Affichage des articles dont le libellé est Atanasio Fernández. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Atanasio Fernández. Afficher tous les articles

03 juillet 2010

Un morceau de toro et une moitié d'Atanasio


Ce morceau de toro portait le fer de José Ignacio Charro, propriété de José Ignacio Charro Sánchez-Tabernero. Avec un nom pareil, inutile de lui demander d'où il vient et ce qu'il fait ; si vous le pensiez Finlandais et travaillant dans le nucléaire alors vous avez tout faux — quoique le nucléaire... José Ignacio, donc, toujours accompagné de son fidèle boxer, un qui marque son territoire en bavant sur quiconque débarque à « Llen », est surtout connu comme ganadero de Charro de Llen, fer officiellement propriété de sa mère, sorti à Vic et à Céret ces dernières années — 'Velonero', ce nom vous dit sans doute quelque chose.

José Ignacio Charro... En consultant Terre de toros, j'apprends que cet élevage fut créé en 1995 avec du bétail maison, origine Atanasio Fernández par Charro de Llen, parce que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Mais l'an dernier, notre cow-boy charro, piqué par je ne sais quelle mouche maléfique, aurait liquidé de l'Atanasio pour le remplacer par du... Domecq par Daniel Ruiz ! Bigre ! Sale temps pour Atanasio...

Plusieurs scénarios peuvent être imaginés :
1/ José Ignacio Charro, qui aime trop l'Atanasio pour l'enlever du fer homonyme, convainc sa mère, en mettant en avant l'imparable argument économique, de remplacer l'Atanasio à la devise rouge et jaune par du Domecq ;
2/ José Ignacio Charro, qui aime trop l'Atanasio pour l'enlever du fer historique, sacrifie celui qui porte son nom en remplaçant l'Atanasio à la devise bleue et blanche par le Daniel Ruiz ;
3/ José Ignacio Charro, qui aime parfois faire compliqué quand il peut faire simple, élimine l'Atanasio d'un des deux fers au profit du Domecq en faisant basculer l'autre moitié d'Atanasio sur l'un des deux fers — vous suivez ? ;
4/ José Ignacio Charro aime trop l'Atanasio pour que cette histoire de Daniel Ruiz ne soit qu'un cauchemar et tout, à « Llen », continue comme avant.

PS1 Non, non et non, les « LL » des fers de José Ignacio Charro et Charro de Llen n’ont rien mais alors strictement rien à voir avec les initiales de Laurent Larrieu et/ou de Laurent Larroque.
PS2 Nous apprenons la mort de l'ONCT, première victime officielle des fortes chaleurs venant de sévir dans le pays.

Images Combattu à Las Ventas le 27 juin dernier par Fernando Robleño, 'Cantador', n° 18, negro salpicado bragado corrido, né en novembre 2004 (guarismo 5), 527 kilos. 'Cantador' a porté des fundas au campo © Manon ● José Ignacio Charro Sánchez-Tabernero © Jérôme 'El Batacazo' Pradet

22 novembre 2009

Meurent les civilisations


Les civilisations meurent un jour. Tu t’en rendras compte. Certaines, avant, se diluent et essaiment leur dernier souffle dans celles qui viendront parader à leur place. L’Histoire ne raconte pas autre chose.
Je me rappelle que c’est là, précisément là, à "Campocerrado", sur les hauteurs d’un cercado à l’herbe rase et jaune comme le poil de ces cabots bonzaïs qui courent au cul des vélos sur les routes de campagne que j’ai senti pour la première fois la force d’un toro de combat. Non pas que je n’eus jamais auparavant l’occasion de m’en rendre compte (il suffit pour cela de s’asseoir sur les gradins d’une arène, tu t’en rendras compte) mais il faut croire que la sérénité apaisée du campo, les attitudes chaloupées de ce lot destiné à Bayonne, le vent froid et grisant d’un matin à peine réveillé et les piaillements de cette nature toute incarnée par les torsions centenaires d’énormes encinas m’ont fait sentir la réalité de cet animal d’une façon inédite et saisissante. Le mayoral, peu affable, un rien apathique, se mit à pester pour de bon en découvrant les œuvres de la nuit. Au travers du flot soudain et inattendu de ses mots, on devinait au milieu de la clôture de barbelés un trou béant qu’un triste piquet de béton totalement et purement déraciné tentait vainement de dissimuler en insistant pour rester debout. L’inspection terminée, le mayoral, rattrapé par le froid et le défilement des heures, maugréa qu’il s’agissait de deux toros (un negro et un carbonero) qui louchaient depuis quelques jours déjà sur les atours provocateurs de vaches mansas et qui avaient craqué la nuit dernière. Ils n’ont pas frappé comme des gentlemen, ils n’ont certainement pas entonné de sérénade, ils n’ont même pas envoyé de sms pour prévenir de leur subite arrivée et de leur furieuse envie ; ils ont défoncé le barbelé en arrachant du sol deux piquets de béton enfoncés et scellés sur une cinquantaine de centimètres au bas mot. Des rustres ! En les voyant au loin nous regarder plaindre ces deux pauvres piquets massacrés, je n’ai pas eu envie d’approcher plus, pas même de prendre une photo, ni même de parler, ni même d’avoir froid, de sentir la fatigue, d’avoir envie de pisser ou de rêver d’un café dans une station Repsol. Rien !
Je suis revenu il y a deux ans peut-être. Oui deux ans. C’est facile de se rappeler. On est resté sur le bord de la route, au bas d’une descente. On devinait à peine, derrière le touffu des feuilles rêches d’encinas, la grosse demeure blanche. Et puis il y avait des toros (des novillos à dire vrai) dans le cercado devant nous, certains se reflétaient dans une mare remplie du ciel superbe de ce jour-là. Ils ont fui en nous voyant les regarder. Nous étions loin mais ils ont fui et on ne les a plus entraperçus qu’à la manière de vagues ombres qui traversent les rues vides des grandes villes, la nuit, quand les autres dorment. Tu étais là. Tu ne t’en souviens évidemment pas, c’est normal mais je te le dis, tu étais là et c’étaient tes premiers toros. Des Atanasio Fernández.

