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24 juin 2012

Badajoz, Huelva, Nîmes… Cherchez l'erreur


Sans le vouloir, ou en le voulant, allez savoir, José Tomás vient de « puntiller » assez définitivement la supposée première catégorie des arènes de Nîmes.

Badajoz, Huelva, Nîmes... Cherchez l'erreur. On aurait pu aussi écrire Benidorm, Plasencia, Cercedilla que ça n'aurait pas fait une grosse différence. Mais non, ce sera donc Badajoz, Huelva et Nîmes, en en matinée, s'il vous plaît, pour cette dernière.

Nîmes, supposée arène de première catégorie, dont on sait bien que l'on a plus de chance d'y croiser les petits rats d'arènes de troisième que les toros de Madrid, Bilbao, ou même Séville... Ça aurait pu être ça d'ailleurs : Madrid, Bilbao et Séville. Mais non, ce sera Badajoz, Huelva et Nîmes, comme ça aurait pu être Benidorm, Plasencia et Cercedilla. Cherchez l'erreur.

Nous ne sommes pas soupçonnables, ici, de ne pas avoir aimé José Tomás, de ne pas l'avoir suivi. Mais une saison limitée à trois courses — Badajoz, Huelva et Nîmes, en matinée —, voilà qui sent la misère. Boix ne s'y est d'ailleurs pas trompé, qui a déclaré qu'il fallait relancer l'intérêt du public. Autrement dit, la côte de Tomás était en train de faiblir suite à un retour en demie teinte après la terrible cornada qui faillit bien lui coûter la vie.

Le coup n'est pas à attribuer à la star internationale nîmoise. Non. Même lui ne le revendique pas. C'est, dit-il, José Tomás qui est venu le chercher et qui a choisi Nîmes en septembre, et en matinée s'il vous plaît. On la devinerait même gênée, la star internationale, car il est évidemment impossible de dire non au messie, mais il faut aussi le payer, et on se demande dans la foulée si une arène de Nîmes, même pleine, y suffira.

Vous me rétorquerez que nous nous en moquons. Certes, mais tout de même... On n'est donc pas certain que le coup soit vraiment un cadeau pour la star aux nerfs fragiles. Bref, Benidorm, Plasencia, Cercedilla... Non, Badajoz, Huelva, Nîmes... C'est du pareil au même. « Billete grande y toro pequeño », comme l'a écrit Antonio Lorca dans El País« Los fantasmas de José Tomás ».

19 mai 2012

Se va Domingo Navarro


domingonavarro
Domingo Navarro a perdu la ilusión. Domingo s’en va sur la pointe des pieds. Antonio Lorca le rapporte joliment dans El País : « La llama de la pasión se ha ido apagando poco a poco. […] Ya no disfrutaba toreando; me costaba vestirme y entrenar. » 

Et Lorca de nous dire que cet immense torero de petite taille va nous manquer, qu’il nous quitte en silence mais que sa trajectoire fut grandiose, comme celle de nombreux autres subalternes inconnus du grand public. Domingo s’en va sur la pointe des pieds, sans savoir qu’il fut l’idole de très nombreux aficionados…


>>> L’article d'Antonio Lorca dans son intégralité, c'est par là.

18 mai 2012

En peu de mots #09


© César Palacios
Vainqueur par K.-O.

Ce mardi de San Isidro, je pose mon barda et salue l'ami qui avance la jambe devant la planche à repasser. À l'écran, Las Ventas sous le soleil et Curro Díaz qui secoue la tête pour chasser de ses oreilles les derniers échos de la bronca que vient d'essuyer Julio Aparicio. Un sartenazo plus tard, l'ami lâche le fer et m'enjoint de poser le derrière sur le canapé-lit — à Parmentier, le Franprix ferme à pas d'heure. 
Costaud castaño d'El Ventorrillo, 'Cervato' fait suer Eduardo Gallo à la cape et briller le Vénézuélien José Ney Zambrano le temps de deux piques ; lesquelles en appelaient au moins une troisième qui jamais ne vint : le voilà le vrai « scandale », M. Lorca ! Car, rendez-vous compte, 'Cervato', taureau de combat de son état, veut combattre. Il donne des coups lors de la faena. Bref, il se bat, mais les gens n'aiment plus ça.

