôt à celle des Santa Coloma. Cependant, l’idée, certes originale, n’est pas totalement saugrenue puisque Pablo Mayoral Herranz, grand-père du ganadero actuel, avait fondé son élevage dans les années 1950 en regroupant du bétail des encastes Martínez, Santa Coloma et Vázquez. Même si l’élevage s’est clairement orienté sur l’origine Santa Coloma et que le métissage des lignes anciennes s’est avéré inévitable, l’origine Vázquez conserve dans sa ganadería les caractéristiques qui lui sont propres. La finca se situe dans la province de Madrid, au pied de la demeure royale El Escorial. Les photographies des jaboneros vazqueños de Pablo Mayoral avec en second plan El Escorial constituent à la fois un classique du campo madrilène et un clin d’œil à l’histoire — l’élevage de Vázquez fut un temps l’élevage royal de Fernando VII.

Outre Vistahermosa et Vázquez, les autres castes fondamentales, comme il est habituel de les nommer, ont toutes disparu. Presque toutes car lorsque l’on conte l’histoire des fameux Jijón, ces toros imposants aux robes marron et aux armures d’aurochs, on ne peut s’empêcher de citer l’élevage Martínez. En injectant le sang andalou dans les gênes de ses toros de Castille, Vicente Martínez avait su donner une seconde vie à cette caste, même si ses negros et berrendos (mélange de larges taches blanches avec une autre couleur) n’avaient plus rien de commun avec leurs ancêtres Jijón. Les fers revendiquant l’héritage des Martínez ne sont pas rares, mais peu nombreux sont les ganaderos ayant réussi à préserver ce sang. Le plus connu est celui de Montalvo, la base de l’élevage Cruz Madruga. Installé dans le Campo Charro, Ángel Cruz Bermejo maintient avec beaucoup de nostalgie cet encaste aux pelages typiques (berrendo en negro ou berrendo en colorado).
L’élevage de Fernando Madrazo El Gustal de Campocerrado tient lui aussi de l’origine Martínez via Montalvo. Mais lorsque ce sang était la propriété de Manuel Arranz, un étalon de son voisin Graciliano Pérez-Tabernero influença fortement cette origine, au point de créer un nouvel encaste. Encore donné pour mort il y a peu, Fernando a comme ressuscité cet encaste en faisant de nouveau parler de ses « arranes », les toros de son grand-père. Installé dans un coin reculé de la vaste finca de « Campocerrado », il soigne avec grande attention son petit trésor en n’espérant qu’une chose : en faire profiter les aficionados.

Avant d’attaquer le large chapitre des Vistahermosa, arrêtons-nous un instant sur le compromis créé par José Vega au début du siècle dernier, et repris ensuite par les frères Villar : les fameux Vega-Villar. Mieux connus sous le nom de patas blancas, les toros de cet encaste proviennent d’un croisement de vaches Veragua (Vázquez) avec un étalon Santa Coloma (Vistahermosa). Le mélange donne l’un des plus beaux taureaux de combat que l’on puisse voir au campo. Bas, ramassé, charpenté et muni de larges armures, le Vega-Villar est lui aussi habillé d’une robe berrenda. Parmi les grands éleveurs de cette race figure Arturo Cobaleda qui l’a essaimée dans tout le Campo Charro. De cette source découle en cascade, via Miguel del Coral, les patas blancas de José Luis Rodríguez, propriétaire de la devise Valrubio.

