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16 novembre 2007

Perle


Pour me rafraîchir la mémoire et ainsi mieux préparer la petite série de textes qui sera prochainement consacrée, sur le blog, au régime juridique de la corrida en France, je me suis replongé notamment dans les différentes décisions de justice concernant la corrida prises ces dernières années.

Et c'est là que je suis tombé sur une perle qui, je l'avoue, m'avait échappée.

Vous vous souviendrez sans doute du contentieux qui avait opposé à la fin des années 1990 l'association des Aficionados Prácticos et la Fédération anti-corrida, à l'occasion d'une fiesta campera organisée au Mas des Pointes. Ce contentieux avait fort heureusement connu une issue favorable pour l'association d'aficionados et leur hôte.

Mais ce qui a cette fois attiré mon attention, c'est l'attendu suivant :

"Attendu [...] qu'il est reproché au bétail de présenter des cornes afeitées alors que cette pratique est courante dans la corrida formelle même si elle est déplorée par le public" (partie de texte surlignée par mes soins).

N'est-ce pas magnifique ? Un arrêt de la Cour d'appel de Nîmes qui, certes de façon incidente, reconnaît explicitement le caractère courant de l'afeitado dans les corridas formelles !

17 septembre 2007

Commentaires sur Nîmes


Il nous plaît de reprendre ici quelques commentaires postés concernant le toro nîmois à la corne sanguinolente.

C'est tendido69 qui débute :
Le commentaire verbatim de Terres taurines : "Constat également, cette évidence : le talent de José Tomás est tel que même face à un toro accidentellement épointé et au pitón sanguinolent qui en toute autre circonstance déclencherait un début d'émeute, il entraîne le public à sa suite."
Le constat est d'une triste véracité (bien que je doute que le pitón sanguinolent en question déclenche beaucoup d'émeutes aujourd'hui quel que soit le matador), cependant la formulation laisse à penser que loin de constituer un sujet de consternation, il s'agit au contraire d'une preuve merveilleuse de l'emprise et du miracle du messie Tomás sur la tauromachie, donc d'un motif de réjouissance (!)
Ce genre de commentaire (ou de sous-entendu plutôt) me contrarie au (presque) point de prendre partie contre le culte "tomasiste". Mais répondre à la subjectivité un peu aveugle par la symétrique en allant chercher l'opinion contraire n'est pas réellement une preuve d'intelligence ou de lucidité... mais parfois la dévotion bigleuse porte sur les nerfs ! Hier soir, alors que ce grand bonhomme qu'est JT promenait l'appendice du quinto écorné dans le vacarme des applaudissements, j'ai essayé de manifester une vague contestation en désignant la main gauche qu'il avait quasi oublié d'utiliser (face à la seule corne présentable).
Ça m'a un peu navré en fait de faire ça et de passer pour le grincheux de service (mais je vous rassure tout le monde s'en foutait).
En guise de firma, j'attire votre attention sur le hasard qui fit que par trois fois la balance indiqua 460 kg hier soir (et vous renvoie aux remarques concernant la corrida du matin de dimanche de Pentecôte).

Anonyme lui répond...
C'est un fait... un pitón sanguinolent aujourd'hui, à Nîmes comme presque partout ailleurs, n'émeut plus personne, Tomás ou pas Tomás. Il n'est pas juste de le considérer comme le centre des problèmes de la Fiesta, pas plus qu'il n'est raisonnable de le prendre pour le messie. C'est lamentable mais c'est ainsi. J'adore José Tomás que j'ai vu AVANT. Et je suis désolé de voir le délire qui entoure aujourd'hui ses prestations. Délire venant de gogos ultraconditionnés par l'acharnement médiatique et qui ont pris le train en marche. Car ce torero, avant sa retraite, ils le regardaient sans le voir. Et contrairement à ce que dit Terres taurines le problème n'est pas d'opposer les élevage toristas (au plus mal) aux autres ; le problème est de présenter des corridas commerciale DIGNES. Comparez avec les toros de Bilbao tués par les mêmes matadors. Le constat est affligeant pour Nîmes et son public à la dérive.

Et laissons conclure Anonyme…
Putaing... Ils sont en quoi les petos de la famille Heyral pour laisser les cornes dans un pareil état !? ;-)

16 septembre 2007

Nîmes (II)


Le second provoqua donc ce demi-batacazo pour en sortir dans cet état. Et personne n'a rien dit et ne dira rien. Ce doit être normal… On clique sur la photo.



