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08 novembre 2007

José Luis Bote (II)

José Luis Bote


Une autre madeleine. Les conditions étaient difficiles, le résultat moyen, mais le souvenir reste vif, évidemment.

06 novembre 2007

El sitio donde cogen los toros


Un site espagnol a fait récemment état d’une réponse d’Enrique Ponce aux déclarations de José Tomás. Là aussi, la guéguerre continue. Le Valencien avance que la phrase « il faut se mettre dans le sitio où te prennent les toros » (hay que ponerse en el sitio donde cogen los toros) est une affirmation absurde et ignorante.
A la vérité j’ignore totalement si José Tomás, ou quelqu’un d’autre, a réellement prononcé cette phrase : « hay que ponerse en el sitio donde cogen los toros ». Je ne sais pas si cette idée de fouler un terrain par avance compromis a été énoncée comme un théorème du toreo, une règle de l’art de bien toréer.
Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’avant son retour et la folie médiatico-intello qui l’a accompagné, nous disions de José Tomás : « il met son corps là où les autres mettent leur muleta ». Cette formule en revanche est une certitude ; c’était avant, et ce fut du vécu. Je ne sais pas pourquoi, mais ces échanges ont fait remonter à ma mémoire cette formule du maestro, Antoñete : « Si el riesgo y la cogida no tienen premio esto no es la Fiesta de los toros, sino un mercado persa. », soit plus ou moins : « Si le risque et la cogida n’ont pas de prix alors ceci n’est pas la Fiesta mais un marché persan. »
La photo qui illustre ce post, n’a pas de lien direct avec celui-ci. Quoiqu’en matière de cogida José Luis Bote a plus que son avis sur la question. Un lointain souvenir donc, cérétan, émouvant, et sous la pluie.

06 octobre 2007

Sentiments aficionados


En ces temps où l'on voudrait nous empêcher d'élever nos enfants librement, où l'on voudrait interdire les pères ou grands-pères de vivre des moments privilégiés de complicité et de bonheur avec leurs enfants ou petits-enfants, juste cette photo en hommage à l'afición catalane française qui non seulement résiste à la poussée protectarde voisine, mais milite en outre pour une corrida authentique.
Je suis bien conscient que la tauromachie se bouffe elle-même de l'intérieur, et qu'il est malheureusement à craindre que le legs que nous laisserons en partage ne sera pas forcément très beau à voir. C'est la raison pour laquelle nous nous étendons davantage ici sur les dysfonctionnements de l'intérieur, plutôt que sur les menées abolitionnistes. Mais que l'on vienne me dire ce qui est bon ou non pour l'éducation de ma progéniture, ça dépasse les bornes. Le tout sous les bons auspices d'un soi-disant spécialiste de l'enfance, prêt à nous débiter un tissus d'âneries pour la "bonne cause", et aussitôt contredit par ses confrères.
Espérons que nous verrons encore longtemps de jeunes trombines réjouies, comme celle de ce jeune aficionado cérétan, dans les ruedos de France et de Navarre.


NB : Marc Delon m'excusera d'avoir emprunté pour ce texte le titre de son ouvrage.

28 juillet 2007

Nouvelles galeries


Elles concernent Céret de Toros 2007...

Elles sont accessibles depuis la page d'accueil du site en cliquant sur la rubrique RUEDOS...

Bon surf...

26 juillet 2007

Valverde


Une nouvelle galerie sur le Céret de Toros 2007 est accessible depuis la page d'accueil du site...

22 juillet 2007

Charro de Llen

Vous avez accès depuis la page d’accueil à quelques photographies de la première corrida du Céret de Toros 2007. Bétail volumineux mais de peu de trapío, à une exception près, et très décevant quant au moral. Cinq toros de Charro de Llen et un Valverde pour Luis Miguel Encabo, Domingo López Chaves et Iván Fandiño.

20 juillet 2007

Le départ


L’ADAC publie ce soir, sur son site, une photographie du Maestro Esplá en compagnie du corps médical qui lui a sauvé la vie. Pour voir la photo en grand, allez sur le site de l’ADAC et cliquez sur l’image. C’est étrange, mais beaucoup de témoins de ce drame l’ont évoqué, toute la semaine, avec autant d’émotion que si le Maestro avait été tué. Il ne fait aucun doute que cette tragédie marquera la mémoire collective. C’est peut-être difficile à réaliser pour ceux qui n’en n’ont pas été les témoins mais cette cornada entrera dans l’histoire. Nous y reviendrons.

