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20 septembre 2012

Tiens, tiens !


Me voici réconcilié avec la presse ! Depuis des semaines, les éditoriaux, les tribunes, les articles concernant la fameuse QPC (Question prioritaire de constitutionnalité) charrient plus de poncifs que de limon le Nil avant l'avènement du lac Nasser. Le tourbillon JT de Nîmes avait même, semble-t-il, fait  péter les dernières vannes d'infos vaguement vérifiées et fait verser d'urgence dans l'hommage auquel nul ne semble avoir vraiment assisté (Francis Marmande dans le Monde de lundi a pris un sacré coup de vieux)… Et cela partait assez mal cet après-midi en découvrant dans le Monde daté de demain (21 septembre) la légende photographique décrivant « Le torero espagnol José María Manzanares à la féria de Pentecôte de Nîmes, le 15 septembre ». Pentecôte en septembre, fin du monde en décembre !
Un peu plus bas, Marmande voulait bien nous faire part, pêle-mêle, de son enfance, de ses goûts et du brassage en « socialité » des arènes que l'on ne retrouve plus ailleurs. Mouais…
Je finis par attaquer l'article d'actualité de Catherine Vincent, agité par une motivation toute « juanpédrée », quand me sautent aux yeux ces quelques lignes : 

« Une QPC ne pouvant être déposée qu'à l'occasion d'un contentieux juridique, celle qu'examine actuellement le Conseil n'aurait ainsi pas abouti si les deux associations qui l'ont portée n'avaient auparavant déposé, en juillet 2011, une plainte au tribunal administratif de Paris. Celle-ci portait sur la décision, rendue publique en avril 2011 par le ministère de la Culture, d'inscrire la corrida au patrimoine culturel immatériel français. Pour Jean-Pierre Guarrigues, vice-président de CRAC Europe, il paraît “impensable de classer au patrimoine national un acte réprimé par deux ans de prison et 30 000 euros d'amende sur 90 % du territoire”. D'où le litige, qui a ouvert aux abolitionnistes de la corrida la porte du Conseil constitutionnel ? »

Et ce détail, il me semble que tout le milieu taurin s'était bien gardé de nous en faire part !

Tout ça parce que l'ONCT était jaloux de la tarte tatin…


Photographie Un vieil artisan d'un monde meilleur ne lésinant pas sur les moyens.

11 avril 2007

Séville


L'édition électronique du journal Le Monde publie dans son édition datée du 11 avril 2007 un très bel article de Francis Marmande, comme en écrit souvent ce journaliste et universitaire qui marrie si bien ses passions pour les toros, la littérature et le jazz.

Il est là davantage question de bars, et en particulier de l'inimitable El Picadero.

Profitons-en tant que ces lieux minuscules n'ont pas encore disparus et conservent leur âme. La semaine prochaine s'y prête tout particulièrement, dans la mesure où l'effervescence de la féria printanière commence à se faire sentir sans que les lieux sévillans plus nocturnes n'aient encore fermé leurs portes pour cause de farolillos. Et puis c'est la semaine du toro, avant que ce dernier n'abandonne la place aux "vedettes" de l'escalafón et aux guapas tout apprêtées.

Allez Solysombra, Laurent et moi te laissons les clés de la boutique, et nous reviendrons avec quelques nouvelles galeries. Et dis-nous suerte pour les toros !

19 octobre 2006

Et les toros sont morts...


Des photos pour l'hiver, maintenant que les toros sont morts et que la musique est parfaitement tue.

"Et alors, c'est ça qu'on voudrait supprimer, et le remplacer par quoi ? Par des corridas plus faciles qui se dérouleraient uniformément dans l'euphorie, avec oreilles et queues tombant du palco ? Une palinodie qui nous mènerait tout droit à la décadence de la fiesta ? Au misérable retour de l'utrero ?
Ne touchez pas au toro de lidia."
Jean-Pierre Darracq 'El Tío Pepe', Toros, n° 1344, 15/01/1989.

"José Bergamín et Luis Buñuel un soir de septembre à Madrid, devant la carte de La Sirène Verte :
- Pepe, que dirais-tu d'un carré d'agneau avec moi ?
- Non Luis, non, fait Bergamín. Je peux manger tant que tu veux des escargots, des gambas, des petits oiseaux... mais pour moi, à partir du lapin, ça ressemble trop au toro."
Francis Marmande, A partir du lapin, Editions Verdier, 2002.

"Los toros muertos tambien dan cornadas."
Luis Fernández Salcedo, Los Cuentos del viejo mayoral, Egartorre, 3° edición, 1999.

"Le bide cyclonique"
6 Juan Pedro domecq misérablement présentés, flatuches, podagres, mansotes, tarés et dégénérés. "Para calidad, ¡Domecq!"
Claude Pelletier, Callejón 6, 1986.

"Le taureau ne pense pas : il donne à penser.
Chaque taureau donne à penser au torero d'un mode distinct. Clair ou obscur, selon le taureau. Parce que le monde du taureau varie, selon son style."
José Bergamín, La Música callada del toreo (La solitude sonore du toreo), traduction de Florence Delay, Seuil, 1989.