Nîmes (I)


Aujourd’hui, à Nîmes, Denis Loré à tiré sa révérence, et le petit Adame confirmé ses bonnes manières. José Tomás a somptueusement toréé de salon son premier mais sans émotion pour moi, le cornu étant d’une candeur, d'une fadeur et d’une sosería extrême. Son second provoqua ce demi-batacazo pour en sortir… A suivre…



15 septembre 2007

Miura


Etant donné quelques échos favorables et fiables sur l’état actuel de la maison Miura, je me suis rendu aux arènes de Nîmes hier avec un a priori favorable et l’envie de voir enfin du toro. Le résultant des courses, ou plutôt de la course, est en réalité beaucoup plus contrasté et bien plus médiocre que ce qui est claironné par le quotidien local à la vue basse.
Morphologiquement, seuls les 1 et 6 étaient typés. Le reste était laid et ne rappela, que très approximativement, la morphologie maison. Mais le pire, à l’exception du 6, fut le constat d’une faiblesse assez affligeante. On en changea même un et l’on eut droit pour l’un d’entre eux à une bédigue faible et sosa, pire que les pires des Domecq. Pour le reste il y a bien ce comportement maison qui rend les choses compliquées, mais pas effrayantes, eu égard au manque de force et de puissance. Coté torería je retiendrai surtout le courage de Rafaelillo face au six. J’ai comme une vague impression que le renouveau des Miura n’est pas pour demain.





14 septembre 2007

Rincón chez Pablo Romero


A Nîmes, pendant la féria des Vendanges qui a débuté hier, la bodega Pablo Romero (12 rue Emile Jamais) rend hommage à César Rincón. Le maestro y sera invité après la corrida du dimanche matin. En attendant, les Amis de Pablo Romero exposent également une trentaine de clichés consacrés au maestro provenant des archives des photographes Botán, Michel Volle et François Bruschet. Sont également accrochés divers textes et reseñas, de Joaquín Vidal notamment, retraçant les moments-clés de la carrière du matador colombien.

11 septembre 2007

Campos y Ruedos à la Bodega DTC


DTC ça veut dire "Dans Ta Cave" et ça se trouve à Nîmes, 7 Rue Gaudin, une petite rue perpendiculaire à la rue Emile Jamais pas très loin de la bodega Pablo Romero en allant vers le boulevard Victor Hugo. Pendant la prochaine féria des Vendanges, les meilleures photographies de Campos y Ruedos (enfin celles qu’on a retrouvées) seront projetées en diaporama sur un écran géant. Peut-être même que si la corrida de Miura sort bien, ou que ça nous prend, nous organiserons un diaporama de ladite course. En outre, la Bodega DTC, c’est celle d’Alain Bosc célèbre caviste nîmois où il sera donc possible de faire la fête en dégustant quelques-uns des meilleurs vins du Languedoc et de la vallée du Rhône, ce qui change des horribles piquettes généralement distribuées à l’occasion desdites férias.

10 juillet 2007

Le truc (IV)


Chers lecteurs de Camposyruedos, pendant ces quelques jours vous avez donc été aux premières loges de « l'affaire » qui a défrayé la chronique du mundillo nîmois. De façon plus sérieuse cette fois-ci, et sous le contrôle du grand horloger cosmique. Non, ça va, j'arrête... Donc, de manière tout à fait sérieuse cette fois-ci, nous allons mettre un terme à cette tragi-comédie et vous donner, nous aussi, notre éclairage en trois points sur cette polémique nîmo-nîmoise.

1°/ Vote CTEM. Aucun intérêt à s'attacher à pareille institution dont le Président lui-même explique et justifie sur une télévision locale qu'il autorise à ce que sortent des toros en deçà du poids réglementaire. Nous sommes loin, très loin, d'une prétendue arène de première catégorie. Voter contre des lots pour ensuite, ne pas faire de communiqué de presse, ne pas organiser une protestation énergique ou même monter au palco n'est d'aucune utilité. Il suffit de constater la présentation des bestioles présentées à Nîmes pour s'en convaincre. Pas besoin d'avoir le compas dans l'œil.

