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19 décembre 2012

Fous de Camargue


En découvrant Gaston Bouzanquet je découvrais non seulement Carle Naudot, mais également le lien qui l’unissait à la famille Yonnet : en 1906, il épousa Joséphine, une des six filles de Christophe I (1817 – 1912).
Auteur de la préface de la réédition de l’ouvrage Camargue et Gardians1, Hubert Yonnet est le fils de Christophe II, lui-même fils de Joseph Henri — l’un des deux fils de Christophe I et donc frère de Joséphine2.
Alors, qui est Carle Naudot pour Hubert Yonnet ?… 

1 Carle Naudot, Camargue et Gardians, Actes Sud/Parc naturel régional de Camargue, 2012. 
2 Les informations sur la généalogie de la famille Yonnet proviennent de l’ouvrage de Pierre Dupuy Histoire de l’élevage du toro de corrida en France (La Renaissance du livre, 2003, p. 54). 

NOTA. — Le musée de la Camargue, qui détient les importants fonds Bouzanquet et Naudot, est fermé pour travaux depuis le 29 octobre dernier. Il doit rouvrir en novembre 2013. 


Photographie Toros de Yonnet sur leurs terres de Camargue — François Bruschet 

09 juillet 2012

Yonnet


Nous serons presque tous à Céret… Ce dimanche 15 juillet à 18 heures, Lunel verra sortir une novillada d'Hubert Yonnet combattue par Cayetano Ortiz, Roberto Blanco et Fabio Castañeda.




02 avril 2012

830


Le matin, ce n'était encore qu'un numéro.
C'était samedi, dernier jour de mars. Il avait sans doute quelque chose à fêter le 830. Son anniversaire ? Allez savoir… 830, né en mars 2008, à « La Bélugue », en Camargue. Mais la fête c'était surtout pour les gardians. Et ils ont trinqué ! Galopades, deux portes cassées, charges violentes, démarrages, esquives, le 4X4 éborgné, un phare en moins, poursuites, chevauchées, tours, détours, retours, contours, bonds et rebonds… 830, infatigable et toujours frais comme un gardon. C'est sous ce nom qu'il s'est présenté à Vergèze le lendemain dimanche 1er avril : 'Gardon'.
Demandez à Luis González comment il a trouvé le poisson…

'Gardon', n° 830, toro de Hubert Yonnet.

Dans quatre ans, le 1er avril c'est un vendredi… jour du poisson. À « La Bélugue », on frétille déjà ! 

Né en mars 2012.

23 février 2012

Des Valverde… français


Ça commence à transpirer. L’élevage Héritiers du Curé de Valverde a été vendu… à un Français.

C’est donc en Camargue, pas très loin d’Alès finalement, que vont atterrir « les restes » de l’élevage. J’utilise les guillemets car nous ignorons dans quel état se trouve actuellement le cheptel. La seule chose que nous pouvons dire, c’est que l’heureux (on verra) propriétaire de cette vacada mythique n’est pas Simon Casas ! C’est tout ce que nous pouvons en dire pour le moment.

Trève de plaisanterie, et de mauvais goût, j’en conviens, il n’empêche que j’ai une pensée pour Salva…

02 janvier 2011

Histoire d'eau


Le toro n'apprécie l'eau que modérément — on veillera tout de même à ce qu'il en ait toujours à sa disposition... Un toro les sabots au sec vaut mieux qu'un les ayant trop longtemps dans l'eau stagnante, car celle-ci, non contente d'être un formidable vecteur de maladies diverses, pourrit tout. Vétérinaires et éleveurs lui reprochant aussi d'affaiblir les pauvres bêtes qui n'ont pu faire autrement que croupir dedans.
Le canard, lui, raffole de l'eau mais ne supporte guère que les lourds et placides bovins se voient contraints de partager sa mare. Quand la coupe est pleine, le palmipède le plus lettré de la bande n'hésite pas un instant : il dégaine sa plume et canarde, faisant savoir à la France entière combien l'élément liquide peut être néfaste aux bioù et braves de Camargue — chacun chez soi et les vaches seront bien gardées...