Suite et fin heureuse


L'ADAC a donné, hier en fin d’après-midi, la nouvelle suivante :
Jeudi 11h : Luís Francisco Esplá et son épouse quittent la clinique Médipole de Perpignan pour Alicante. La capacité de récupération du maestro est impressionnante. L'ADAC lui souhaite une bonne convalescence et continue à lui transmettre toutes les marques de respect qui nous parviennent.

18 juillet 2007

Esplá (VI)


Sur son site officiel, l’ADAC donne des nouvelles, excellentes, du Maestro Esplá. Les informations sont plus que fiables puisqu'elles proviennent directement des médecins qui s’occupent du blessé : « Mardi 17h - Le docteur Jean-Pierre Mau, responsable médical des arènes et membre de l'ADAC, confirme l'évolution positive de l'état de santé de Luís Francisco ESPLÁ. Celui-ci se remet très vite de ses graves blessures et garde un moral excellent. Il est très touché par les nombreux témoignages d'encouragement et d'amitié qui lui parviennent. Il devrait quitter la clinique Médipole de Perpignan dès jeudi. » D'autres infos sur le site officiel de l'ADAC.

Nous avons même lu, ailleurs, que la reprise en habit de lumière serait déjà envisagée. En tout cas, la carrière n’est pas abandonnée. Décidément, ces types ne sont pas faits comme tout le monde. Mais qui en doutait ? Au moment ou certains... « aficionados » (?) sont tentés de remettre en cause la légitimité du ruedo cérétan en utilisant cette tragédie, il ne nous paraît pas inutile de rappeler que Céret et Esplá c’est une véritable histoire. L’Alicantin, qui n’a pas pour habitude de se forcer à aller où il juge bon ne pas devoir se produire, se plaît à y venir. Il en dessina même l’affiche en 2002. Le chasseur qu’il est a même envisagé d’y passer quelques jours pour y débusquer le sanglier.

Pour notre part, à Camposyruedos, nous n’avons qu’un souhait : voir la plaza de Céret se lever comme un seul homme pour applaudir l’apparition du Maestro Esplá, bondissant du patio de cuadrillas, pour le paseo de la première corrida du Céret de Toros 2008. Vous imaginez ?

17 juillet 2007

Esplá (IV)



C'est la dernière fois que j'assiste à une course à l'affiche de laquelle figure Luis Francisco Esplá. Pendant les minutes interminables qui se sont écoulées entre la cornada et l'annonce de son état stabilisé, j'ai bien craint que ce soit par la force des choses. Le Maestro s'en tirant vivant, je me suis fait très vite la réflexion que ce serait par choix.

Non que sa tauromachie me soit insupportable, loin s'en faut. Au contraire, sa présence au cartel, malgré les reproches parfois justifiés que l'on peut formuler à son égard, a plutôt de quoi rassurer, à défaut ces dernières années de totalement enthousiasmer, en particulier lorsqu'il s'agit de voir lidier des toros.

Mais il semble que je lui porte la poisse. La dernière fois, c'était le 14 août 2005 à Béziers, face à un toro de Valdefresno (j'entend déjà les potes se gausser), certes compliqué mais pas terrifiant. Même si le choc fut moins violent, il n'en fut pas moins choquant, sans compter qu'il fallut cette fois aussi supporter Juan José Padilla au-delà des deux adversaires de son lot.

L'excès de confiance, déjà...
Sans vouloir vous abreuver d'images gores, et même si les causes de cette terrible cornada importent finalement assez peu, je voudrais y revenir rapidement, simplement pour confirmer l'addendum de Solysombra dans son message ci-dessous, image à l'appui : le premier coup de corne n'est en rien dû au vent, comme certains ont pu le croire de prime abord. Même les plus grands lidiadores peuvent commettre des erreurs, et le triste après-midi vécu par Esplá est venu nous le rappeler.

