18 novembre 2007

Frascuelo - Pauloba, le mano a mano en question.

Un sujet de débat est actuellement au cœur des discussions d’une partie de l’afición madrilène. Faut-il ou non appuyer la plataforma qui réclame l’organisation du mano a mano «Frascuelo» - Pauloba ?
Les frileux ont plusieurs craintes : une récupération de la chose par les taurinos et l’utilisation qui pourra en être faite. Est également avancé le fait que malgré l’immense cariño que nous avons pour ces deux toreros, la probabilité d’une tarde glorieuse est faible. D’autres avancent encore que les aficionados ne sont pas des organisateurs et n’ont pas à l’être. Mais l’argument, à mon sens, le plus pertinent est que nous demandons la programmation de deux matadors sans nous préoccuper, à priori, du principal : la ganaderia.
Ben oui... je reconnais et bien volontiers que pour cette fois nous prenons les choses à l’envers. Mais comme dit l’autre : «un coup fait pas la pute…» Nous reviendrons sur la question un de ces jours.
Pour le reste, les arguments de ceux qui sont favorables sont de plusieurs sortes.Que les taurinos récupèrent la chose est au bout du compte sans importance. S’ils la récupèrent de façon positive, en cas de succès, grand bien leur fasse. Tout le monde sera content. Si au contraire, en cas d’échec, plus probable, ils l’utilisent pour nous pointer du doigt et «se payer» une partie de l’afición, finalement, peu importe également. Au mieux nous ignorerons les attaques, au pire nous polémiquerons, ce qui, tout de même, devrait être à notre portée ! Pour ce qui est de jouer les organisateurs de corrida, disons que personne ne joue à rien. Des aficionados expriment publiquement un désir, c’est tout. D’ailleurs, si la corrida sort mal présentée et mauvaise, ça ne sera pas la faute de l’afición mais de l’empresa et du ganadero… Y no pasa nada. Quant aux toreros, s’ils fracassent eh bien ce sera de leur fait également…
Je ne pense pas qu’il nous faille chercher la petite bête, s’attarder inutilement ou se compliquer trop la vie. Il est vrai que la probabilité que cette course soit triomphale est faible. Et alors ? Faut-il rappeler le nombre de courses insipides, voire minables, organisées à foisons chaque temporada à commencer par certaines qui se déroulent dans la première arène du monde ?
Cette demande, n’est finalement rien d’autre que la constatation qu’il existe encore quelques aficionados romantiques, amoureux d’une autre conception du toreo que celle qui consacre le règne du derechazo à la chaîne, fut-il donné avec la plus savante des connaissance. C’est tout, et ça n’est peut être pas la peine d’en faire une montagne. Quel est le risque ? Aucun à mon sens. Au mieux nous prendrons plaisir à voir toréer ces deux là. Au pire nous nous ennuierons. Ca ne sera pas la première fois et pas la dernière. Il n’y a aucune raison, mais vraiment aucune, de nous auto flageller. Il me semble.

http://plataformamanoamano.blogspot.com
Pour voter c'est par là : firma aquí para pedir el mano a mano.

1 commentaires:

JM Colomar a dit…

Le 20 Août 95, j’ai assisté à une course de Valverde à Las Ventas avec au cartel Frascuelo, Juan Antonio Esplà et Miguel Martin .Ce fut certes une corrida sans « oreilles », mais une de celles dont se souvient longtemps après l’aficionado .Me reste en mémoire, l’image d’un Frascuelo jambes écartées, de face et en face de son toro pour un trincherazo impossible, énorme de domination et que je n’ai plus jamais vu réédité de la sorte (d’ailleurs quelqu’un saurait –il le nom de cette suerte ). Il interrompît sa vuelta à hauteur du tendido siete pour un salut du buste, cape impeccablement pliée sous le bras et mèche en bataille. De fait, c’est l’essence même de la toreria que nous avions pu renifler ce jour là ; inconscients que nous étions de la précieuse rareté de ces instants. Emilio Martinez dans El Pais du lendemain titrait : « Còmo huele a torero ! »Et voici en résumé ce qu’il écrivit de la tarde :
« …Frascuelo destapò el tarro de las esencias y perfumò con aromas candeales de rancia troreria la càtedra de la fiesta. Tantos efluvios calaron en el corazon de esa especie a extinguir que son los aficionados feten,y uno no aguanto mas. Saltò como un muelle,se le rompiò el alma y se le quebro la garganta : « Còmo huele a torero ! »Mientras, el titular de la causa, ese veterano coletudo escapado de antiguas postales sepia de los padres de la tauromaquia… continuaba pariendo una intensìsima sinfonia de olores, colores y sabores …. »
Il va sans dire que j’approuve l’idée de ce mano a mano.

JM Colomar