« Les taureaux de Camargue prennent l'eau
Jusqu'ici, le taureau de Crau menait une vie idéale. Dans ce coin de Camargue, il avait de l'espace en veux-tu en voilà pour gambader et une bonne herbe grasse à brouter. Et du foin uniquement l'hiver. L'endroit était tellement agréable que les taureaux s'y étaient adaptés sans problème.
Avant d'aller combattre dans l'arène, ils menaient là une vie de prince. "Désormais, à cause du port de Marseille qui bloque l'écoulement des eaux, mes bêtes vivent les pieds dans la boue", dénonce l'éleveur camarguais Pierre Gallon. Le fier animal passe en effet son temps les pattes dans une terre détrempée, à mâchouiller de l'herbe pourrie. "Au lieu de quinze jours par an, nous sommes inondés les trois quarts de l'année !" L'eau stagnante favorise les parasites, détruit les végétaux et fragilise les bêtes. Les toros espagnols sont particulièrement affectés, mais aussi les autochtones, qui, contrairement aux idées reçues, ne passent pas leur vie dans les marécages, à manger des roseaux : "Ça leur pourrit l'estomac", dixit Pierre Gallon.
Sur un troupeau de 250 bêtes, l'éleveur déplore la perte de 25 d'entre elles en un an, sans compter les bêtes malades. Pour lui, si les fortes pluies sont en cause, c'est surtout le port de Marseille qui est responsable de cette Berezina. Ce dernier est en effet propriétaire du barrage de Galéjeon, en aval de la plaine de la Crau. A l'origine, cet ouvrage est censé empêcher la salinisation de l'eau douce par la Méditerranée en bloquant la remontée du sel. Mais il sert aussi pour assécher les terres en amont. Le trop-plein d'eau se déverse alors dans un étang, maintenu à un niveau suffisamment bas histoire de pouvoir faire la manœuvre. Avec ce système, tout le monde était content : les agriculteurs n'étaient pas inondés, et le port de Marseille avait à sa disposition un bassin d'eau douce, une ressource fort appréciée par les industries. Or celles-ci sont devenues plus nombreuses. Et plus gourmandes.
"Face à la demande croissante des industriels en eau douce, le port n'a eu de cesse d'augmenter le niveau de l'étang, au-delà de la limite. Ce qui fait qu'en cas d'inondation on ne peut plus ouvrir les vannes sous peine de le faire déborder", déplore Jean-Claude Tarazzi, lequel, avec d'autres éleveurs, a porté plainte au tribunal administratif, pour absence d'arrêté préfectoral autorisant une telle manœuvre.
Si le port de Marseille reste muet sur la question, à la préfecture on se montre bien embêté : "Techniquement, le port fait ce qu'il veut, mais, étant donné les implications environnementales, un arrêté est en cours d'écriture, impliquant la création d'un conseil consultatif", avoue Pascal Verdon, de la Direction départementale du territoire et de la mer (DDTM). Espérons que les taureaux pourront y participer. Sinon, ils peuvent toujours immigrer en Espagne ! »
Professeur Canardeau, Le Canard enchaîné n° 4905 du mercredi 29 décembre 2010.

NDLR Par « port de Marseille » entendre Grand port maritime de Marseille (GPMM), anciennement Port autonome de Marseille, dont l'emprise va du Vieux-Port de Marseille à Port-Saint-Louis-du-Rhône Si l'élevage auquel il est fait allusion est bien celui de Gallon, alors les éleveurs — fils d'Aimé Gallon — se prénomment Michel et Jean-Pierre (et non Pierre). Pan sur le bec ?

Images Toro de Prieto de la Cal les pieds dans l'eau au campo près de Huelva © Laurent Larrieu Toro (bleu, blanc, rouge) de Gallon les pieds au sec dans le ruedo arlésien © Luigi Ronda

02 octobre 2010

Les toros « peace and love »


A l’arrière du pickup, appareils photos en bandoulière, entre safari et rodéo, deux gamines de neuf ans piaillent, comme des gamines de neuf ans.
Au volant c’est Charlotte Yonnet, qui respire le campo, son campo, ses toros.
Des toros « peace and love » pour des gamines qui ont décidé n’avoir plus l’âge de jouer à la barbie, mais ne sont pas encore assez grandes pour s’intéresser à la généalogie du campo.
Alors, le Y dans le C marqué au fer rouge sur le flanc des toros de Charlotte, pour les deux gamines, ça fait des toros « peace and love »...
Il n’y a vraiment que chez des gamines de neuf ans que les toros de Charlotte peuvent inspirer la paix et l’amour.
Pour les taurins, au mieux la guerre, au pire un truc démagogique qu’il conviendrait d’humaniser, c’est-à-dire éliminer. Aucun amour là-dedans, peut-être même pas du respect.
Entre tout ça, les aficionados qui ont perdu leurs illusions de gamins, et même d'adultes, mais persistent à conserver l’espoir et l'envie de voir sortir en piste ces animaux, ou leurs semblables.
Aujourd’hui il fait très chaud, l’été ne veut pas finir et la novillada qui s’étire sous nos yeux est déjà impressionnante. Plusieurs novillos sont déjà « faits » et portent dans leur regard un mystère, plutôt effrayant. Novillos, novillos-toros, montagnes de chair, de cornes et de poils. Ils fouleront, peut-être, le sable d’une arène en 2011, et font déjà peur.