La suite des événements vous a été contée ci-dessous. Inutile, donc, d'insister sur le sujet. Chacun en tirera les conséquences ; mon avis étant que l'attitude réelle du Ciclón de Jerez ayant été scandaleuse (malgré ou en raison des circonstances), il ne sert à rien d'y ajouter des légendes et supputations fallacieuses.
Ce dimanche à Céret fut aussi riche de moments moins dramatiques, notamment grâce à la novillada matinale qui, sans être parfaite, a permis aux présents d'apprécier un lot très intéressant de Miguel Zaballos. Des galeries plus gaies sont donc à suivre.


Esplá (III)



Il s’est dit beaucoup de choses sur le temps interminable qui s’est écoulé entre la blessure d’Esplá et la reprise de la course. Dans le callejón, les informations étaient parfois contradictoires et les rumeurs souvent très pessimistes.


En voyant la torería quitter l’arène pour le patio de cuadrillas, nous étions hélas convaincus qu’une immense tragédie était en train de se nouer dans l’infirmerie. Nous les imaginions au chevet du maestro.

Pour ma part, je ne pensais qu’à Esplá. Antoine Mateos, mon voisin de callejón, change sa carte mémoire, la remplace par une vide, et range dans son sac celle qui témoignera de ces instants tragiques, comme pour conjurer le sort.

Nous avons vécu de terribles moments de doute. Ce n’est qu’assez tard que nous avons été informés que Padilla refusait de continuer la course, sans pour autant être très rassurés sur la gravité des blessures de l’Alicantin.

Cette attente, interminable, a grandement contribué à alourdir le climat, à dramatiser plus encore une situation qui n’avait pas besoin de l’être. Il y avait dans l’air quelque chose de pas bon du tout. Ceux qui l’ont vécu comprendront et se rappelleront.

Francis Manent, qui présidait cette corrida, lorsqu’il a vu les toreros prendre la direction du patio de cuadrillas où se trouve l’infirmerie, a, comme beaucoup, pensé que cela était dû à la gravité de la cornada. Les minutes passant, il a demandé à un membre de l’Adac proche du palco de s’enquérir de la situation. Dès que Francis a eu connaissance de la réalité des faits, (Padilla refusant de reprendre) il a normalement décidé de rejoindre le patio pour y jouer le rôle qui est le sien. Les discussions étaient vives. Francis peut témoigner et les faits ci-après, c’est lui qui nous les a communiqués.

Tout d’abord, à aucun moment, ni le matin au sorteo, ni juste avant le paseo, le problème du vent n’a été évoqué par les matadors. Simplement, plusieurs coletudos, et notamment la cuadrilla de Padilla, étaient effrayés par la course, ce qui est surprenant car bien que sérieuse elle n’était pas non plus terrifiante, mais ce sont des Valverde...

Dans le patio, Juan Carlos Careño a informé Padilla que s’il quittait l’arène sans toréer personne ne serait payé. Padilla a rétorqué que ça n’était pas le problème, que le vent et les conditions ne permettaient pas de continuer. C’est le seul moment où Francis a entendu parler d’argent.

Sánchez Vara, dans un premier temps, a dit suivre le maestro mais lorsque le président de l’Adac a évoqué la possibilité qu’il puisse tuer les cinq Valverde restant, il a dit oui. Il a dit oui sauf que se posait un problème de cuadrilla, celles d’esplá et de Padilla n’étant probablement pas disposées à assurer la course sans leur patron.

L’état de santé d’Esplá et son décès éventuel ont également été évoqués et des renseignements ont été pris par téléphone auprès de l’hôpital qui l’avait accueilli. Esplá vivant, et au-delà de l’émotion bien légitime, il n’y avait pas de raison d’interrompre la course.

Cela n’excuse absolument rien, car l’attitude de Padilla fut irresponsable, mais je veux bien croire que ce dernier, entre le vent et la cornada d’Esplá - qui n’est pas le premier venu - dont on ignorait encore réellement l’état de gravité, ait pu perdre les papiers.

Pour finir, Francis Manent a enfin indiqué à Padilla que s’il refusait de toréer, une annonce serait faite en ce sens au micro et le public informé de ses agissements. Le Jerezano a très mal pris la chose et après avoir accusé le président d’être quelqu’un d'inhumain, a accepté de reprendre mais en se laissant la possibilité d’arrêter si le vent demeurait perturbant.