Tu n’en verras plus des atanasios car il n’y en a plus à l’heure où j’écris ces mots. Des de chez "Campocerrado", il n’y en a plus. C’est un peu triste comme nouvelle et assez dérisoire aussi parce que des toros, il en reste un paquet au campo (enfin dans ce qui ressemble encore à du campo) et ce n’est pas la mort annoncée d’un élevage qui a marqué le XXème siècle qui devrait me pousser à écrire avec des "je". Pourtant, tu le constates, j’écris à la première personne et je me dis que tu n’en verras jamais des Atanasio Fernández. Tu ne verras pas non plus les Justo Nieto, les Fernando Palha parce qu’il sera peut-être mort (et après lui ?) quand tu auras l’âge d’en voir, les tulios que l’on n’espère même plus, les Pablo Romero, les Barcial (que deviennent-ils ?), les Valverde, les Clairac... J’en oublie, tu imagines bien. Comme Jijón, Aleas, Martínez, Saltillo, Palha (ceux d’avant, les jumeaux, et même ceux d’après jusqu’à Folque) furent pour moi des rêves de papier et des noms d’une mythologie dont j’avais du mal à dresser un tableau clair et distinct, ces noms que je viens d'énumérer ne seront certainement pour toi qu’une brise légère qui t’apportera les odeurs rassurantes de mots entendus dans l’enfance.
En lisant la nouvelle de cette agonie mal engagée, j’ai repensé à ces toros qui fuyaient devant nous ; devant toi qui étais là même si tu ne t’en souviens pas, évidemment. J’ai repensé à ce piquet de béton mutilé par les ardeurs de deux brutes. J’ai pensé que ce n’était que le début d’une série qui s’annonçait terrible. Les guardiolas ne sont plus que survivance, les Conde de la Corte ont toujours des cornes mais pour combien de temps, les miuras se travestissent lentement au gré de l’évolution de la tauromachie, Victorino produit à la chaîne, en série comme à l’usine, et Cuadri s’est agenouillé un peu plus cette année à Céret. J’en oublie, tu imagines...
Les civilisations meurent. L’Histoire ne raconte pas autre chose. Tu verras.

A lire au sujet de la ganadería d'Atanasio Fernández : Glorieta Digital.

Photographies Des cuatreños d'Atanasio Fernández au début des années 2000 et un novillo à "Campocerrado" en décembre 2007 © Camposyruedos

09 février 2009

Vasconcellos


Le 22 Juin dernier a eu lieu à Las Ventas une corrida de Atanasio Fernández. La célèbre devise charra n’est pas en verve, et, hélas, cette corrida confirma l’interminable déclin du fer. Cependant là n’est pas l’objet de notre propos. Le sujet abordé n’est finalement qu’une simple éphéméride sous couvert de coïncidence. En effet, l’encierro des héritiers de don Atanasio fut complété par deux remiendos de José Luis Vasconcellos de Souza.

Ce ganadero portugais a repris en 1980 l’élevage de la famille Coimbra de pure origine Parladé. 'Flamarión' et 'Flamenco', lidiés ce 22 juin aux côtés des Atanasio, descendent d’une origine Parladé issue de la ligne Tamarón (Conde de la Corte) métissée en 1959 par un étalon de Atanasio Fernández. La ganadería existe depuis les années 1920 et on peut douter de la main-mise d’un seul étalon sur près d’un siècle d’existence d’une ganadería. Et pourtant…

La littérature raconte évidemment que l’étalon en question eut une importance primordiale instillant les gènes des Coimbra et plus tard des Vasconcellos, à mi-chemin entre les Atanasio et les La Corte. Mais de tels dires sont monnaie courante dans les fables taurines et mieux vaut les lire avec grande prudence. Pourtant, il semblerait que la véracité de l’affirmation soit au-delà de tout soupçon ou du moins plus que plausible. Pour s’en convaincre revenons à Madrid cinquante ans (49 précisément) après l’introduction du fameux étalon.

