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02 mai 2011

Yes they did


Vendredi matin, à la Maison Blanche, moquette bleu nuit et profonde. Budweiser au frais et pieds sur la table basse. Sur l'écran plat défilent des chapeaux bizarres, Elton John, son copain, Victoria Beckham, son copain... Et Pippa dans sa robe blanche. Elle a un copain, Pippa ? 

Mister President ? 
— Quoi ? Attends, là je suis en train de mater le boule de Pippa au mariage du grand dadais... Oh my god ! Look at this gorgeous ass !! 
Yes, sorry... but if I may... C'est pretty important !
¡Joder! pour une blanche, elle envoie. On aurait du mal à caser une seule cuisse de Michelle dans sa petite robe satinée, mais on en ferait bien son quatre heure de cette skinny bitch !! Oh yeaaah !
Mister President... I'm proud to let you know that we got him !
What's that ? Who ?!! Claude Puel finally ?!!
Bin Laden, Mister President... Usama Bin Laden, il est au Pakistan, il se la roule doucement dans une villa à 50 kilomètres d'Islamabad, tranquille comme un Manzanita en Andalousie. On attend vos ordres pour intervenir. 
— Ah... Finally... Son of a Bitch ! Let's kick his ass... ! Allons lui coller une bastos dans le p'tit pour nous apprendre à nous chier dans les bottes ! On l'empaille et on le colle à la place de la tête de 'Desgarbado' dans le salon ovale. 
But, 'Desgarbado' is alive... il est vivant !
Ah yes, Fuck him too !! Anyway... On fait quoi alors ? 
We must act quickly... Faire les choses très très vite ! 
OK guys, aujourd'hui on peut pas, Pippa's on TV ! Dimanche, ils déterrent le Polonais au Vatican donc forget it... Oh my God, c'est chargé comme semaine ! On peaufine ça et on se le fait sous huitaine ? Je voudrais en coller encore un peu dans la mouille de ce connard de Donald Trump pendant quelques jours. 
— No we can't wait Mister President... Il n'y a pas que ça... We got more : il est en partance pour Séville. 
— Séville au Portugal ? 
— Presque... en Espagne Mister President.
So Fuckin' what ? We'll kill him there, on ira le buter dans sa putain de Giralda ! Et on le débite en tapas et on se la colle au fino pour fêter ça. Toda la noche façon Batacazo et son orchestre brésilien !
— Il n'y a pas que ça... Mister President. Selon nos informations, il se prépare quelque chose à Séville, on sait pas encore quoi exactement, mais apparemment, on est sur le point de ne plus guère pouvoir tuer là-bas. And as soon as demain, samedi. 
WTF ?!! C'est quoi cette histoire ? No we can't ?
— On sait pas trop so far, une rumeur, une folie, un buzz... Ça part sérieusement en quenouille là-bas. J'ai entendu parler de grâce, de toros qui pourraient rentrer vivants aux corrales et couilles molles de série. Bref... C'est bon sentiment et guimauve à tous les étages, de l'exceptionnel dans le quotidien, la jambe contraire en arrière et le délire toro gentil... That kind of bullshit !
— Et de la margarine dans l'ibérico aussi ?! Fuckin' Sevillanos... Sont vraiment dégénérés ceux-là ! Ils font les malins avec leurs costumes pastels, leurs cheveux à l'huile et leurs ceintures tressées, mais ils ont pas vu un "bull" comme celui de Manhattan dans toute leur vie, les Señoritos ! Et les rats qui sortent dans leur "Masteranza", c'est pas a shame déjà ?! and now they don't even kill 'em ??! How dare they ?!! Can they, really ?
Yes they can, Mister President... if Bin Laden arrive à Séville... We're fucked, on le dézinguera jamais. Avec ou sans picotazo andalou, même avec la langue pendante et la barbe en berne, le cul aux planches, ils sont foutus de l'épargner pour peu qu'il soit sympa avec le premier bullfighter beau gosse venu.
All right, let's get him in Pakistan avant qu'il ne soit trop tard... Ohhh Pippa, Pippa ! You're so hot, baby !

