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30 mai 2012

Pissons du vinaigre



















Y'en a un qui traitait les citoyens avec des « petit con » du haut de ses talonnettes ; y'en a un autre qui, du bas de son callejón, de derrière ses lunettes, du fond de son autosuffisance affligeante, balance des « va te faire enculer » à des types dans les gradins des arènes de Nîchmes.
À un journaliste de Midi Libre qui lui demandait s'il ne pensait pas que son image serait égratignée par ce pitoyable étalage verbeux, voici la réponse de l'intéressé : « Mon image de marque, il y a longtemps qu’on la connaît ; ne croyez pas qu’elle se joue ici. Je n’ai qu’une image publique, celle de ma compétence tauromachique et professionnelle. Certains Nîmois ne s’en sont pas aperçus, mais je suis une star internationale. J’ai le respect de tout le monde : les plus grands toreros, les éleveurs et les aficionados, même les ultras de Madrid. Mais il y a une dizaine d’imbéciles que je ne respecte pas, parce qu’ils ne me respectent pas. Ce que je dois au public de Nîmes, c’est de proposer des spectacles de qualité. C’est ce que je fais depuis des années. »

Cosmique !

30 mars 2009

On Jupiter and Mars


A Camposyruedos, nous sommes évidemment et forcément d'accord avec tout ce que déclare Simon Casas. Nous faisons nôtre tous les jours cette sienne sentence que "c'est la magie de l'art qui n'a pas de limite" et c'est vrai que là, il n'y a plus de limites... Sauf une que s'est imposé M. Casas, malheureusement oserions-nous avancer. Ce n'est pas faute pourtant de lui avoir tendu la main ou de l'avoir incité en ce sens. M. Casas, permettez-nous de vous faire un reproche, et de taille. Quand vous déclarez que les arènes de Nîmes sont les premières du monde, vous avez tort. Grand tort même car la plaza nîmoise n'a jamais été la première du monde mais bien, faut-il le rappeler, la première du COSMOS. Vous n'avez pas osé le dire, par pudeur peut-être, par modestie certainement. Permettez-nous alors de corriger cette erreur, Nîmes est la première arène du COSMOS ! Un point c'est tout. Et puis, mieux vaut l'écrire ou le dire plutôt que de laisser Dax essayer de prendre la place (remarquez y'a du boulot).
Les propos qui suivent ont été tenus en public par M. Simon Casas lors de la conférence de presse d'annonce des carteles nîmois et publiés dans Midi Libre.

Alternative "Je prends le pari que Miguel Tendero sera la star annoncée. C'est ce qui justifie qu'il soit sacré matador à Nîmes. Aujourd'hui, tous les novilleros vedettes me demandent cette cérémonie ici. Et ceux qui écrivent que les alternatives de Nîmes sont de "pacotille", des "merdouillettes", doivent avoir un sérieux problème. Ils devraient consulter un psy...

Concurrence
"La France est un pays génial mais chagrin. On n'a pas le droit de briller et comme nous à Nîmes on brille, on a tendance à nous jeter la pierre."

Juan Bautista
"S'il vient à Nîmes, c'est parce que nos arènes sont les premières de France... et même du monde. Son père ? Je l'adore. Face à des toros de Miura, il signera une corrida-événement, il aurait pu se contenter du bling-bling."

Aparicio
"C'est un sublime artiste qui avait été jeté aux oubliettes. Il affrontera des toros de Zalduendo. Pour toréer avec la lenteur des anges, il faut que les toros puissent s'adapter."

Torerista
"Qu'est-ce qu'on peut entendre comme conneries en la matière. Moi je n'écoute qu'une voix, celle des statistiques qui disent que Ruiz Miguel a pris moins de coups de corne que Curro Romero. Les toreros artistes sont plus souvent blessés que les autres."

Castella/Perera
"Perera est l'idole absolue, inaccessible. Réunir Castella et Perera qui ne s'aiment pas, c'était le cartel impossible par excellence. Si vous saviez le nombre d'heures qu'il m'a fallu pour les convaincre l'un et l'autre ! Et puis l'argent a commencé à monter, mais je leur rends hommage car dès qu'ils ont été convaincus que ce mano a mano avait un sens, on n'a plus parlé d'argent. D'ailleurs je ne sais pas combien ils coûtent et eux ne savent pas combien ils vont gagner."

Empresa
"Dans la composition des carteles, il faut laisser une part à la passion, l'autre à la raison. Je revendique une corrida artistique. L'empresa doit être comme un producteur de cinéma, de théâtre... Il y a là-aussi compétition avec des surenchères, il faut négocier. Je m'étonne qu'inventer soit encore possible, c'est la magie de l'art qui n'a pas de limite."

