Affichage des articles dont le libellé est Guarismo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guarismo. Afficher tous les articles

06 octobre 2012

Problème de maths


Pour comprendre ce texte, il convient de lire celui-ci (d'abord) et celui-là (ensuite). Certains, comme Pierre Vidal (organisateur et commentateur de la course de Mimizan) et André Viard, se sont émus d'une soi-disant « polémique » menée à l'encontre du ganadero Jean-Louis Darré. La revue Semana Grande et Campos y Ruedos (il n'était nullement question pour nous de lancer une polémique ou de mettre en doute la probité de M. Darré, et je ne pense pas que la revue de Marc Lavie diffère sur ce point) seraient en cause, car les deux auraient eu la sotte idée de relever le fait avéré que les toros des fers Camino de Santiago et Ganadería de l'Astarac, lidiés à Mimizan le 25 août 2012, portaient le guarismo « 9 ». M. Viard, deux mois après la bataille, se fend donc d'une mise au point abracadabrantesque pour défendre son ami le ganadero gerseois (il l'écrit comme ça « gersois »). Avant de revenir plus longuement sur ces histoires de saillie, de déclaration de naissance et de guarismo, car ici nous sommes tontos et mansos, et il y a des choses à écrire, nous vous proposons un petit exercice de mathématiques pour affoler vos neurones.

À savoir qu’une vache brave vivant en terres gersoises (sans « e » s’il vous plaît) est butinée par un rude semental en décembre 2006, et sachant que la gestation d’une vache est de neuf mois…
— Quand naîtra le fruit de la sauterie ?
— Plus ou moins en septembre 2007, m’dame, voire fin août si c’est un peu prématuré !
— Va pour septembre 2007. Maintenant, sachant que le veau est donc né en septembre 2007, quand atteindra-t-il l’âge de quatre ans ?
— Ben, en septembre 2011…
— Oui, c’est bien mon petit.
— Mais non, m’dame, c’est en septembre 2010 !
— André, je t’ai déjà dit mille fois qu’avant de répondre il fallait réfléchir : 2007 + 4 = 2011 ! Tu auras beau le tourner dans tous les sens, ça ne changera rien. Si tu arrêtais un peu de faire la girouette et si tu écoutais mieux, tu saurais compter en entrant en 6e, André !… Tu me copieras cent fois : « 7 + 4 = 11 ».

05 septembre 2012

Guarismo « 9 »


Sur son blog, le Cercle taurin mimizannais annonçait la couleur, le buste en avant : « Ce sera la corrida la moins chère du Sud-Ouest. » À gratter un peu on comprend mieux pourquoi : en effet, les novilladas ont toujours été moins coûteuses pour l’aficionado que les corridas pour les raisons simples qu’un lot de toros coûte habituellement plus cher qu’un lot de novillos, que le « salaire » des coletudos, tout comme celui de la cuadra de caballos, est plus élevé lors des corridas, ainsi de suite.

À Mimizan, c’était « moins cher » qu’ailleurs car il s’agissait d’une novillada et non pas, comme pouvait le laisser croire l'affiche, d’une corrida.

Par l’entremise d’un ami qui a eu accès à la fiche vétérinaire des novillos lidiés à Mimizan le 25 août dernier, il apparaît que les bêtes envoyées par l’élevage Camino de Santiago n’avaient pas l’âge requis pour combattre en corrida de toros (à l'exception du sobrero du fer Ganadería de l’Astarac qui, lui, frôlait les cinq ans). À vous de juger…

« 6 Camino de Santiago et 1 Ganadería de l'Astarac (4 bis) :
— 1. N° 22, negro listón, annoncé à 505 kg, né en septembre 2008.
— 2. N° 21, negro listón, annoncé à 520 kg, né en octobre 2008.
— 3. N° 20, negro, annoncé à 555 kg, né en septembre 2008.
— 4. N° 7, colorado chorreado, annoncé à 510 kg, né en octobre 2008.
— 4 bis. ‘Vampirito’, Ganadería de l'Astarac. N° 10, negro, annoncé à 555 kg, né en septembre 2007.
— 5. N° 12, negro, annoncé à 520 kg, né en septembre 2008.
— 6. N° 18, negro, annoncé à 570 kg, né en septembre 2008. »

Les toros portaient donc le guarismo « 9 » en entrant en piste. L'on doit évidemment s'étonner qu'éleveur, empresa et vétérinaire aient accepté de ne pas respecter les règles élémentaires de la corrida et de l'âge des toros — et que l'on ne vienne pas nous causer des quatre herbes et des trois brindilles : les toros n'avaient pas quatre ans ! Doit-on également être atterrés qu'aucun média digne de ce nom ne se soit fait l'écho de tout cela ? Peut-être faut-il croire qu'à Mimizan, après tout, la présence des antitaurins arrange bien certaines affaires, permettant ainsi de ne pas évoquer le nerf de la guerre : les toros.