Francis Manent a été très clair sur ce dernier point. Il acceptait ces conditions sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un vent marin et non de tramontane. À Céret, ce vent baisse et s’éteint en fin de journée. Il avait d’ailleurs déjà commencé à baisser à cet instant-là. Francis nous a confié avoir été très serein sur ce point, ne pas avoir eu le moindre doute sur une éventuelle annulation de la course eu égard aux conditions climatiques. Restait ensuite à savoir s’il fallait ou pas l’annoncer au micro, ce qui fut fait dans le brouhaha que l’on sait mais avec un palco serein et sûr de son fait.

L’Adac a peut-être cafouillé sur la manière d’annoncer les choses mais ces instants étaient réellement terribles et, dans la tempête, le navire n’était sans doute pas évident à manœuvrer. Quoique l’on puisse penser, le pire a été évité et le cap maintenu. Le reste demeurera anecdotique.

Personnellement, ce qui m’a le plus choqué, c’est ensuite, l’attitude en piste de Padilla, toréant essentiellement sur une corne « absente », sans la moindre vergogne dans ce contexte et malgré des protestations justifiées de quelques spectateurs.

De toute évidence, l’Adac se passera l’an prochain de la présence du Jerezano. Il ne manquera pas à grand monde.


PS Pour illustrer ce post, une photographie très, très, très, rare, que très, très, très peu de photographes auront pu capter : le patio de cuadrillas au moment où absolument tout le monde aurait aimé savoir ce qui s’y tramait. Nous la devons à Yannick Olivier et franchement, Yannick, elle est superbe.

Esplá (II)



16 juillet 2007

Esplá (I)


On n’apprend pas à photographier les cornadas, les passes non plus, notez bien. Lorsqu’on décide de faire de la photographie taurine, que l’on débute, on tâtonne, on se gâche quelques courses. Et puis, peu à peu, on prend ses marques, on commence à comprendre, et on finit même par y prendre du plaisir. On observe le travail des grands photographes. On essaye parfois de les imiter, ou s’en inspirer, et ensuite on cherche à obtenir des choses plus personnelles. Pour les accidents de la lidia il n’y a pas grand-chose à faire, appuyer, laisser éventuellement le moteur se débrouiller, tâcher de cadrer, ne pas perde la mise au point, penser au cadrage tout de même et espérer que ce ne soit rien au bout du compte. On peut anticiper le batacazo d’un picador. On le souhaite même, on l’attend, souvent en vain. La cornada d’un matador on ne la souhaite pas, on ne l’anticipe que très rarement et la plupart du temps elle nous surprend.
Dimanche après-midi à Céret le vent soufflait, le marin, et Luis Francisco Esplá, le maestro Esplá, malgré les éléments semblait très en confiance, trop sans doute, souriant et sûr de lui, pas spécialement sur la défensive.
Le hasard fait parfois bien les choses, mais pas toujours. Le maestro Esplá maîtrise son sujet, je ne suis pas inquiet, mais je me dis qu’avec ce vent… C’était entre deux passes je crois, je ne me souviens plus très bien. Je ne l’ai pas vraiment vu au fonds, surtout après ce que nous avons vu ensuite. Je pose mon appareil, assez lourd, sur le bord de mon burladero, en pensant au vent et aux risques. Et c’est à cet instant que ce putaing de hasard a, aujourd’hui, très mal fait les choses. C’est à l’instant même ou je me dis que ce vent est un problème qu’il découvre le maestro Esplá et l’offre au Valverde. J’attrape mon Nikon aussi vite que je le peux. Tout en amenant le viseur à mon œil je vois dans mon champ de vision la taleguilla déchirée, les parties génitales à l’air, un corps désarticulé pris et repris, comme un fétu de paille, avant de retomber lourdement, inerte.
Je l’ai maintenant dans mon viseur, et un mauvais sentiment m’envahit. Sans y réfléchir, sans vraiment y penser je tâche de cadrer, ne pas trop perdre la mise au point et espérer que ce ne soit rien au bout du compte, mais j’ai des doutes...

PS Après visionage d'une vidéo, il semble qu'en fait le vent ne soit pas le responsable de la cogida.


12 juillet 2007

Rekagorri II ou l'humour à la catalane...


