
Imaginez que vous soyiez du Nord et que vous souhaitiez, pour la première fois, assister à une corrida — non, ne prenez pas le tramway pour Roubaix. Optez plutôt pour le Sud au mois d'août (Est ou Ouest, décidez-vous à Paris sinon gare...), posez votre sac dans une ville taurine, regardez les vitrines puis, au jour et à l'heure dits, présentez-vous au guichet... d'où vous ferez rapidement demi-tour, direction le distributeur de billets, car vous n'aviez prévu que quarante euros...
Imaginez maintenant que vous soyiez de n'importe quel coin de notre douce France, même du Nord, et que vous souhaitiez, pour la première fois, assister à un combat de coqs — non, n'achetez pas La Voix du Nord et ne poussez pas la porte du syndicat d'initiative. Prévoyez au moins une semaine, soyez malin et armez-vous de patience, sachez dire « non merci » en ch'timi lors de vos tournées des estaminets puis, si vous avez l'esprit taquin ou du temps à tuer... vous écrirez à Luce un récit outré sur les combats d'lapins !
En plus Pour le lecteur curieux, un article passionnant de Marie Cegarra paru en avril 1988 dans Terrain, revue d'ethnologie de l'Europe : « Les coqs combattants ».
Image Rémy Cogghe © Combat de coqs en Flandre, 1889 / Huile sur toile, 206 x 129 cm / Legs Henri Selosse en 1924, La Piscine — Musée d'Art et d'Industrie André Diligent de Roubaix.