>>> Retrouvez les toros « peace and love » des héritiers de Christophe Yonnet sur le site www.camposyruedos.com, rubrique CAMPOS (les quinze premières photos sont consacrées à ces novillos, les six dernières à des toros de quatre ans déjà adultes).

PS 1 J'en profite pour faire passer deux petits messages personnels : Christian une vie de m... (pas tant que ça !) est prié de prendre contact avec la rédaction (contact@camposyruedos.com), de même que Miguel, aficionado portugais voisin de Fuentes de Oñoro...
PS 2 La photo qui illustre ce post montre un toro — les novillos sont dans la galerie du site.

08 juillet 2010

Yonnet 2010


Une galerie consacrée aux toros souvent cinqueños d'Hubert Yonnet est disponible en galerie CAMPOS du site www.camposyruedos.com.
La plupart de ces toros sont destinés à être combattus à Cenicientos. Vous y verrez également le très spectaculaire sardo (?), numéro 574, destiné à la corrida concours de Vic-Fezensac.

yonnet

01 juillet 2010

Vous


Ce René Chavanieu est assurément un drôle de type.
Après une trajectoire professionnelle bien remplie, dans le nucléaire, il décida de prendre sa retraite dans un cabanon camarguais, sans électricité et pas plus d’eau potable. Le genre d’aboutissement improbable qui ne s’invente pas.
Chavanieu n’était pas devenu écolo-bobo avant l’heure. Chavanieu était juste devenu mayoral, chez Riboulet.
Oui, ce Chavanieu est assurément un drôle de type, et Riboulet l’était tout autant.
Si vous demandez à "Chacha" de vous expliquer pourquoi, avec Riboulet, ils se sont vouvoyés toute leur vie malgré une amitié ancienne, il vous expliquera, le plus naturellement de monde, qu’il est plus difficile de se traiter de con lorsqu’on se vouvoie. Et en Camargue, on lâche très facilement, trop sans doute, le « tu es un con » qui peut avoir des conséquences trop rapidement définitives. A l’inverse, on ne se dit pas : « vous êtes un con ». Et lorsqu’on est mayoral chez Riboulet, et qu’on arrive du nucléaire, mine de rien, ce genre de chose peut avoir son importance.

06 janvier 2010

Yonnet !

La galerie avait malencontreusement disparu, à moins qu'il ne se fut agi d'une oeuvre maléfique et destructrice des antis... Peut-être allons-nous demander une enquête à l'OCT... Non, c'était pour rire...
Les Yonnet, superbes, sont de retour sur Camposyruedos !

>>> Redécouvrez la galerie retrouvée sur http://www.camposyruedos.com/, rubrique CAMPOS.

Photographie Estampe de Hubert Yonnet © JotaC / Camposyruedos

27 octobre 2009

Chefs-d'œuvre inconnus


Madrid y avait un temps songé. D'autres peut-être en Espagne, peu en France. Ils restent à La Bélugue, splendides et inédits.

Vous pouvez retrouver dans la rubrique CAMPOS une galerie des toros d'Hubert Yonnet.

Photographie Un sardo d'Hubert Yonnet © JotaC / Camposyruedos

09 septembre 2009

Toro de Yonnet


Ce superbe n° 567, choisi par Hubert Yonnet pour représenter son illustre fer à la corrida concours d’Arles, je savais pouvoir le retrouver au campo, dans les marais, capté par l’objectif (japonais) intrigué et pourtant familier de Solysombra. Détonnant sur les terres humides de La Bélugue, son pelage enrichit de fort belle manière la palette chromatique des toros appelés à combattre, ce vendredi, dans l’amphithéâtre : trois negros, un jabonero, un cárdeno et un... un de la couleur des salins (de Giraud) qui aurait mis ses chaussettes à l’envers, peint ses lèvres de noir puis enfilé une cagoule à visière (?) et qui aurait passé sa vie à promener sur ses épaules une (très) fidèle colonie de mouches près des rives du Fangassier...

Entre Crau et Méditerranée. Entre Beauduc et Le Paradis. Dans les bras du Rhône.

Image 'Blanquet', toro ensabanado capirote mosqueado lucero bocinegro et botinero © Camposyruedos

05 mars 2009

Yonnet, 150 ans


Vous le savez sans doute, en 2009 la famille Yonnet fête les 150 ans de l'élevage.