Nous étions nombreux en janvier dernier à nous étonner de la présence des Rekagorri à Céret.
En ces terres catalanes, l’innovation concernant les encastes rares est de mise, sans concession aucune. De Rekagorri, excepté l’exotisme phonétique, quoique l’accent basque rime bien avec les toros, je ne voyais pas bien en effet l’attrait d’une telle ganadería. Ce n’était pas une première, deux sobreros étant déjà sortis dans nos ruedos, ni une lutte pour la préservation des encastes, les basques d’Andoni Rekagorri étant de pur Valdefresno, mélange d'Atanasio Fernández et de Lisardo Sánchez, caste bien loin de l’extinction.
Nous étions donc quelques-uns pincés par ce choix et dans l’interrogative. Et une fois de plus, l’ADAC nous a bernés, nous a surpris, en remplaçant quelques jours à peine avant le début de « Céret de Toros », les Rekagorri par les Charro de Llen. C’était en fait une surprise !
Pauvre de nous qui y avons cru. Nous sommes bien bêtes, évidemment que l’ADAC n’aurait jamais osé programmer des Rekagorri ! Imaginez-vous tous les efforts qu’a dû déployer l’ADAC pour maintenir intacte la surprise ? C’est colossal, tout simplement fantastique et d’un sens de l’humour sans commune mesure.
Vous me rétorquerez que le choix des Charro de Llen n’est pas plus exotique, voire même très classique. Mais pour préserver l’effet de surprise, pour que personne ne doute du canular, l’ADAC a dû rompre toute ses investigations et se contraindre à choisir un lot en quelques jours. Ce qui, compte tenu de ses exigences relève de l’exploit. Alors soyons bien indulgents sur les Charro de Llen, qui, cela dit, sont parmi les toros dégageant le plus de poder lors du premier tiers, et félicitons nos amis Cérétans pour leur sens de l’innovation, de la surprise et... de l’humour.
Thomas Thuriès

10 juillet 2007

Céret de Toros 2007 - Les premières photographies

Le site officiel de l’ADAC propose les photographies des toros qui seront combattus le week-end prochain. Vous y avez accès en cliquant sur la rubrique "actualités". Ici, les toros de Charro de Llen.

07 juillet 2007

Céret de Toros 2007 - Rekagorri remplacé par Charro de Llen


Communiqué de presse


Les toros de D. Andoni Rekagorri initialement prévus pour la corrida du 14 juillet 2007 à 18h n’ont pu être importés en raison de problèmes sanitaires, en application de la réglementation du ministère de l’agriculture français reçue par l’ADAC en date du 29 juin 2007.
Ils seront remplacés par des toros de Charro de Llen, origine Parladé/Atanasio Fernández, de Salamanca qui seront combattus par les matadors annoncés au cartel initial : Luís Miguel Encabo, Domingo López Chaves et Iván Fandiño.

Ganadería de « CHARRO DE LLEN »
Devise : rouge et violette
Señal : Orejisana en ambas
Ancienneté à Madrid : non acquise à ce jour
Finca : « Llen », Las Veguillas, (Salamanca)

L’élevage a été fondé en 1984 par don Vicente Charro par l’acquisition de vaches et de sementales de don Atanasio Fernández Iglesias. Le ganadero crée le fer et annonce son élevage comme « Charro de Llen ». A la disparition du fondateur en 1993, la ganadería devint la propriété de sa veuve, doña Pilar Sánchez Tabernero de Prada.

En 2006, l’élevage a lidié une corrida à Vic-Fezensac, dont le fameux toro 'Velonero' à qui a été attribué le prix de l’Association des Critiques Taurins du Sud-Ouest. Il a aussi envoyé une corrida à Bayonne, un toro à Mont-de-Marsan et une corrida à Las Rozas (Madrid). Sept toros ont aussi été lidiés en rejoneo à Méjanes et à Linares de Río Frío (Salamanca).

En 2007, l’élevage a été « répété » à Vic-Fezensac.

15 mai 2007

Céret de Toros dans "El País"

C'est notre compère de Madrid, Bastonito, qui le mentionne ce matin sur son blog http://taurofilia.blogspot.com/, le quotidien El País a publié un texte sur Céret de Toros dans sa rubrique sur la San Isidro. Le texte est signé Jorge Laverón.

14 mars 2007

Céret de Toros 2007


Samedi 14 juillet
18h / Corrida de Andoni Rekagorri pour Luis Miguel Encabo, Domingo López Chaves et Iván Fandiño.