Photographie La première arène du Cosmos © Campos y Ruedos

11 octobre 2007

Protectards


Nous n’avons pas pour habitude à CyR de donner trop d’écho aux protectards. Nous estimons en effet qu’il faut bien évidemment rester vigilents mais que point trop n’en faut. Un sondage commandé par le quotidien local semble confirmer que ces énergumènes n’ont pas forcément l’audience qu’ils prétendent ou même celle que certains des nôtres veulent bien leur accorder. Cela ne veut évidemment pas dire qu’il n’y a pas de danger. Il suffit de se rappeler les propos récents (par là) de notre actuel Président de la République envisageant l’évolution de la corrida et quelques semaines plus tard l'évocation de son éventuelle interdiction aux moins de 16 ans pour s'en persuader. Il y a quelques jours, en fouinant dans mes archives je suis tombé là-dessus :

… / … Si à Céret tant de bons aficionados se sont ainsi éveillés à l’esthétique de la corrida et surtout si la plupart d’entre eux – je l’espère – sont devenus des « toristas » convaincus, c’est qu’ils ont été précocement sensibles à l’atmosphère même d’un « combat à mort », d’un drame qui a consacré leur afición en l’orientant dans le sens d’une robuste et exaltante émotion. C’est en effet la commotion du combat et non point seulement son pittoresque, c’est l’exécution quasi liturgique de la mort réelle du taureau et de la mort toujours virtuelle du matador qui une fois ressentie, trempe l’âme de l’aficionado et lui assigne ses exigences …/… (Extrait de Toros en Céret - Dr Henri EY)

Telle était la carte de vœux de l’ADAC en 1997, il y a tout juste dix ans, et ça n'a jamais été autant d'actualité.

21 décembre 2006

Last night a DJ save my life, yeeah !


Ouf ! Dans l’affaire qui nous occupe ici depuis quelques jours le Midi Libre relève enfin la tête par le biais de la plume d’un certain Arnauld Pasquier. Je n’ai pas l’honneur de connaître ce Monsieur mais grâce à lui le quotidien local a pris, pour un temps au moins, le visage d’un véritable organe de presse. Qu’il en soit ici remercié.
Ceux qui ne relèvent pas la tête en revanche ce sont les responsables nîmois qui continuent pitoyablement leur chute en avant dans le ridicule dont ont se demande si elle se terminera un jour.
Après le Président de la CTEM c’est le conseiller municipal DJV qui s’y colle. Records battus ! Pulvérisés même ! Dans l’édition du 21 décembre 2006, Arnauld Pasquier a fait part à ses lecteurs du communiqué du professeur Sautet et des précisions amenées par l’ANDA. Le sujet fait même la "une" avant d’occuper une grosse page intérieure. Les faits et le communiqué du professeur Sautet sont longuement évoqués. Et Arnauld Pasquier de mettre le doigt là où ça fait mal.
Sur la même page et dans une colonne à gauche on trouve une série de questions à DJV. C’est à hurler de rire. Le bonhomme s’étonne du communiqué du professeur, ne comprend pas. Nous nous sommes pourtant réunis avec Jean-Paul Fournier, annonce-t-il, pour étudier ces résultats avec soin. Heureusement qu’ils étaient plusieurs. Et DJV de maintenir le chiffre de deux toros afeités !
Ça fait penser à ces gosses pris la main dans le pot de confiture, la bouche barbouillée et qui nient, maladroitement et honteusement les faits. A la différence qu’ici il n’y a visiblement plus aucune honte de quoi que ce soit. Remarquons au passage que DJV contredit même les chiffres annoncés par le président de la CTEM sans parler évidemment de ceux que leur propre expert leur a communiqués puis confirmés, des chiffres totalement niés. Ahurissant… Et dire que DJV passe pour être le plus futé de l’escadron… J’espère en tout cas qu’ils ne l’ont pas chargé de faire les comptes des finances de la ville. Comble de malchance, le hasard fait décidément bien mal les choses pour notre illustre DJV. Le journaliste lui demande si des sanctions seront prises, notamment contre l’élevage d'El Pilar. DJV répond qu’il n’en sait rien, que la trêve des confiseurs, qui ci, que mi, et que tout ce beau monde se réunira en février pour en discuter et décider.
Et paf ! Au même moment, le site Mundotoro annonce les villes dans lesquelles les toros d’El Pilar seront combattus en 2007. Et devinez quelle ville française figure en bonne place ? Nîmes évidemment. DJV est une fois de plus à côté de plaque. C’est vrai qu’Internet pour tous ces politiques c’est terrible. Les informations fusent à une vitesse bien supérieure à leurs petits calculs minables et arrangements divers.
Annoncer que l’on va se réunir en février pour décider ou pas de programmer un élevage acheté en décembre… Voilà qui ne manque pas de sel.
Jusqu’où tomberont-ils plus bas ? Allez savoir ce que l’avenir nous réserve ? Car visiblement rien ne leur résiste. "Last night a DJ save my life, yeeah !"

Lien utile : Le
Midi Libre.

20 novembre 2006

Jusqu’où peut-on tomber plus bas ?


