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01 septembre 2013

Veragua or not Veragua ?


Si la rentrée vous met le blues, et que vous trouvez la jetée de Capbreton trop bucolique, il ne vous reste plus qu’à vous rendre à la controversée novillada que donne Aurelio Hernando, aujourd’hui, à Las Ventas, en ouverture du « cycle des encastes minoritaires ». Un événement en soi puisque la polémique enfle sur l’origine à confirmer de ces toros annoncés Veragua qui ne le seraient peut-être pas autant que le prétend le charmant Aurelio, et puis aussi parce qu’il s’agit tout simplement d’une novillada complète d’un encaste devenu pièce de musée — jusqu’à ce qu’on nous démontre le contraire.


OrdenGanaderíaNúmeroGuarismoNac.NombreCapaPesoNovilleros
1
Aurelio Hernando
16
0
2/10
Bombonero
Negro
506
Jorge Escudero
2
Aurelio Hernando
17
0
1/10
Algarrobo
Jabonero
460
Diego Fernández
3
Aurelio Hernando
13
0
4/10
Extremeño
Negro bragado
490
Jesús Duque
4
Aurelio Hernando
4
0
4/10
Vieira
Negro salpicado
487
Jorge Escudero
5
Aurelio Hernando
14
0
4/10
Secretario
Jabonero
492
Diego Fernández
6
Aurelio Hernando
27
0
10/09
Casero
Jabonero
505
Jesús Duque
Sob.
Toros de Mollalta
8
0
10/09
Tremendo
Castaño
468
Sob.
Toros de Mollalta
20
0
5/10
Escandaloso
Negro listón
526







Alors, Aurelio, Veragua or not Veragua ? Affaire à suivre…


>>> Sorteo et photographies (de Juan ‘Manon’ Pelegrín) extraits du site Las-ventas.com.

07 août 2013

Tout bien réfléchi (suite)


Un monosabio de la cuadra d’Alain Bonijol, ManuelB, nous a laissé deux commentaires sur le post ouvert à Laurent Giner, « Tout bien réfléchi », à la suite de la corrida d’Escolar Gil du Céret de toros 2013, dont il fut l’assesseur du très peu et très mal inspiré Matías González, pour ne pas dire plus.
La publication étant déjà lointaine sur le blog, il me semble opportun de publier ici les commentaires de ManuelB.


Le premier
Que tout cela est confus, à force de vouloir tout simplifier, on ne retrouve plus l’envers de l’endroit !

Permettez quelques précisions, mais, avant tout, commencez par lire le communiqué d’Alain Bonijol, qui, lui, sait bien de quoi il parle.

Ensuite, précisons que deux modèles de piques sont homologués en Espagne : celui du gouvernement espagnol (dont les dimensions sont indiquées dans cet article) et celui de la province d’Andalousie (pique légèrement plus petite). 

Ceci étant dit, personne n’a le monopole de la fourniture de ces piques, pas plus García que quiconque. Donc, Alain est propriétaire de dizaines de caisses de piques, conformes au règlement espagnol, qu’il affûte et encorde lui-même. Nommer celles-ci García ou Bonijol n’a pas de sens ; elles sont seulement conformes au règlement, mais de fournisseurs différents.

Ensuite, Alain a mis au point une pique dite française, ou Bonijol (pour le coup, cette dernière appellation est valable), strictement fabriquée aux dimensions andalouses (épaisseur de corde comprise), la seule différence résidant dans l’absence de butée entre la pyramide en acier et le corps de la pique. — ManuelB