2°/ Procès Tribunal de Police.
Faire condamner Simon Casas pour injure c'est bien. Mais aller ensuite lui demander de l'argent (500 ou 1 000 c'est pareil) pour organiser sa journée ça fait désordre et rend la première démarche peu crédible.

3°/ Fête des clubs. Qu’un aficionado soit capable d’avancer 10 000 euros est remarquable et à saluer. Mais il s'avère que l'autre aficionado, mis en cause, ne colportait rien de bien grave ni d’inexact puisque les 10 000 euros ont effectivement été réclamés, non pas à Casas mais à la municipalité, ce qui revient au même. Comment peut-on d'une part prétendre à des oboles et ensuite penser se montrer indépendants de ceux qui vous nourrissent ?
On se souviendra d'ailleurs du silence assourdissant ou du soutien de ces entités lorsque le maire de Nîmes a décidé de persister dans la programmation d'une corrida de Palha malgré le veto de l'UVTF. Et pire encore ! Le sommeil observé lors de la programmation des toros du Pilar, ganadero convaincu d'afeitado par le propre vétérinaire de ladite ville.
En outre, ne pas être capable, à 32 clubs taurins, de réunir 10 000 euros, soit à peine plus de 300 euros par entité, voilà qui est assez affligeant. Pour mémoire, l'ADAC de Céret n'a jamais demandé le moindre centime à la municipalité. Et l'organisation de Céret de Toros, est d'une toute autre envergure que celle d'une fiesta campera, fut-elle de prestige.

Voilà. La chute du truc est sans doute décevante pour beaucoup d'entre vous. C'est exact. C'est qu'en fait le truc est tout simplement ce que d'autres, en d’autres temps et avant nous, on appelé : une nîmoiserie. Et, même si ça nous amuse beaucoup, cela ne vole jamais très haut.

09 juillet 2007

Le truc (III)


Et alors L. L. ? Et alors, Camposyruedos ne reculant de devant rien pour informer ses lecteurs, voici enfin la lettre dont copie a été remise à la moitié de cité. Nous vous la livrons telle quelle avant d’en faire bien évidemment l’exégèse. Nous avons seulement remplacé les noms par les initiales. Voici donc la lettre qui a fait le tour du cosmos nîmois.

Monsieur le gérant, cher JC,

Nous le savons tous, la tauromachie est un monde de passionnés et quelques fois d’excès.

Les propos que tu as tenus, le dimanche 27 mai, publiquement au Restaurant Le XXL à l’issue de la corrida m’ont profondément déçu et affecté. J’ai donc préféré laisser du temps au temps avant de réagir plusieurs semaines après, sans aucun doute avec plus de modération.
Tenir des propos mensongers et particulièrement agressifs tels que : « Vous êtes tous des vendus à Casas. Il vous a achetés avec ses 10 000 euros pour votre fiesta campera des clubs taurins, et votre procès pour 1 euro symbolique, ça vaut rien ! »

Cette accusation et ces sous-entendus de collusion que tu as exprimés ce soir-là à JG, vice-président de PR, membre actif de la CTEM, imposent de ma part une clarification.

Tout d’abord, ton expression : « vous êtes tous » et tes propos complémentaires visent notre club mais également les autres clubs taurins siégeant à la CTEM ou membres de la coordination. Je réagis donc au titre de PR mais connaissant l’engagement désintéressé des autres clubs taurins, je m’autorise à m’exprimer en leur nom.

Tes propos sont inadmissibles à double titre. D’une part en tant que gérant de la plus ancienne revue taurine, d’autre part en tant qu’ancien membre des conseils d’administration de l’Union Taurine et de PR.

Je pensais que tes nouvelles responsabilités t’avaient assagi et permis de prendre de la hauteur. Puisque tel n’est pas encore le cas, je me permets de t’apporter des précisions et un regard plus juste sur les faits que tu colportes.

Nous ne sommes pas vendus à Casas, ni à vendre à personne.

1°) Vote CTEM : je t’informe au cas où tu ne le saurais pas que notre représentant JG a voté avis défavorable pour les lots du Pilar, José Vázquez, García Jiménez. Il en a été de même de l’Union Taurine et de 3 autres clubs taurins.