Ce 22 Juin, l’Atanasio Fernández précédant 'Flamarión' et 'Flamenco' se nommait 'Madrileño'. Vous serez sans doute d’accord pour trouver les ressemblances frappantes. De là à affirmer un lien de parenté, il n’y a qu’un pas que je me garderai bien de franchir.

Ajoutons seulement à ses ressemblances troublantes que l’étalon de Atanasio Fernández introduit chez Coimbra en 1959 se nommait 'Madrileñito'. Avouez que ça colle !

Photos de Juan Pelegrin, www.las-ventas.com. Pour plus de détails sur l'élevage de Vasconcellos.

11 juillet 2007

"Un Villagodio !"... Agustínez 2007


D’invisibles milliers de petits aigus appelaient le jour. Lui, dans sa lumière noire comme l’encre, désirait seulement déposer un soupçon de lui-même sur l’écorce grise d’ancestrales encinas, vieilles pieuvres sublimes qui engloutissaient l’océan de verdure. Et sous cette oppression, des toros de combat, noirs et gris, au diapason. Le seigneur Ricardo Sánchez y Sánchez, propriétaire de l’élevage Agustínez, n’est pas peu fier de ces troncs immémoriaux au creux desquels les toros d’origine Atanasio Fernández jouent à cache-cache. Les toros, pour le coup, ne sont que novillos. De jolis novillos, bien faits déjà en mars, sans exagération mais construits dans le respect du type de l’encaste. Hauts sur pattes, le cul en angle droit, noirs et burracos pour l’essentiel. La ganadería de Agustínez, pourtant ancienne dans le panel ganadero salmantin, reste préservée de la curiosité des empresas et même des aficionados. Les toros ne sont donc que novillos. Ce sexagénaire "so british" élève des Atanasio parce qu’il les aime bien, évidemment, et parce qu’il faut bien vivre, surtout. Ça marche bien l’Atanasio du côté de Salamanque. Euphémisme ! Pourtant, dans le flot doux de ses mots, l’on sent rapidement que son gallion assailli de pieuvres d’écorce grise recèle d’autres trésors que les pilleurs de sarcophages taurins ont définitivement abandonné au silence des profondeurs. Dans un cercado anodin, au bord d’une petite route anodine elle aussi, jouent comme des gosses, frontal contre frontal, une quarantaine de novillos et d’utreros. Le coffre du trésor est là, ouvert devant nous. L’uniformité chromatique de l’Atanasio fond derrière un castaño claro, un tostado bragado meano sortis de la semence de l’imposant semental tostado à la tronche pas du tout Atanasio. Les Villagodio que nous étions venus chercher sont là, imposants pour leur âge, moyennement armés mais surgis malgré tout d’une centaine d’années d’épuration ethnique. Les Villagodio sont le résultat d’un croisement de bêtes Veragua/Trespalacios avec des étalons du Conde de Santa Coloma. Un truc rare donc et resté quasiment inédit dans la sphère taurine. Ricardo Sánchez y Sánchez parle de toros "de la casa", c’est mignon et ça dit l’attachement qu’il voue à ces bestioles que vous ne verrez peut-être jamais vendre leur peau préhistorique dans un ruedo innovant. C’est ainsi, les modes passent. D’ailleurs, ont-ils jamais été à la mode ces Villagodio?