Le second
Maintenant, quelques commentaires :
— Depuis son apparition, cette pique a finalement reçu l’assentiment des picadors, parce qu’elle pénètre plus facilement, n’oblige pas à pomper.
— Il faut rappeler que, vu les problèmes qu’a connu Alain avec cette profession en imposant des chevaux moins lourds et mieux dressés, celle-ci ne se serait pas gênée pour faire opposition bruyamment, comme ce fut le cas par le passé. La critique initiale d’une pique faisant moins saigner a été résolue par l’ajout de rainures sur le corps de la pique. Chacun peut, depuis les gradins, ou de plus bas, constater de manière la plus objective si celle-ci ou celle-là fait plus ou moins saigner, pénètre plus ou moins bien (on pourra notamment compter le nombre de changements de piques par les picadors au cours du tercio, et comparer entre les différentes piques utilisées).
— Affirmer qu’Alain a mis des cordes sur ses piques pour tromper son monde est une bêtise (pardon, Laurent, mais c’est bien le mot). Ce n’est pas parce que des piques fournies par Alain sont encordées qu’elles ne sont pas conformes au règlement en vigueur, en dimension et en construction. Seule la marque change.
— Prêter au jeune picador Gabin Réhabi l’intention de faire du lobbying pour la casa Bonijol est aller un peu vite en besogne, car ce n’est l’état d’esprit ni de l’un ni de l’autre. Qu’il préfère celle-ci ou celle-là en tant que professionnel est son droit ; son droit aussi de l’exprimer. 

On a vu dans d’autres occasions, en Espagne, des picadors espagnols réclamer aussi celles d’Alain, ce qui a été refusé par la présidence au regard du règlement en vigueur. Basta ! 

Que l’on ait de l’affection pour les uns ou les autres, on n’enlèvera pas à Alain Bonijol d’avoir, par le cheval, l’harnachement et, aujourd’hui, la pique, toujours milité pour un tercio faisant partie du spectacle. La plupart des picadors l’ont compris, Óscar Chopera aussi, qui lui confie toutes ses arènes, et de nombreuses autres arènes comme Céret, à tel point que l’on se demande comment et pourquoi ces oiseaux se lancent dans une telle polémique !

On ne peut pas nier non plus que ce tercio a connu de profonds changements ces dernières années ; il n’y a qu’à voir la notoriété de nombreux picadors, ou de cuadrillas entières (comme celle de Castaño). 

Chacun l’attribue à ce qu’il veut, mais il me paraît personnellement difficile de dissocier ce travail vers une meilleure qualité de cette nouvelle reconnaissance, même s’il doit bien y avoir quelques autres raisons. 

Je n’avancerai pas masqué plus longtemps, je suis monosabio de la cavalerie Bonijol parce que j’admire l’afición, l’abnégation et le courage d’Alain. Je me porte garant du fait que ses seules motivations sont dans la fourniture de prestations de la plus grande qualité, pour un spectacle intégral. Chacun en fait ce qu’il en veut.

Il n’en reste pas moins vrai que chacun peut faire son boulot d’aficionado en faisant un tour par le patio de caballos avant les courses pour voir le matériel, personne ne se fera jeter. Aux assesseurs et présidents de faire respecter le règlement en matière de montage, position de la pique, etc., et à l’UVTF de faire au minimum son boulot d’analyse et de décider ce qu’elle croit devoir décider — ça la regarde.

Il me semble bien que, lorsque les changements sont intervenus au niveau des banderilles, il n’y a pas si longtemps que cela (ou alors j’ai vieilli sans m’en apercevoir !), cela avait fait moins de pataquès… Pardon d’avoir été si long, et je crois qu’il reste encore bien des choses à dire sur le sujet… — ManuelB

20 septembre 2012

Pour en finir avec les caricatures


Après le solo de José Tomás, Mundomachin s’en est allé interviewer le directeur des arènes de Nîmes. 
Tout se passait à peu près bien jusqu'à ce que Mundochoto évoque le fait, horreur, qu’en France aussi il puisse y avoir une bipolarisation de la Fiesta (grosso modo toristas/toreristas), puis enchaîne sur le tweet du Juli. La goutte d'eau… Et là, forcément, le producteur d’art il disjoncte :

« Hay que acabar con ese extremismo integrista que, en los últimos treinta o cuarenta años, se ha dedicado a destruir la imagen de los toros. Hay que hacer una gran toma de conciencia, y todos esos que hablan de “culpables” deben saber que también ellos lo son. Si nos limpiamos la cara, nos la limpiamos todos, porque todos somos “pecadores”. No se puede dejar la palabra únicamente a esta gran minoría que hace mucho ruido, que ha monopolizado el micrófono y que muchas veces falsea la realidad. »