2°) Procès Tribunal de Police : nous avons considéré que Simon Casas avait tenu des propos injurieux à l’encontre de P et JG : comme des hommes responsables et libres, nous avons saisi le Tribunal de Police. Nous avons gagné en première instance. Il a fait appel et nous avons regagné. Comme nous ne sommes pas des gens d’argent, nous n’avons demandé que l’euro symbolique. Je suis surpris du silence de la revue T…S dont tu es le gérant, sur un fait et une condamnation rarissime et unique en 30 ans de politique taurine à Nîmes.

3°) Fête des clubs taurins : fort du succès des 1 500 participants de l’année dernière au Clapas, nous avons persisté et signé.

Quel bonheur de voir 32 clubs taurins travailler ensemble la main dans la main, d’arrache-pied pendant plusieurs mois, tous animés par le seul objectif d’initier des jeunes à la tradition et à la culture qui nous unissent tous, d’accueillir de nouveaux habitants de la région et de permettre à des aficionados d’accéder durant ces 2 journées portes ouvertes à des lieux impénétrables.

Quand en plus le succès est au rendez-vous avec plus de 15 000 personnes sur le week-end, je ne comprends pas tes propos méprisants balayant d’un revers de manche "notre fiesta campera" comme tu l’appelles.

Je ne comprends pas d’avantage le manque de soutien et d’enthousiasme de la revue T…S pour une telle initiative. Je t’invite à plus de respect à l’égard du travail bénévole et désintéressé des clubs taurins.

Comme je souhaite rétablir la vérité jusqu’au bout, je t’informe que Casas ne nous a pas versé les
10 000 euros que tu prétends. L’an dernier, il avait versé 500 euros, il nous avait annoncé 1 000 euros pour cette année, qui à ce jour ne nous sont pas encore parvenus.

Enfin, comme je trouve particulièrement injuste ton agression à l’encontre de JG, tu me pousses à dévoiler un point jusqu’à ce jour complètement confidentiel, à savoir que JG qui a été l’artisan fédérateur, travailleur infatigable de cette 2ème fête des clubs taurins, a en plus avancé la somme de 10 000 euros pour payer immédiatement subalternes et ganaderos dans l’attente des subventions de la ville non parvenues à ce jour. Chapeau bas !

Alors avec ces 3 points de rappel de la vérité, tu comprends mieux les raisons qui m’amènent à t’écrire. Se voir traiter de vendus ou d’achetés rappelle de sombres moments de notre histoire. On ne joue pas avec l’honneur et la dignité respectable des aficionados.

Tu es jeune, compétent en connaissance taurine, promue à un bel avenir à la tête de la revue T...S chère à tous les aficionados. Il est déjà arrivé à de hautes personnalités comme Messieurs Jospin et Villepin de déraper dans leurs propos, malgré leur haute fonction. Pour effacer leurs propos injurieux, ils n’ont pas hésité une semaine après à revenir à l’Assemblée Nationale pour s’excuser auprès des parlementaires. Malgré que tu ne sois pas encore Premier Ministre, je te suggère de présenter des excuses à notre club taurin Les Amis de PR.

Le plus important c’est l’afición que nous partageons et les actions que nous saurons inventer et mener ensemble dans les prochaines années.

Cordialement,

07 juillet 2007

Le truc (II)