Vistahermosa. Aujourd’hui, à quelques rares exceptions, tout est Vistahermosa. Cela dit, l’élevage du Conde de Vistahermosa fut divisé il y a plus de deux siècles, et l’isolement génétique ajouté à la puissance du génome de la race du taureau de combat a permis la création de nouveaux encastes. La filiation de Vistahermosa tient aujourd’hui en deux rames : schématiquement, Murube et Saltillo.
Étrangement, pour cette journée des 11 encastes, aucun élevage de la rame Saltillo et de ses cousines n’est présent, même si l’encaste Santa Coloma, mélange des rames Saltillo et Murube, sera représenté par deux de ses lignes : Dionisio Rodríguez et Coquilla — toutes deux d’ascendance Murube.
L’encaste Coquilla ne peut guère mieux être défini que par la célèbre phrase : « Un toro de peu de contenant mais de beaucoup de contenu. » Son développement s’est centré sur les noms de Sánchez-Fabrés, Sánchez-Arjona et du célèbre « Raboso », duquel Mariano Cifuentes détient ses Coquilla. Installées près de Plasencia dans un cadre idyllique, les 300 vaches de ventre de don Mariano forment un cheptel plus important que celui de tous les autres éleveurs de l’encaste Coquilla réunis !
L’encaste Dionisio Rodríguez est quant à lui difficile à cerner. Bien que d’origine Buendía, c’est-à-dire d’ascendance Saltillo, c’est la rame Murube qui a finalement pris le pas. Dionisio Rodríguez fut lui aussi un des éleveurs emblématiques du Campo Charro, et sa descendance se retrouve encore dans de multiples petites devises de la zone, parmi lesquelles on trouve le fer Andrés Celestino García Martín, qui a très récemment (2004) reconstitué son troupeau avec des bêtes provenant directement de la maison mère. Il est bien sûr trop tôt pour émettre un avis sur cet élevage, mais on donne le bétail acquis comme issu de la meilleure origine.

La rame Murube, comme celle de Vistahermosa, a subi de fortes évolutions qui ont donné de nombreuses versions. Certaines restent proches de la version originale tandis que d’autres présentent des mutations spectaculaires.
Les encastes Murube et Contreras demeurent très proches, le second découlant directement du premier. Il s’agit là d’un toro ramassé, bien rempli, aux formes arrondies et à l’armure peu agressive. Si les robes sont variées dans la version Contreras, le noir est l’unique cape du Murube. La famille Murube appliquant durant de nombreuses années le célèbre dicton « le noir est le plus brave » a, par conséquent, éliminé impitoyablement toute les bêtes possédant le moindre poil blanc. Le galop allègre (à la classe inégalée) continue de faire la réputation du toro de Murube. Typiquement andalou, cet encaste sera pourtant représenté ce 11 novembre par une ganadería de Salamanque : Castillejo de Huebra — propriété de José Manuel Sánchez, qui détient également les devises Sánchez-Cobaleda et Terrubias. Côté Contreras, l’organisation a fixé son choix sur l’« élevage-encaste » Baltasar Ibán. Bien que du sang d’origine Domecq ait (trop) largement été injecté dans les années 1980, la devise madrilène reste le meilleur élevage d’ascendance Contreras. On ne compte plus ses succès, même si, actuellement, les novillos offrent davantage de satisfaction au ganadero et aux aficionados que les toros.

L’encaste Urcola est un cas particulier souvent oublié. De pure souche Vistahermosa, il demeure un encaste génétiquement isolé — sa dérivation étant antérieure aux Murube — qu’il est néanmoins assez logique d’apparenter à la rame Murube, et ce pour deux raisons : tout d’abord parce qu’il s’agit de la même branche de Vistahermosa, celle du Barbero de Utrera ; ensuite parce qu’il y a eu un rafraîchissement de sang par le Conde de la Corte, qui dérive de la rame Murube. L’un des élevages phare de l’encaste Urcola est celui de la famille Galache, dont Victorino Martín a acquis un lot inscrit au nom on ne peut plus explicite de Ganadería de Urcola. Il voit dans cette entreprise la réhabilitation d’un encaste oublié ; l’œuvre de toute une vie, avoue-t-il en toute sincérité.

Venons-en, pour finir, au Parladé qui provient des Murube par Ibarra. Nous sommes ici en présence d’une version mutante du Murube ayant bien peu de ressemblance avec l'originale. Ultraprésente dans les ruedos (sangs Domecq et Núñez), la Peña Jeune Afición a opté, et cela ne vous étonnera guère, pour sa version la plus marginale : Pedrajas — toro rustique, fort et armé, assez fidèle au toro ancestral de Parladé. La famille Guardiola a tenu très longtemps cet encaste au plus haut, avant que celui-ci ne perde, ces derniers temps, quelque peu de sa superbe. En 1992, Jean-Louis Darré acheta à son ami Jean Riboulet un lot de Guardiola « français » qu’il installa à Bars, dans le Gers ; en une vingtaine d’années sa Ganadería de l’Astarac a franchi tous les échelons pour finir par se présenter en corrida à Vic-Fezensac — plus aucun aficionado français n’ignore désormais son existence.