En 1905, un peintre espagnol du nom de Francisco Iturrino tomba en amour, comme disent les Québecois, de la Fiesta Nacional. Ça arrive me direz-vous. Cet homme, pourtant, allait devenir le fossoyeur de la réputation des Villagodio inventés par Don José de Echevarria y Bengoa, sixième Marquis de Villagodio (titre qui datait de 1764). Notre peintre, classé parmi les fauvistes et ami de Pablo Picasso, demanda au dit Marquis la possibilité de venir peindre ses toros dans son campo localisé dans le pueblo de Coreses (Zamora). Le "Marquesito", comme on le nommait en ce temps-là car son père était encore titulaire du titre, n’en tint pas cas et Iturrino prit cela comme une injure à laquelle il promit vengeance. Celle-ci prit corps en 1909 quand le Marquis de Villagodio eut la lubie de faire construite une plaza de toros à Indautxu (Bilbao) pour que ses toros puissent connaître la gloire d’être vus par le public bilbaíno. Un rêve fou qu’il mit sur pied avec un coso pouvant accueillir 8500 personnes et qui fut inauguré le 15 août 1909 avec au cartel trois de ses bichos et trois Clairac face à Ostioncito, Recajo et Reverte II. La chance n’accompagna pas le Marquis car au quatrième toro la course fut suspendue à cause d’un temps exécrable. Iturrino, qui était sur les gradins ce jour-là, prit alors l’habitude, accompagné d’un ami aficionado Serafín Menchaca, d’entrer dans les restaurants de la capitale de Vizcaye en claironnant qu’il voulait qu’on lui serve un "Villagodio" ! Face à l’effarement des serveurs, Iturrino se justifia de la sorte en déclarant que :
- "Oui, nous avons demandé un Villagodio, une entrecôte de toro appartenant à cette ganadería qui produit seulement de la viande !"
La vengeance fut donc un plat mangé chaud mais qui acquit une telle réputation qu’aujourd’hui encore le "Villagodio" est un met considéré parmi les plus notables des tables basques et du nord de l’Espagne. Pour ce qui est des toros de Villagodio, ils survivent dans un coffre à trésor d’un navire englouti au creux de pieuvres centenaires à l'écorce grise.

1/ Retrouvez la galerie sur l'élevage Agustínez sur le site.
2/ Retrouvez la fiche complète sur l'élevage Agustínez sur le site Terre de toros.
3/ Une galerie des oeuvres de Francisco Iturrino.

03 avril 2007

Dans le silence qui vagabonde... Campo Charro 2007 (VII)


C’est le silence qui vagabonde ici, dans les stries d’un bois vierge et râpeux. La bâtisse années 1950 a été oubliée dans une rue sans couleur d’un pueblo lui aussi abandonné au creux du nombril d’une tierra moutonnée d’encinas. "En un pueblo cuyo nombre no me recuerdo" comme écrivait le truculent manchot de la Mancha.
Voilée d’une crainte toute délicate, étonnée peut-être de nous trouver ici, l’abuela qui tient cette gargote d’antan nous a seulement indiqués l’escalier, "a la derecha" et na’más. Nous devions être seuls dans cette ambiance d'une décadence cistercienne. Le comedor, planqué derrière une porte sans ambition, ressemble à ces restos-cantines où l’on tapait gentiment le carton vêtu d’une fumée lourde en se foutant du voisin le cocu, comme nous peut-être. Les chaises attendent sagement et doivent couler des larmes de poussière sur ce temps où les campesinos essuyaient sur elles le caca du campo. Le pueblo est mort, il ne manque que deux gâchettes venues de l’ouest pour donner du relief à la placita centrale. Mais le western est loin, et les toros gueulent partout.
La soie violette primaveresque se fait encore espérer. Le ciel est toujours gris et bas mais le poil d’hiver fout peu à peu le camp et la temporada s’annonce insidieusement sur les flancs des toros de combat. Car il reste des toros au campo !
N’en déplaise à certaines empresas dramaturges et fanfaronnes, il est encore possible de fouiller le campo pour voir des toros de combat. Découvrir est certes de plus en plus complexe mais redécouvrir des sangs mis à l’index de la torería moderne demeure dans le domaine du probable et même du souhaitable. Chopera n’a pas encore acheté tout le Campo Charro (quoique pas loin !) et de petits élevages survivent comme les chaises de l’abuela, dans le silence qui vagabonde. Le Santa Coloma existe encore chez Sánchez-Fabrés (Coquilla), Juan Luis Fraile (Graciliano), Madrazo (Graciliano teinté de Buendía) ou Ángel Nieves García (San Martín). Dans des contrées où l’Atanasio et le Domecq posent partout leurs lourdes pattes, certaines fragiles, d’étranges dinosaures refusent de se taire chez le señor Agustínez qui maintient le vieil encaste "de la casa", à savoir du Marqués de Villagodio qui serait un croisement Veragua-Santa Coloma. A voir ! Il se susurre même que la province de Salamanque abrite encore des Saltillo autres que ceux de Miguel Zaballos… mais chut, nous en reparlerons...
La découverte des encastes est semée d’interrogations, de doutes et de secrets souvent jalousement gardés par les éleveurs. C’est cela qui fait le charme du campo et de l’afición, cette envie de comprendre, de voir plus loin et surtout, surtout de s’interroger et d’affronter doutes et questions.
Alors, si beaucoup d’empresas ont sur ce point jeté l’éponge, ne reste qu’à rêver dans le silence qui vagabonde sous les chênes verts qui attendent la soie violette de la primavera.

>>> Pour commencer notre voyage dans ce silence délicieux, retrouvez la camada 2007 de Juan Luis Fraile (et du second fer de Ana María Cascón – Atanasio Fernández) sur le site à la rubrique CAMPOS.