Les conséquences donc, c'est ça. C'est ça le truc. Les conséquences d'une discussion de comptoir entre aficionados un soir de feria. J'imagine votre déception. Je vous comprends mais ne vous fiez pas aux apparences car, mine de rien, ce genre de chose peut avoir des conséquences justement, et une suite, comme nous allons le voir.
Parmi les trois types, protagonistes de l'affaire, les deux premiers sont membres de la CTEM de la plus grande cité taurine du cosmos et le troisième occupe un poste de choix dans la plus ancienne revue taurin du monde. Je vous laisse imaginer le niveau de responsabilités et de prestige réuni au coin d'un comptoir. Nous voilà plongés dans les plus hautes sphères décisionnaires du pouvoir taurin à l'échelle cosmique. George W. Bush à côté d'eux c'est rien, que dalle ! Je parle de la plus vieille revue taurine du monde car à l'échelle du cosmos, je ne suis pas certain. Il faudrait demander aux deux premiers types en fait.
Que ce sont-ils réellement dit ? Rien de très reluisant sans doute. Vous savez, les querelles d'experts sont toujours un peu abscondes pour le commun des mortels.
Toujours est-il qu'ils ont failli en venir aux mains. Le hasard faisant souvent très bien les choses, mon ami Serge L. qui a assisté à cette bataille d'experts m'en a rapporté quelques détails extrêmement croustillants, surtout lorsqu'un certain JG à cours d'arguments, a voulu... a voulu... J'ose à peine l'envisager... Je vous laisse imaginer les conséquences qu'un déficit d'argumentation peut provoquer chez un membre de CTEM. Ca peut être terrible, terrifiant même !
Je vous préviens tout de suite. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne saurait être fortuite. Qu'on se le dise !
Une âme charitable a, semble-t-il, évité que la situation ne s'envenime au-delà du raisonnable. De toute façon me rétorquerez vous, qu'est-ce que ces histoires totalement privées ont affaire sur camposyruedos ?
Strictement rien du tout si ce n'est qu'un bon mois plus tard, le Président d'une des entités taurines de la première ville taurine du cosmos, ami du type à l'argumentation déficiente, n'avait cru bon écrire un long courrier à l'un des protagonistes - avec copie à la moitié de la cité - pour défendre l'honneur de son ami, paraît-il bafoué de façon insupportable.
Et vous me rétorquerez que nous ne sommes pas dans une cour d'école maternelle et que, sans doute, ces grands garçons, feraient bien de régler leurs petites histoires privées, directement entre eux, sans intermédiaire, comme des gens normalement constitués.
C'est aller un peu vite en besogne et oublier que nous sommes dans la première ville taurine du cosmos dont la moindre petite affaire peut prendre une tournure et des proportions marseillaises. C'est vous dire les complications que tout ça peut engendrer. Un petit grain de sable marseillais, sur la plage de Beauduc, c'est rien... Mais à l'échelle cosmique c'est énorme. Et présentement, pauvres aficionados mortels, rappelez vous que nous sommes à l'échelle cosmique. J'ai bien dit cosmique, pas comique.

A suivre (bis)...

06 juillet 2007

Le truc (I)


Alors là... j’en reste sans voix... enfin... sans voix, n’exagérons rien non plus.
Mais disons que Pagnol à côté de ça n’est rien. A Nîmes les choses peuvent parfois prendre une tournure, des proportions... marseillaises ! Et les proportions marseillaises touchent parfois au tragique, ou au comique c’est selon, mais rarement au sublime.
Non, ne riez pas... Vous savez tous qu'à Marseille une sardine peut obstruer l’entrée du Vieux-Port, ce qui peut s’avérer très ennuyeux, ou comique c’est selon, mais rarement sublime. A cet instant, il faut être bien conscient que nous sommes à des années lumières du problème des crevettes de José Tomás. Je précise cela uniquement pour bien situer le contexte du truc. Pour Nîmes, rassurez-vous, je ne vais pas vous affirmer qu’à la dernière Pentecôte un toro était tellement armé qu’il est resté coincé dans les chiqueros. Non, non. Passe encore pour qu’une sardine vienne boucher l’entrée du Vieux-Port, mais un toro pareillement armé à Nîmes c’est vraiment trop... pas crédible.
Non, non, ce n’est pas ça le truc... Le truc c’est, c’est un soir, une nuit de féria, Pentecôte, les idées rendues troubles, on le devine, par la mauvaise picole de ces instants-là... A moins que, finalement, ce soit plutôt le contraire le truc : in vino veritas...
Trois types dans un bar, un soir de féria. Une discussion de comptoir.
Vous allez me dire, mais qu’est-ce que cela vient faire sur Camposyruedos ? Et donc le truc... N’empêche que je n’en reviens toujours pas du truc !
Donc, le truc, trois types, dans un bar, un soir de féria. Vous imaginez aisément le niveau de pertinence que ce genre de situation peut engendrer. Ce que vous n’imaginez pas, ce sont les conséquences... Les conséquences de ces instants-là. En fait, c’est ça le truc...

A suivre of course !