Enfin, petite concession aux encastes en vogue avec la présence des Atanasio Fernández. Depuis la fin de l’embargo dû à la langue bleue, le qualificatif « en vogue » peut paraître discutable, d’autant plus qu’il est question ici d’un « plat » plutôt pimenté grâce à la présence du sang Conde de la Corte — cette ligne, via Antonio Ordóñez, a alimenté l’élevage d’El Palmeral avant de donner naissance à la ganadería locale de Malabat. Mené par Pascal Fosolo, ce jeune fer sera une découverte pour la plupart des aficionados ayant fait le déplacement à Saint-Sever à l’occasion de cette Fête des encastes.

1 « Estudio de los encastes y ganaderías utilizando marcadores ADN », par le professeur Javier Cañón.

Illustration Représentation graphique des encastes proportionnelle à leur présence dans les ruedos. La ligne du bas représente les encastes présents à Saint-Sever ce 11 novembre 2011.

30 octobre 2011

11/11/11


Saint-Sever, le lundi 1er janvier 2011 au soir.

Il est tôt, pourtant la nuit est déjà là. Une brume mélancolique bien caractéristique de cette période de l’année s'est emparée de la cité. Le silence renforce encore cette impression étrange des soirs bien particuliers où la chaleur humaine se mélange à la fatigue, donnant un sentiment de joie dans une ambiance triste qui s'allie à la fraîcheur hivernale. Les branches s’agitent sous la petite bise et un corbeau s'envole, sans troubler toutefois la résonance du silence qui règne autour du cloître des Jacobins. Soudain, à quelques pas, un bruit rompt ce vide étourdissant. Le bruit devient pluriel, des sons qui à leur tour deviennent des mots. Des mots pour des phrases, des idées, un événement, un rêve.
« Eh, Jojo ! T'as vu on est le 01/01/2011. Ça fait beaucoup de 0 et de de 1 !
― Depuis quand tu t'y connais, toi, en informatique ? Tu "beugues" ?
― Je ne suis peut-être pas informaticien, mais on est le 01/01/2011 et, en 2011, notre jour c'est le 11/11/2011. 11/11/11 ! C’est quand même pas tous les jours. Faudrait faire quelque chose. Moi, c'est c'que j'dis ! »

Jojo et Beber sont là, dans le vide landais à palabrer. D’ailleurs, Jojo et Beber ils sont toujours là, même quand ils ne sont pas là. Ils sont membres de la Peña Jeune Aficion, Jojo et Beber. Les plus vieux, ou peut-être bien les plus jeunes, qu'importe. En tout cas, ils ont de l'afición et sont de Saint-Sever. Et si Jojo et Beber lancent des paroles en l'air, leurs mots ne s’envolent pas pour autant. Ils retombent.
Jojo, il aime le fino et a l'habitude de le siroter avec Beber, le soir, dans leur bonne petite ville de Saint-Sever. C'est leur petit moment à eux, le sirotage, et à chaque fois le sirop est accompagné de toro. Il y a d'abord cet Osborne noir gravé sur leur verre. Mais le Juan PedrO, chez Beber et Jojo, ça s'arrête là. À eux, leur truc, c'est plutôt l'irréel, ce qui n'existe pas. Enfin, ce qui n'existe pas chez les autres, mais qui existe chez eux et pas seulement dans leurs têtes.

Jojo et Beber ils ont des rêves, trop de rêves ; c’est ça en fait leur problème à Jojo et Beber, c’est qu’ils ont trop de rêves et n’ont qu’une peur : ne pas pouvoir tous les réaliser. Alors ils sirotent. Mais plus ils sirotent et plus ils ont de rêves. Foutu esprit ! En plus, siroter ils adorent ça, faut bien l’avouer. Alors que d’autres feraient tout pour avoir des idées, comme organiser des colloques, des réunions de travail ou des séminaires, payer des penseurs : rien ne prend ni ne pousse. Alors que, chez Jojo et Beber, à la moindre gorgée tout prend. Foutu sirop ! Jojo et Beber ils les donneraient bien leurs idées car ils n’en tirent aucune gloire, c’est juste qu’ils en ont trop. Mais leurs idées à eux, ça ne les fait pas rêver les autres, ceux qui sirotent jamais parce que ça leur ôte les idées qu’ils n’ont pas. Vous avouerez qu’il est bizarre ce sirop.