Traduction « Il faut en finir avec cet extrémisme intégriste qui, au cours des trente ou quarante dernières années, s’est appliqué à détruire l’image de la Fiesta. Il faut une grande prise de conscience, et tous ceux qui parlent de “coupables” doivent savoir qu’ils le sont aussi. Si nous devons nous laver la figure, nous nous la laverons tous, parce que nous sommes tous des pécheurs. On ne peut pas laisser la parole uniquement à cette grande minorité (sic) qui fait beaucoup de bruit, monopolise le micro et qui, trop souvent, déforme la réalité. »

Je dois vous avouer que tout ceci n’est pas très clair. Nous allons donc étudier le concept de « grande minorité », tenter d’établir une liste, essayer de comprendre quoi. Si nous trouvons quelque chose de concret, intellectuellement compréhensible par nous — c'est pas gagné —, nous vous ferons signe. A priori Charlie Hebdo ne serait pas visé… mais il semblerait que les jours de certains soient comptés.

28 juillet 2011

Sortie de route


Mercredi 27 juillet 2011, les aficionados ont pu lire sur le site de M. Viard sa réaction au lendemain du début d’incendie — acte que nous condamnons fermement — dont son logement de Vieux-Boucau (40) a été victime ("Autodafé"). Croisé à sa façon face à l’attaque, le président de l’ONCT profite de cet acte criminel et tout à fait condamnable pour rallumer lui aussi, par les mots et les sous-entendus fangeux, les étincelles de querelles plus anciennes. Ainsi, dans sa liste possible de ceux qui portent la responsabilité de cet acte pyromane fou compte-t-il (mais il écrit que ce sont les enquêteurs qui le pensent) « les "aficionados" qui n'ont de cesse d'enrichir les arguments des antitaurins par les attaques viles qu'ils portent depuis des mois à mon encontre — point besoin de les nommer chacun les connaît — en entretenant avec eux une correpondance si ignoble que les enquêteurs les ont classés dans le même panier qu'eux, s'interrogeront aussi sur leur part de responsabilité, pas au regard de ce qui m'est arrivé, mais au regard du monde de l'aficion dans son ensemble ». Pour celui qui sait lire, il s’agit de M. Xavier Klein, président de la commission taurine d’Orthez (Orthez qui n’existe plus dans la planète toros de M. Viard puisqu’il a refusé d’en écrire une seule ligne sur son site — c’est son droit — et d’en dire un seul mot d’annonce au micro de son émission sur France Bleu Gascogne — et là ce n’est plus son droit puisqu'il s’agit d’une radio de service public...) et auteur du blog La Brega. Et de poursuivre à l’égard des brebis égarées que « les sceptiques de ce même monde taurin auront compris une fois pour toutes où se situe le danger, et qu'ils auront à coeur de rejoindre ceux qui, au sein de l'Observatoire, travaillent depuis trois ans déjà à les en préserver malgré eux ». Et là, en tant que sceptique, je me sens un peu dans le collimateur, mais je reste sceptique.
Tout d’abord, je trouve bien prématuré d’accuser qui que ce soit ou de faire porter la responsabilité de ce geste odieux à quiconque. L’enquête est en cours et c’est à elle de mettre à jour les suspects. Les aficionados auraient-ils la mémoire courte en ne se souvenant pas que, au lendemain de l’incendie qui ravagea les arènes de Saint-Perdon (40), une partie des médias taurins désignèrent dans les heures qui suivirent les antitaurins comme auteurs des méfaits ce que l’enquête réfuta en dévoilant que l’incendie n’était la conséquence néfaste que de jeux adolescents qui avaient mal tournés ? Aujourd’hui, certains reprennent les mêmes recettes et accusent déjà les antis de l’incendie de Vieux-Boucau ; il n’est que de lire la prose larmoyante de M. Vidal dans son article "Ils voulaient tuer" publié sur son site Corrida Si, ou de se promener sur divers médias taurins (espagnols en particulier).
Que M. Viard reçoive des messages de soutien en tant que victime et personne est chose logique et humaine, mais qu’il se serve de cet acte pour à nouveau égratigner (euphémisme) une partie de l’Afición qui ne goûte pas ses prises de position est parfaitement abject et une nouvelle fois intellectuellement affligeant.
Quant aux sceptiques dont je fais partie, ils risquent de le rester encore longtemps si M. Viard continue ses agissements qui, ces deniers jours, ont atteint des sommets de mauvais goût pour ne pas écrire les bas-fonds des égouts. D’aucuns nous répondront que M. Viard écrit ce qu’il veut sur son site qu'il utilise pour prendre des prise de position personnelle n’ayant rien à voir avec son statut de président de l’ONCT. Argument malhonnête, "politicien", qui permet à chacun de ne pas prendre position face aux dérapages du Viard "journaliste", le même qui ne cesse de se clamer être le représentant de toute l’Afción française.
M. Tisné a publié ici même un texte dans lequel il interroge les membres de l’ONCT, ainsi que ceux de l’UVTF, sur le silence assourdissant par lequel ils se sont illustrés au lendemain de l’édito de M. Viard intitulé "Obsolescence". Nous ne sommes a priori qu’une poignée à s’être indignés des écrits inadmissibles de M. Viard à l’encontre de Madame Simone Veil et de la loi sur l’IVG.
Pour que tous ceux qui nous lisent puissent se faire une idée de la manière dont M. Viard utilisent les mots "scalp" et "génocide" dans un texte dont la cible principale est Madame Veil (rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau), nous vous invitons à lire ce texte.
Vous trouverez ci-après la réaction du précité Xavier Klein (que nous partageons de A à Z) publiée sur son blog La Brega :