Dimanche 15 juillet
11h / Novillada de Miguel Zaballos pour Alberto Lamelas, El Santo et un autre à désigner.
18h / Corrida de Valverde pour Luis Francisco Esplá, Juan José Padilla et Francisco Javier Sánchez Vara.

16 janvier 2007

Rekagorri, le nom qui a changé ma vie


Lundi 1er janvier 2007

Le téléphone sonne. Au bout du fil, de l’autre coté des Pyrénées, l’ami catalan a l’accentuation délicate et l’humeur parfaite. Six mois que nous ne nous sommes ni vus ni parlés, mais la conversation coule, prolongeant nos derniers mots achevés dans l’émotion traditionnelle des clôtures de Céret de Toros. Cette journée de clôture est assurément la plus triste de l’année, difficile de rebondir après quelques jours irrationnels, mélange de tradition, de valeurs, d'amitié et de Toros sous les couleurs sang et or de la Catalogne endiablée par les sardanes. Quoi de plus beau ?
Sa voix est claire, stable, aucun indice ne me laisse présupposer la terrible nouvelle qu’il tourne depuis quelque jours dans sa tête et qu’il s’apprête à m’exposer. Ce lourd secret, il l’a gardé pour sa personne afin de me permettre de passer de bonnes fêtes, preuve s’il en était de son amitié. Mais il ne peut tenir plus encore ses lèvres, et la sentence tombe : « A Céret, en 2007, corridas de Valverde, Rekagorri et novillada de Zaballos. »

Quelque secondes de silence suivent la nouvelle. Je ne bouge plus, comme assassiné, je tombe dans un gouffre sans fin, la phonétique de « Rekagorri » revenant sans cesse.

Cette nuit-là, j’ai très mal dormi. Comme les suivantes...

Puis la raison revint, si l’ADAC a choisi ces carteles, il y a forcément une bonne raison :
- Valverde : le simple souvenir de 'Jiroso' justifie cette déraison ;
- Zaballos : premier hic. Si les origines et l’élevage intéressent, où est donc la touche d’originalité cérétane. Enfin bon, passons, personne n’est parfait ;
- Rekagorri : incompréhensible !

La confiance en mes amis cérétans est infinie, je cherche donc l’explication. La première qui me vient à l’esprit naît de l’existence d’une seconde origine de la devise. Un sang forcément exotique, jalousement tenu secret mais qui n’a pas résisté aux formidables aficionados fouilleurs de campo de l’ADAC. Soulagé, je m’écris « Ah ! Ils sont forts à l’ADAC ! » Puis les instants qui suivirent me ramenèrent à la raison. Cette seconde branche n’existe que dans ma tête. « Rekagorri, c’est du vulgaire Valdefresno ! » Mais mon optimisme n’a d’égal que mon afición, alors si l’ADAC les a choisis « c’est qu’ils sont Cérétans ces Rekagorri ». Les cornes doivent être terrorifiques et les morrillos semblables à des montagnes. Non ! non ! et non ! Le physique ne peut suffire au risque de transformer nos ruedos en salon de l’agriculture. De plus, j’ai fait de la présentation du toro hors type mon cheval de bataille, je ne peux pas me compromettre, même au profit de mon meilleur ami, de surcroît lorsqu’aucune épice généalogique n’agrémente la sauce.

Je peux argumenter sans peur, les Vaz Monteiro, les bichos de Luis Terrón ou de La Bomba, mais ceux de Rekagorri j’en suis incapable. Je ne retournerai pas le couteau dans la plaie en remémorant le comportement du sobrero sorti dans le ruedo céretan l’année passée ni le novillo sorti dans le ruedo vicois un peu plus tôt. Je laisse ces tourments à ma mémoire et mes désormais cauchemars quotidiens. L’ADAC est morte ? Telle est la question qui me hante. La nuit dernière je me suis réveillé en sursaut, je manifestais en compagnie de mes amis les plus chers, devant la porte des arènes au moment de la corrida présupposée au son de « Avant, à Céret, il y avait des toros ! »

Mes amis, s’il vous plaît, redonnez-moi mes nuits et ne taguez pas vos affiches. Il est encore temps, l’impression n’est pas faite !