A cette occasion, Hubert et Françoise Yonnet ont décidé d’organiser une exposition retraçant l'historique de la manade. Une petite équipe d’aficionados les aide à rassembler et organiser la documentation.

Les personnes détentrices d’affiches ou de photos susceptibles d’intéresser Hubert et Françoise peuvent contacter laurent Giner par e-mail : lginer@wanadoo.fr ou même Camposyruedos. Nous ferons suivre.

23 février 2009

Yonnet dans le vent froid


Balayés par le vent froid, les toros de Charlotte et de "Quinquin" Yonnet espèrent une destination pour la temporada 2009.

En attendant, retrouvez sur le site une galerie de notre visite chez les héritiers de Christophe Yonnet. C'est par ici, rubrique CAMPOS.

Photographie Un semental des héritiers de Christophe Yonnet @ Camposyruedos

10 décembre 2008

'Montenegro'


- Hubert, si vous deviez n’en garder qu’un ?
- Oh… 'Montenegro', évidemment… Celui-là… six piques.
Mais six piques, pas six refilones, six vraies piques… fortes.
A côté de moi il y avait le ministre, Emmanuelli… Il m’a demandé : "Ça vous fait quoi d’avoir élevé cet animal ?"
Je me souviens lui avoir répondu que ce 'Montenegro' me payait pour tout ce que j’avais pu faire avant et pour tout ce qui pourrait m’arriver ensuite. Et tu sais, ensuite, je n’ai jamais rien vu de tel, ni chez moi ni chez les Espagnols ni chez personne.

- Quand on pense à ce qu’on indulte aujourd’hui !
Oh, mon pauvre ! A l’époque ça ne se faisait pas tous ces indultos. Il y a bien eu quelqu’un je crois… attends… oui… Capdeville, c’était Capdeville qui réclamait l’indulto. Il a crié plusieurs fois pourtant : « Indulto ! » Mais il était le seul et personne n’a suivi... Au palco, il y avait Zocato...

- Ah bon, Zocato ?
- Oui, Zocato, je crois bien. Pourquoi ?

- Non, pour rien.

'Montenegro', Saint-Sever, 23 août 1981, six piques, une seule pétition d’indulto.
'Montenegro', le souvenir d’une vie de ganadero.

07 décembre 2008

Le dicO (IV)


Au milieu de nulle part, ou pas loin, entre Salin-de-Giraud et la plage de Piémanson, un homme libre a fait l’amour avec la nature. Ce fut quelque chose d’absolument étonnant. Je ne sais pas vous, mais moi il me rappelle ces personnages de Folon qui venaient flotter sur nos écrans de télévision. Ces plantes, dans lesquelles cet homme libre semble tant se plaire, c’est de la salicorne. Les toros ne la mangent pas, mais je ne suis pas certain qu’ils aient raison. Les frères Roca, à Gérone, l’associent avec la délicatesse d’un filet de sole, du fenouil, du citron et, cela va de soi, de l’huile d’olive. J’en ai gouté cet été. C’est très salé. Josep Roca suggère d’associer ce plat avec un blanc de la Grange des Pères, pour un mariage très au Sud.
Pendant ce temps, presque au même moment, aux halles de Nîmes, chez Bruno, Juanita la Vaca achetait des petits pâtés, de Nîmes justement. Il n’y a pas de lien. Enfin si, il y en a un. Mais le fil serait bien trop long à dérouler.
Pendant ce temps, à Paris, en 1960, Jeanloup Sieff faisait un très joli portrait d’un artiste encore inconnu. Pour le coup, il n’y a vraiment aucun rapport.
Et Sieff, dans son incontournable « demain le temps sera plus vieux », légendait ainsi son portrait de Jean-Michel Folon : « Il habitait un tout petit atelier rue de l’Echaudé, et je fis sa connaissance en réalisant ce portrait. Ensuite il devint célèbre, mais il n’y a aucune relation de cause à effet ! » Allez savoir…

En attendant je vous laisse avec les Andalous.

CALIFA. Cualquier torero nacido en Córdoba o aledaños (hasta Sabadell).
N’importe quel torero né à Cordoue ou dans le voisinage (jusqu’à Sabadell).

CAPOTE. Estructura rígida de grandes dimensiones con el que los diestros marean a los toros a base de mantazos y los subalternos hacen de la lidia una capea. Su color rosa recuerda aquellas telas sueltas con que, dicen, se lanceaba a la verónica o se galleaba para colocar al toro en el caballo.
Structure rigide de grande taille avec laquelle les diestros écoeurent le toro à force de mantazos et les subalternes font de la lidia une capea. Sa couleur rose rappelle ces toiles souples jadis utilisées pour toréer à la véronique ou par galleo afin de positionner le toro face au cheval.