Dans le Midi « Libre » d’aujourd’hui on peut trouver un article sur une séance du conseil municipal de la ville de Nîmes où il est question de tauromachie et du rapport de gestion du délégataire de service public. L’opposition se plaint du fait que ce rapport soit aussi épais qu’un sandwich SNCF, que ce ne soit qu’un résumé.
Réponse de DJV conseiller municipal en charge de la tauromachie : c’est pour « préserver un peu plus les forêts », le texte complet étant disponible en mairie... Oui, oui c’est écrit dans le Midi « Libre » ça.

Autre perle. Un conseiller municipal de l’opposition se plaint du fait que dans ledit rapport : « Il n’y a aucune allusion aux toros trafiqués. »
Réponse de DJV (toujours d’après le Midi « Libre »... je n’invente pas !) : « Attention à ce que vous dites. Nous sommes en congés de l’UVTF. Nous verrons l’an prochain. »

Ah... Ah bon... Ça ne serait pas des aveux à l’insu de son plein gré ça... ?

PS Merci à A.B. pour ces savoureuses perles. Et s'il se fait taper sur les doigts (ce doit être un nouveau ça) pour autant d'impertinence, il peut compter sur notre soutien aussi inutile qu'enthousiaste !

08 juin 2006

Et maintenant Coluche


Après le clin d’œil à Gérard Majax, c’est maintenant au regretté Coluche que le président de la CTEM nîmoise vient de rendre hommage. Jugez plutôt ses déclarations faites au Midi Libre du 1er juin dernier où sont exposés les tenants et aboutissants d’un nouveau protocole de saisie des cornes. Si rien ne filtre sur le protocole lui-même, il est vrai que l’on comprend mieux à la vue de ces quelques déclarations les intentions de la CTEM nîmoise : « La philosophie est d’inverser la tendance. On veut montrer, en continuant de saisir deux paires de cornes par corrida que la majeure partie des analyses sont négatives, donc que les toros ne sont pas afeités et non pas systématiquement mettre en avant les prélèvements positifs qui, s’ils existent, sont quand même moins nombreux. »
Oui, vous avez bien lu... Autrement dit, nous allons parler des trains qui arrivent à l’heure... Les autres... Un peu comme si les contrôles anti-dopages des sportifs étaient fait pour glorifier les champions honnêtes et jeter un voile pudique sur les autres.
Et le président de préciser : « Nous, nous souhaitons faire une progression dans la sanction, du classement sans suite à la recommandation d’interdiction de tel ou tel élevage, en passant par un blâme écrit à l’éleveur. »
On serait tenté de préciser qu’après 10 avertissements l’éleveur aura un blâme et après 10 blâmes... C’est facile, mais tellement vrai et renversant qu’il vaut mieux en rire.
Quant à la ligne éditoriale du quotidien local, il y a, là aussi, de quoi s’esclaffer et poser, cette fois-ci, sérieusement la question : y a-t-il un journaliste à Midi Libre ? En effet, après les déclarations du président de la CTEM nîmoise sur les résultats des analyse de cornes (voir post « Gérard Majax), le président de l’Association Nationale des Aficicionados, Laurent Giner, a pris contact avec le journal afin de s’en faire ouvrir les colonnes et pouvoir rectifier quelques contrevérités grossières. Résultat : rien, aucune publication, aucune possibilité d’exposer au grand public la réalité des faits et des analyses.
Il y a même plus grave, il n’est venu à l’esprit d’aucun gratte papier de creuser le sujet pour essayer de comprendre, appeler les vétérinaires pour leur demander des explications et éventuellement informer les lecteurs. On semble préférer se contenter d’avaliser les déclarations des politiques locaux.
Tout aussi ahurissant, lors de la corrida de Palha combattue à Nîmes le 1er juin dernier les membres de l’ANDA ont déployé en signe de protestation la banderole « Nîmes légalise l’afeitado ». André Viard dans Terres taurines, La Provence en seconde page ou Zocato ont relaté l’événement. Cela paraît être la moindre des choses lorsque l’on a pour profession l’information. A l’inverse, et comme de bien entendu, pas une ligne ni un mot et encore mois une photo dans le quotidien local.
Si à cette conception très particulière de l’information nous ajoutons le contenu des pseudos critiques des corridas faites dans notre quotidien local, se pose alors cruellement le problème de la « déséducation » du grand public qui le lendemain d’une course n’a rien d'autre à se mettre sous la dent que les commentaires pour le moins courtois dudit canard. Et là, il y a plutôt de quoi grincer des dents que rigoler. Mais c’est ainsi, et rien sans doute n’inversera jamais la tendance.

11 mai 2006

Gérard Majax


Le président de la CTEM nîmoise dans le Midi Libre du six mai dernier déclarait à propos de l’affaire des cornes des toros de Palha : « les résultats sur un possible afeitado ne sont pas probants puisqu'ils indiquent que la pointe de la corne n'a pas été touchée. »

Il lui reste maintenant à expliquer une chose : comment peut-il manquer de la longueur de corne (= méthode de la biométrie basée sur la longueur du pitón par rapport à la longueur totale de la corne), sans que la longueur qui manque ne corresponde à la pointe ?

A part Gérard Majax, nous ne voyons personne qui puisse enlever de la longueur sans toucher à la pointe...