« 11/11/11 tout de même !
― Il faut faire quelque chose, quelque chose de...
― 11 novillos !
― Chiche !
― Oui, mais 11 novillos de 11 élevages différents !
― 11 novillos, 11 élevages et 11 encastes. 11/11/11 !
― Et pas de Juan PedrO !
― Tope là ! »
Jojo et Beber ils balancent pas des paroles en l’air. Leurs rêves ils les réalisent. Ils sont comme ça Jojo et Beber.
Texte de Thomas Thuriès

Liens Le programme de la semaine taurino-culturelle de Saint-Sever sur le site de la Peña Jeune Aficion & la présentation des élevages de la Fête des encastes du 11/11/11 par Thomas Thuriès.

Images Affiche de la journée des encastes © Mathieu Sodore & photographie d'un exemplaire de l'élevage Valrubio (Vega-Villar) qui sera tienté le matin © Peña Jeune Aficion

09 octobre 2011

El Toro de Salamanca


195 pages qui ne sont finalement qu’une photographie de famille. Une photographie sur laquelle on est enfin arrivé à réunir tout le monde, un jour de mariage peut-être, de baptême pourquoi pas ou d’enterrement. Mais on ne prend pas de photos les jours d’enterrement. Ils sont tous là, ils posent, cousins, frères, sœurs, grands-parents, parents, tante qui pique, nouveau-né "trop mignon", pépé qui vibre sur une chaise, les dents longues du beau-frère qui vous rayent le cuir de godasses achetées à prix d’or pour l’occasion. Il fait beau et on prend trois fois la photo pour être sûr, pour en avoir au moins une à l’arrivée. À l’arrivée, c’est un pan d’histoire figée à jamais. Une histoire de famille avec ses rires, ses déchirements, ses secrets et ses morts. Une histoire de famille, rien de plus, rien de moins. C’est important dans une vie les histoires de famille. Vicente Sánchez López est un aficionado d’Alba de Yeltes. Son livre, El Toro de Salamanca. Pasado, presente y futuro del campo charro, est une photographie de famille du Campo Charro. C’est par la famille qu’on y entre et qu’on en sort ; ce sont les familles charras qui sont les guides de cette saga campera. Finalement, quoi de plus logique pour une activité (la ganadería) si intimement liée à la terre ? Quand on regarde une photo de famille, on pense toujours, c’est inévitable, à ceux et celles qui ne sont pas dessus mais pas loin, au cimetière, et qui persistent à insuffler un bout d’eux-mêmes dans ceux qui restent. Vicente Sánchez López raconte les vivants et les morts de ces dynasties charras, navigue entre images sépias et le gris vert des encinas qui, elles, pourraient conter le temps jadis car elles l’ont vu.
Les familles ne meurent pas, ou lentement. Il persiste des noms, des titres, par le père, par la mère. On transmet, on hérite, on est un Fraile, un Tabernero, un Madrazo, un Cobaleda, un Clairac. Le Campo Charro survit bon an mal an sous les nuages que souffle le Portugal voisin, sous la neige l’hiver et la poussière d’été, le long des ríos et sous les nids de cigognes. Mais les toros d’ici sont partis pour beaucoup. Sur la photo, ils manquent. On le savait, on l’écrivait déjà, mais ce livre, cette photo de famille d’un bout d’Espagne des toros, fige pour demain une réalité contre laquelle aucun logiciel de retouche ne pourra rien. Pour faire croire, pour combler les vides sur les bancs, on y met du Domecq, du racine carrée de Domecq, de l’extrait de Domecq, de l’aspartame de Domecq, du Domecq made in China.
Au milieu du livre, il y a le fer de Joaquín Matías Bernardos, un point d’interrogation à l’envers. Ça aurait fait une jolie couverture.

À lire Vicente Sánchez López, El Toro de Salamanca. Pasado, presente y futuro del campo charro, Genoves Libros, Salamanca, 2011.