CONFIRMACIÓN. Primera vez que el ya considerado matador de toros se enfrenta a uno de verdad (aunque lleve 14 años de alternativa).
Première fois qu’un torero, déjà considéré comme matador de toros, affronte un véritable toro (même s’il a pris l’alternative quatorze ans auparavant).

ENTREPELADO. Estado en que el toro pasa sus últimas horas, que comprende entre el paso por la barbería (donde sufre el primer pelado) y el desolladero (donde se le arranca la piel).
Etat du toro qui vit ses dernières heures. Cela comprend le passage chez le coiffeur (où il subit la première tonte) et le desolladero (ou on lui arrache la peau).

NATURAL. Sabor clásico del yogur. Hoy gustan mas si son semidesnatados o azucarados.
Saveur classique de yogourt. Aujourd’hui il sont particulièrement appréciés demi-écrémés ou sucrés.

PETO. Protección enguatada bajo la cual, aseguran los expertos, se oculta un caballo de picar.
Protection capitonnée sous laquelle, selon les experts, se cache un cheval de picador.

11 novembre 2008

Agua sin gas


Il y a longtemps que je n’avais vu la Camargue à ce point gorgée d’eau. Les pluies incessantes de la semaine dernière en sont bien évidemment la cause et dans le campo à toro seules les terres les plus hautes sont à ce jour accessibles. Nous avions prévu, hier, de parcourir en long, en large, et en travers les pâturages de Philippe Cuillé et Hubert Yonnet. Il a fallu nous contenter de la portion congrue. Chez les deux ganaderos aucun toro n’était accessible, et même les plus habiles des 4x4 s’y seraient embourbés. Que ce soit chez les Cuillé ou chez Hubert Yonnet seules les vaches étaient à portée de téléobjectif et vous pourrez les découvrir dans une galerie en rubrique CAMPOS du site. La lumière de cette journée fut très changeante, jamais évidente, souvent laiteuse et offrant peu de contraste. Heureusement Photoshop est notre ami ! Comme bien souvent, ces journées-là s’achèvent dans le salon d’Hubert, à évoquer avec lui de vieux souvenirs mais aussi l’avenir et la temporada prochaine. Ici, à La Bélugue, elle sera un peu particulière puisque la manade fêtera ses 150 années d’existence. Cent cinquante ans aux mains d’une même famille, à maintenir.
Au cours de la conversation nous avons évoqué le débat sur la pique qui agite en ce moment les professionnels de la réunionite. En résumé, on peut avancer qu’Hubert Yonnet partage très majoritairement ce qui a souvent été évoqué ici. Pour lui, le problème principal n’est pas la taille de la pique mais la manière dont celle-ci est utilisée par les picadors. Et puis, évidemment la force du toro. C’est au bout du compte tellement évident... quoique pas pour tout le monde…

03 septembre 2008

Portfolio


Un portfolio. Ça fait chic d'annoncer un portfolio. Ça fait classe, surtout lorsqu'on a rien à dire. Et ça évite de devoir se répandre inutilement. Aujourd'hui, Camposyruedos vous propose donc un portfolio sur le marquage des veaux dans l'élevage des héritiers de Christophe Yonnet. Un de plus me direz-vous. Oui, un de plus, mais je l'aime vraiment bien celui-là. Alors je vous le soumets.
Je n'ai pas grand-chose à vous en dire d'ailleurs de cette série de photographies, si ce n'est qu'il est assez inhabituel de marquer les veaux à la fin de l'été. Hubert était là, également, un peu surpris lui aussi par la période choisie. Charlotte m'explique qu'ils sont déjà très forts, et qu'ils ont décidé de les marquer maintenant pour éviter des complications ensuite.
Et c'est vrai que c'est d'une puissance rare un veau. Il faut les voir, lorsqu'ils se jettent de toutes leurs forces dans le cajón, en faisant trembler les armatures de métal, déplaçant presque la cage. Ils tentent désespérément de s'enfuir par cette ouverture bien trop petite mais finissent inévitablement par se retrouver coincés dans les bras du gardian. Ce ne sont que des veaux, mais sauvages et déjà si puissants. Le portfolio se trouve évidemment dans la rubrique CAMPOS du site.

29 juin 2008

Diabolique


J'ai retrouvé mes deux blondes vicoises, en Camargue cette fois...



Pour une improbable corrida... diabolique...