10 avril 2007

Devinette


« Nîmes la romaine, la Madrid française, qui se croit au demeurant, l’une des plus grandes plazas au monde, a touché le fond, et est tombée de haut en ce milieu du mois de septembre. En aficionado nîmois cela fait mal à la plume, mais comme chroniqueur taurin libre, c’est un devoir que de l’écrire. Quand on est le numéro un ou quand on est dans le groupe de tête, on ne peut à ce point, se faire rouler dans la farine. C’est une idiotie que de dire : « Nîmes est une grande arène. » Nîmes est une grande plaza par la capacité des places à vendre, un point c’est tout ! Comme on y fait souvent le plein, la taquilla est à la hauteur de la chose et c’est ceci, uniquement ceci, qui fait qu’on nous brosse dans le sens du poil. Regardons les choses en face : Nîmes n’est pas grand-chose quand on va au-delà du satisfecit du mundillo. Avec cette féria des vendanges, ce fut le théâtre de la troisième division tauromachique ! »

Bon, alors selon vous c’est de qui ?

28 mars 2007

Perle


"J'ai composé la féria comme une dramaturgie, comme une oeuvre théâtrale. Ainsi, l'année où réapparaît José Tomás, j'invite Alejandro Talavante et également Esplá compagnon de cartel de Nimeño II."
Simon Casas

Nous sommes d’accord avec lui... C’est dramatique...

26 mars 2007

Ça continue...


L’ANDA se fait l’écho des dernières péripéties nîmoises. C’est par ici.
Alors qu’un d’un côté on annonce que Nîmes a demandé sa réintégration à l’UVTF, de l’autre Jean-Paul Fournier affirme, à l’occasion de la conférence de presse de présentation de la féria, que l’UVTF leur fait du pied pour réintégrer le bercail. Qui croire ?
En tout cas l’ANDA n’a toujours pas reçu l’autorisation de consulter les résultats des analyses de cornes effectuées par le professeur Sautet. Heureusement qu’ils en avaient fait la demande par lettre recommandée avec AR. Dans le cas contraire, nous n’aurions pas manqué de considérer le courrier égaré par les fonctionnaires de La Poste. Si c’est pas impoli ça de ne même pas répondre à quelqu’un qui vous écrit ? La suite au prochain épisode.

27 février 2007

Rumeur : Nîmes reviendrait dans l'UVTF


Selon notre réseau d'informateurs disséminés aux quatre coins de la planète des toros (oui, on se la pète à Camposyruedos), il semblerait que la ville de Nîmes soit sur le point de réintégrer la "vertueuse" UVTF dans les jours voire les heures qui viennent... et ce... sans condition ! Ben tiens ! Après l'affaire Folque de Mendoça, après la grotesque volonté de confirmer les alternatives dans cette "seconde" plaza du monde (pas moins), voilà encore de quoi donner des frayeurs aux vierges effarouchées que nous sommes.

Plus personne n'est fâché et la cité romaine rentrerait au bercail la tête haute, comme Ulysse attendu par la douce Pénélope...

Le n'importe quoi a encore de beaux jours devant lui dans les arcanes de la tauromachie.

19 janvier 2007

L'affaire à suivre


L’ANDA vient de faire partir un courrier par lettre recommandée avec accusé de réception à la mairie de Nîmes concernant l’affaire que vous savez. Je vous le livre ici.

Monsieur le Maire, Monsieur l’adjoint à la culture et à la tauromachie, Monsieur le président de la CTEM,
Les jours et la trêve des confiseurs ont passé depuis le communiqué du professeur Sautet du 19 décembre 2006 concernant les résultats des analyses de cornes prélevées à Nîmes lors de la
temporada 2006.
Le renommé vétérinaire y précisait : « Je tiens à la disposition de toute personne intéressée le contenu intégral de ce rapport sous réserve de la présentation d'une autorisation préalable individuelle accordée par le commanditaire de l'expertise, la Mairie de Nîmes. » Comme nous ne voyons rien venir de votre part, nous vous demandons par la présente une autorisation permettant à l’ANDA de publier ces résultats. Nous profitons aussi de l’occasion pour vous demander de vous prononcer, sans attendre une réunion début février comme annoncé dans le
Midi Libre du 16 décembre 2006, sur la sanction à appliquer à l’élevage El Pilar afin que, le cas échéant, votre prestataire puisse réserver un lot de remplacement à la hauteur des ambitions des arènes de Nîmes.
Dans cette attente, recevez nos cordiales salutations
aficionadas.

Vous remarquerez que c’est courtois, bien élevé... mais je suis inquiet. Je ne sais pas si quelqu’un qui a du mal à compter jusqu’à 6... Enfin, nous verrons bien.

La suite et d’autres éléments sur le site de l’association.