En 1975, quand Simone Veil (et non pas Weill) monte courageusement à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre avec une immense dignité la loi qui légalise l'avortement, ce fut un déchaînement d'immondices de la part de la droite la plus conservatrice et l'extrême droite antisémite.
Comme le rappelle Jean d'Ormesson (discours du jeudi 18 mars 2010 de réception de Simone Veil à l'Académie française) : « Beaucoup d'entre nous, aujourd'hui et ici, se souviennent encore de ce spectacle où la grandeur se mêlait à la sauvagerie. »
L'Assemblée tanguait comme un navire dans la tempête, la houle mauvaise soulevant les rumeurs et les imprécations les plus ignobles.
Simone Veil fut alors attaquée dans son identité et dans son vécu. On s'en prit, comble de l'ignominie, à son passé de déportée (à 16 ans).
C'est précisément ce jour-là que j'ai compris à quels extrêmes pouvaient conduire l'aveuglement, le fanatisme et l'obscurantisme, surtout en politique.
Aujourd'hui, dans un éditorial infâme, frappé au coin de la bêtise la plus crasse, inauguré par un contresens pitoyable (« obsolescence » au lieu de « sénescence »), André Viard, celui qui depuis bien longtemps ne me fait plus sourire par ses avanies, se permet avec fatuité d'attaquer Madame Simone Veil, plusieurs fois ministre, députée puis présidente du Parlement européen, membre du Conseil constitutionnel, académicienne, humaniste et autorité morale.
Dans un courrier du 30 juin 2011, Madame Simone Veil écrivait :
« Monsieur,
J'ai bien reçu votre lettre me demandant de bien vouloir signer le manifeste de la Fédération des luttes pour l'abolition des corridas qui souhaite interdire l'accès des corridas aux enfants de moins de seize ans.
N'ayant jamais apprécié les corridas du fait de la violence et de la cruauté qui en émanent, c'est volontiers que je signe votre pétition.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Simone Veil »
On notera que Madame Veil n'appelle nullement à l'interdiction des corridas.
Il va sans dire que je ne partage nullement cette opinion.
Pour autant, Madame Veil, à moins que nous ne soyons subitement entrés en totalitarisme, a non seulement le droit imprescriptible de l'exprimer, mais également celui tout aussi imprescriptible d'être respectée dans sa pensée comme dans sa parole.
Mettre sur un même plan le statut des enfants avortés et le sort des toros relève de la même perversion et de la même insanité morales que l'argument de ces bestialistes qui font le parallèle entre l'élevage des poulets en batterie et les camps de concentration.
C'est tout simplement abject !!!
C'est également une atteinte intolérable à l'honneur et à la conscience morale de l'immense majorité des aficionados qui ne sauraient en rien cautionner des discours aussi indignes et extrémistes tenus par un individu qui prétend les représenter. Des discours qui ne peuvent que nous coller une réputation de réactionnaires d'extrême droite que la plupart d'entre nous ne saurait assumer.
Combien de temps encore les caciques de l'ONCT accepteront-ils, par veulerie, passivité ou commodité, de cautionner des écarts aussi préjudiciables ?
Je ne connais pas Madame Veil et je ne partage pas ses idées, mais si j'en avais la possibilité, je lui témoignerais mon indignation et ma solidarité devant l'inqualifiable outrage qu'elle subit injustement.
La défense de la tauromachie ne justifiera JAMAIS que l'on use d'arguments indignes et que l'on salisse la réputation d'une femme éminemment honorable.
Xavier Klein