Vicente Sánchez López viendra présenter son livre à Saint-Sever (40) lors de la 27e Semaine taurino-culturelle qui se déroulera du 4 au 11 novembre 2011 et dont vous pouvez découvrir le programme ici : Semaine taurine 2011. Il sera présent le jeudi 10 novembre en soirée aux côtés de ganaderos comme Fernando Madrazo, Mariano Cifuentes ou Juan Sánchez-Fabrés, mais également aux côtés de Thomas Thuriès (collaborateur de www.camposyruedos.com et animateur du site www.terredetoros.com) qui présentera les 11 encastes qui seront combattus à Saint-Sever le vendredi 11/11/2011.

>>> Le blog de Vicente Sánchez López : Albaserrada.

13 octobre 2009

À Saint-Sever, en novembre


Le programme est long ! Il est même écrit en tout petit sur leur site mais y'a soirée relâche le jeudi 12 novembre. Ça va causer de toros parce que ça s'appelle la Semaine taurino-culturelle (la 25e paraît-il) mais la culture taurine a bon dos quand il ne s'agit ni plus ni moins que de rassembler des copains vieux de toujours autour d'une glutte (ne t'énerve pas Ciego, je sais que vous boirez aussi du vin...) d'arrière saison. Alors les conférences, les rastros taurins et autres vernissages, ce n'est pas à nous que vous la ferez les gars !
En lisant les toutes petites lettres, on découvre qu'il y aura une soirée débat avec Juan Sánchez-Fabrés, María Jesús Gualda (El Añadío) et Mariano Cifuentes, débat évidemment tourné autour de l'encaste Coquilla. Ce sera d'ailleurs une novillada non piquée de Mariano Cifuentes qui sera lidiée le mercredi 11 novembre à 16 heures aux arènes de Morlanne.
En s'approchant encore des petites lettres, ils vont se faire du cinéma avec le film La main bleue de Floreal Peleato qui, dixit le synopsis, "décrit le processus créatif chez Mathieu Sodore lors de la réalisation d’une série de grands formats inspirés par certains chants flamencos". Et c'est justement une oeuvre de Mathieu Sodore qu'on a volontairement emprunté sur le blog du Ciego... On salue les deux et les autres !

Ça se passera à Saint-Sever du 5 au 14 novembre 2009, organisé par la Peña Jeune Aficion avec la présence des habituels buveurs de gluttes d'arrière-saison... À la vôtre !

02 novembre 2008

Saint-Sever, n° XXIV


Du 4 au 11 novembre 2008 aura lieu à Saint-Sever, dans les Landes, la 24e Semaine taurino-culturelle organisée par la Peña Jeune Aficion.

Il y aura donc pleins de trucs à faire, à voir et à écouter sur les bords de l’Adour. Le programme est chargé avec en particulier un encierro de toros de Macua et une novillada non piquée avec du bétail peu connu de La Constancia annoncé d’origine Conde de Mayalde.

Pour le reste des animations, nous vous invitons à vous rendre directement sur le site de la Peña Jeune Aficion. Bonne visite à tous...

Peña Jeune Aficion de Saint-Sever

11 novembre 2006

Les yeux sombres du toreo


Aujourd'hui prend fin la Semaine taurino-culturelle de Saint-Sever (Landes). Sympathique manifestation qui jongle entre les conférences, la pratique et l'art. Le toro est au centre, omniprésent, en chair, en cornes et en peinture. L'affiche de l'année est signée Mathieu Sodore (ci-dessus). Elle et d'autres oeuvres de l'artiste sont exposées dans le charmant cloître des Jacobins de la cité du Cap de Gascogne. N'hésitez pas à vous rendre à une exposition de ce peintre car ses portraits en noir et blanc des vieux maestros de la tauromachie (El Gallo par exemple) ou d'un monstre du cante comme Camarón sont remarquables de tragédie et de profondeur. La surprise fut excellente. À noter aussi, lors de cette exposition, les oeuvres, reconnaissables, de Jacques Bacarisse et celles, moins connues mais pleines d'expression et de force, de Michel Echevarria, peintre local puisque installé à Seignosse sur la côte landaise. Félicitons l'heureuse initiative de la Peña Jeune Afición de Saint-Sever de se démener de la sorte pour offrir, chaque année, cette manisfestation aux aficionados, et aux autres évidemment...