10 avril 2012

Dix ans, déjà…


Et il nous manque… terriblement. Et avec ça, la tout aussi terrible sensation que la Fiesta se délite chaque jour un peu plus.
Aujourd’hui, vous pouvez lire un article d’Antonio Lorca dans El País : « Un café solo frío y un cigarro negro ».
Et à la suite de ce papier, parmi les commentaires, celui-ci : « He ido a una corrida en toda mi vida, invitado además. Eso sí, en la Maestranza. Sin embargo, recuerdo haber leído absolutamente todo lo que escribió el Sr. Vidal. Tenía una calidad literaria impresionante. Recuerdo una crónica de una corrida de Curro Romero apoteósica en Sevilla que él supo trasladar a los que ni se nos había pasado por la cabeza acudir a la plaza, haciéndonos ver que nos habíamos perdido algo grandioso. Él también fue un maestro. »

Photographie © Gilles Gal

30 juillet 2010

Larmes de crocodile


Il faut bien le dire, ma revue de presse n'est pas allée bien loin - désolé par le niveau de ce que j'ai pu lire et entendre dans notre langue sur la décision du P
arlament, je n'ai guère poussé avant les recherches. Le journalisme espagnol a certainement bien des défauts, mais il a la qualité d'appeler souvent un chat un chat (un mafieux un mafieux aussi) et d'utiliser des termes que les taliban que nous sommes, avons parfois des scrupules à publier. A propos de taliban, avez-vous lu l'histoire de Bâmiyân jeudi matin chez le cèpe argenté ? Vous y apprendrez, et les principaux intéressés également sans doute, que le mouvement des taliban (qui émergea en 1994 au beau milieu d'une guerre civile afghane) a en fait bouté les Soviétiques sur l'autre rive de l'Amou-Daria en 1989... Mais que sont 5 ans (même à rebours) dans l'histoire, n'est-ce pas ?
Mais place à Antonio Lorca d'El País dont l'article, "Lágrimas de cocodrilo", valait bien une modeste traduction (gracias a Bego por la ayuda en "los puntos vocabularios"...) :