Sachez également que certains aficionados ont déjà écrit à des membres de l’ONCT pour connaître leur réaction face à ce qui dépasse maintenant le simple dérapage. Ici même, à Campos y Ruedos, Tendido69 s’est chargé d’envoyer un courriel à M. Wolff, philosophe, aficionado et membre de l’ONCT.
Les événements dramatiques que viennent de vivre M. Viard et sa famille sont absolument abjects et témoignent aussi, malheureusement, d’un climat de plus en plus tendu et nerveux perceptible aux abords des arènes. Néanmoins, et malgré le drame, il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons rester muets face à des écrits qui dépassent le simple cadre de la passion tauromachique. La défense de la corrida ne peut être mise au même niveau qu’un fait de société tel que la loi sur l’IVG.
La tauromachie est une passion ; il y a tout le reste de la vie au-delà.

27 juillet 2011

Wikipéviard (II)


Qu'un déséquilibré, un fanatique ou un mafieux aille mettre le feu à la maison de qui que ce soit est évidemment abject, effrayant et condamnable. Ensuite, que la victime de cette tentative d'incendie utilise cet événement pour faire de la "politique" et régler quelques comptes avec des aficionados, qu'il ose mettre entre guillemets, est intellectuellement tout aussi abject...
Mais il est vrai qu'après la sortie sur Simone Veil, qui a bien le droit de ne pas aimer les corridas, plus grand-chose ne nous étonne si ce n'est le silence assourdissant de quelques têtes pensantes de l'OCT.
Nous ne vivons décidément pas dans le même monde, Monsieur Viard.

04 juillet 2011

Vrai buzz, fausse polémique (?)



Dans son édition du jour, l'inénarrable revient sur le refus de 26 novilleros de se présenter à Millas pour y croiser des novillos de Joaquín Moreno de Silva. Il le fait en ces termes : "Selon divers "medias" taurins, 26 novilleros auraient refusé de toréer les novillos de Moreno Silva programmés à Millas le 7 août. Renseignement pris, il y en aurait en fait deux, dont un a des excuses en raison de son inexpérience. Ce qui n'empêche pas le buzz d'enfler et d'agiter les blogs ultras qui voient bien sûr dans cette information fausse, la preuve de la décadence de la torería."
Ah ! ce Dédé... toujours prêt à en découdre. Ça faisait longtemps, d'ailleurs. A moins qu'il ne faille voir là une manœuvre destinée à faire un peu de promotion à la placita de Millas dont il est, je crois, le prestataire de service.
N'oublions pas que dans un passé récent, Dédé fut le meilleur attaché de presse — et quel attaché de presse ! — que n'aura jamais une autre placita ; Dédé fut l'attaché de presse d'Orthez.
Peut-être veut-il reproduire, à un degré moindre, ce qu'il fit à Orthez du côté de Millas. Nous ne le saurons jamais. Les voix du gourou seront à jamais impénétrables.

Quoi qu'il en soit, je m'en voudrais d'être pointé du doigt pour diffuser de fausses rumeurs. Je rappelle donc que ce qui semble bien être une information a été diffusé par l'hebdomadaire Semana Grande, et repris ici en citant bien évidemment la source.
Oui, lorsque l'on reprend une information publiée ailleurs, c'est la moindre des choses de citer la source.
Concernant cette "affaire" de refus, Florent Moreau publie sur son blog un mail adressé au rédacteur en chef de Semana Grande par le président du comité des fêtes de Millas, ainsi que la réaction de Marc Lavie aux attaques du "phare". Je reprends ici ce mail avec l'aimable autorisation de Florent.
Bon, affaire à suivre ?

On clique sur la photo pour bien lire le mail.