05 novembre 2008

Yes, we can !


Une chose est certaine, il n’y a pas que les toros dans la vie. D’ailleurs, aujourd’hui, nous n’allons pas parler toros. Trop de toro, pas assez d’humain, le voilà le danger. Ne pas s’obséder, ne pas faire de fixation trop importante sur le toro, la voilà la clef. Quelques élites, à force d’observation, l’ont bien compris, avant tout le monde. Et ils ont pris les devants, tel des visionnaires, élus de Dieu, d’Allah et du prophète. Et par-delà l’incompréhension de quelques crasses ignares obsédés par le toro, ils se sont élevés et nous ont montré la lumière. Hélas, il me faut bien reconnaître que, par ici, quelques crasses ignares doivent avoir, un peu, de la merde dans les yeux. Mais, dieu merci, l’histoire parfois s’accélère et nous éclaire, nous ramène a des réalités bien plus riches, nous montre enfin le chemin. Inutile de vous dire que ces derniers jours la rédaction de Camposyruedos était en haleine permanente, partagée entre l’espoir et la crainte ; l’espoir d’un lendemain meilleur, différent, et la crainte que tout s’arrête. C’est vrai, ceci peut être very exciting comme me l’a écrit mon cousin d'Amérique. Mais cela peut être également terriblement angoissant. La simple idée de passer à côté de quelque chose d’essentiel, l’angoisse de se dire que notre avenir ne tient finalement à rien, un simple fil ténu, invisible, un fil totalement virtuel ; cette simple idée impose le respect, et le silence.
Alors, nous avons retenu notre souffle, nous avons gardé le silence, comme pour conjurer le sort, forcer le destin. Et maintenant que la page s’est tournée, qu’un jour nouveau s‘est levé, oui, je peux vous le dire, nous avons prié, nous avons prié pour que le technicien de France Télécom trouve enfin le temps d’aller réparer la ligne ADSL de notre plus fidèle et plus productif « posteur » de commentaires : Bruno !
Oui, nous avons pris conscience que notre avenir à tous, dépendant de la plus ou moins bonne volonté du technicien local de France Télécom. Et ceci, vous pouvez le tourner comme vous voulez, ceci est totalement effrayant…
Mais, dieu merci, God bless Camposyruedos, God bless Bruno, ce jour est venu. Le jour est finalement venu ou un matin, un technicien local d’une agence France Télécom s’est réveillé et s’est levé et s’est écrié : Yes I can ! Oui, je peux, oui je peux aller chez Bruno réparer sa ligne ADSL… Alors il s’est levé et a marché pour réparer la ligne de Bruno. Et ceci, presque au même moment où à 7 heures d’avion de là, Barack Obama se faisait élire Président des Etats-Unis d’Amérique.
Un signe du destin énorme, phénoménal. Bruno rebondissant dans la blogosphère en même temps que Barack Obama prenait le pouvoir aux States. Je vous le disais bien l’autre jour que le rebond blogosphérique existe. En voici une autre preuve.
Hélas, à Camposyruedos nous ne sommes que de crasses ignares. Alors, dès que l’occasion se présente, nous mettons de côté l’humain pour nous préoccuper de ce qui nous obsède : le toro. Et ce matin, ce toro m’est revenu en pleine figure, comme un boomrang, par le biais de France Info. Au moment même où Bruno rebondissait dans la blogosphère, au moment même où Barack Obama se faisait élire, à Kogelo, un petit village kenyan d’où est originaire le nouveau Président des States, la foule en liesse, pour fêter la victoire de son héros et dans le plus pur respect de ses traditions locales ininterrompues décidait de sacrifier un toro. L’histoire ne dit pas s’ils l’ont sacrifié avec une pique andalouse, une mexicaine, ou une kenyane. Mais il est vraiment rassurant de se dire que ces gens-là, dans les grandes, les très grandes occasions, ne pratiquent pas l’indulto populiste et à la petite semaine. ¡Vaya afición la de Kogelo! Yes we can !