Larmes de crocodile
L’interdiction est désormais une triste réalité. La politique a été le bourreau de la fiesta de los toros, rejetée pour son identité espagnole. Mais le terrain était laissé en friches depuis la mort de Pedro Balañá Espinós, l’un des plus grands imprésarios taurins de l’histoire. Après la mort de Don Pedro, personne ne suivit ses pas et alors que l’Afición languissait, la politique s’est mise à occuper le terrain, lentement mais sûrement et a miné toutes les sphères de l’édifice taurin de Catalogne jusqu’à atteindre son but final.
La politique est entrée en trombe par la porte des cuadrillas et la liberté est sortie tête basse, meurtrie et blessée par celle de l’équarrissage. Elle a fait peu de cas des gestes qui ont eu lieu à El Torín, Las Arenas ou à la Monumental, ces trois arènes qui avaient en leur temps fait de Barcelone le centre du monde taurin, comme dans d’autres arènes de toutes la Catalogne. La politique a essayé de donner le coup de grâce au sentiment, à l’art, à l’émotion et à la grandeur de la tauromachie. Et le pire dans tout ça est que ceci fut fait sans nécessité aucune. Il est vrai que les aficionados catalans sont peu nombreux mais pourquoi interdire à une minorité le droit de profiter d’un spectacle dont la faiblesse du pouls indiquait déjà l’agonie ? Pour protéger les animaux ? Les députés abolitionnistes savent que ceci n’est pas la vérité. Le toro, dans ce cas, n’a jamais été rien d’autre qu’une excuse.
La décision prise par le Parlement catalan est donc bien gravissime mais pas moins grave que celle qui incombe au monde du toro qui, pour la première fois peut-être de son histoire, se retrouve complètement démuni face à sa honteuse misère.
Le problème le plus grave est que de nombreux bons aficionados désertent chaque année les arènes, las de supporter stoïques un spectacle cher, dépassé, ennuyeux et manipulé. C’est un fait que le toro a été dénaturalisé, qu’il n’est plus cet animal puissant et hautain des temps anciens, mais au contraire un malade invalide qui fait de la peine. La fraude s’est frayée un chemin en toute impunité. On ne parle plus d’afeitado mais il existe le soupçon généralisé qu’aujourd’hui peu de toros sortent avec des cornes intactes. Il est tabou de parler de substances qui modifient le comportement des animaux : de drogues en fin de compte. Il n’y a plus de respect pour le protagoniste principal de la Fiesta. Et les toreros ne sont plus des héros mais des infirmiers se prenant pour des danseuses qui se jouent la vie, indéniablement, mais sans donner d’émotion. Les ganaderos, qui sont au service de ces dites figures, ne sont plus maîtres dans leur finca et se sont dépouillés de leur propre chef de la dignité que leur confère leur condition de chercheurs en génétique autodidactes. Tous : toreros, ganaderos, organisateurs, apoderados, etc., ont fait de la Fiesta une farce, une tromperie...
Quelqu’un a-t-il entendu les figuras actuelles, les ganaderos prétentieux, les empresas d’arènes de première ou les apoderados célèbres parler de modernisation du spectacle ou de régénération du toro bravo ?
Les taurins constituent un milieu curieux. Ils ressemblent à des gens ancrés dans une autre époque, sans aucun sens de la modernité, ni solidarité, astucieux, méfiants et cupides. Même les jeunes qui débutent se trouvent contaminés par ce virus et ressemblent vite à des retraités. Ce qui préoccupe le taurin, au sens général du terme, est en fait l’argent qu’il pourra gagner rapidement mais pas le présent ni le futur de la tauromachie.
C’est un peu tout ça qui pourrait expliquer que le mundillo taurin ait laissé filé le match en Catalogne. Face à une lente évolution des us sociaux et la pression continue des nationalistes, les taurins se sont retirés dans leurs quartiers d’hiver et laissée pour perdue une communauté qui avait été emblématique pour la Fiesta. La nouvelle situation exigeait des exposés imaginatifs et de nouvelles méthodes, mais c’était trop demander à un collectif aussi sclérosé. Au contraire, les taurins ont fui et laissé le champ libre aux abolitionnistes. Il serait injuste d’oublier une autre cause qui n’est pas moins importante : les corridas de toros n’ont jamais réussi à s’implanter solidement en Catalogne, pas plus que la tauromachie ne fut un élément structurel. Les arènes se remplirent au temps de Pedro Balañá avec la même intensité qu’elles se vidèrent à sa mort.
De toutes façons, aujourd’hui éclatent les complaintes et grincent les dents, montent les lamentations, les accusations diverses et jusqu’à l’insulte aux ennemis de la Fiesta, mais on attend toujours et on attendra en vain un sérieux examen de conscience du rôle joué par les taurins dans la débâcle catalane.
Depuis longtemps déjà la Catalogne a cessé d’intéresser les taurins, y compris le patron actuel de la Monumental – petit-fils du fameux Don Pedro – qui a déjà essayé de la faire fermer en 2007 et qui garde aujourd’hui un silence plus que suspect, peut-être à l’affût d’une juteuse indemnisation qui pourrait lui tomber du ciel.
Combien de ceux qui se lamentent aujourd’hui ont vraiment soutenu les aficionados catalans, qui se sont acharnés dans leur tentative solitaire, aussi osée que naïve de faire front aux politiques ?
Tous les taurins savent que la Catalogne n’est qu’un début. Avant que ne se produise le veto nationaliste, les aficionados avaient abandonné les gradins des arènes. L’image offerte dimanche dernier par la Monumental avec à peine plus d’un quart d’arène n’était que le reflet fidèle du faible écho des corridas dans la société catalane. Il y aura certainement de nouveaux sursauts mais le plus difficile et le plus dangereux continuera à être sans aucun doute l’abandon constant d’un spectacle qui a perdu son intérêt d’autrefois.
Ceci est le véritable problème, et pas une vaine complainte. Est-il possible que le taurinisme actuel arrête de se regarder le nombril et affronte le présent et le futur de la Fiesta avec toute la rigueur nécessaire ? La présence du toro bravo continuera-t-elle à tenir de l’utopie ? Quelqu’un pourra-t-il endiguer l’hémorragie dont souffre la Fiesta ?
Pendant ce temps, il ne nous reste plus qu’à pleurnicher comme un enfant ce que l'on n’a pas su défendre comme des hommes. Il ne reste plus qu’à répandre des larmes de crocodile, des larmes qui semblent feintes.
Antonio Lorca - El País, 29 juillet 2010.

29 juillet 2010

La prohibition par Antonio Lorca


La prohibition en Catalogne vue par Antonio Lorca, critique taurin du quotidien El País...
Je vous donne également le lien...

La prohibición, tristemente, se hizo realidad. El brazo ejecutor ha sido la política, que rechaza la fiesta de los toros por su identidad con España, pero el terreno estaba abonado y en celo desde que en 1965 falleció Pedro Balañá Espinós, uno de los más grandes empresarios taurinos de la historia. Muerto don Pedro, nadie siguió su estela, y, mientras languidecía la afición, ocupaba su terreno la política, que ha minado, sin prisa pero sin pausa, todos los cimientos taurinos de Cataluña hasta alcanzar su objetivo final.
La política ha entrado en tromba por la puerta de cuadrillas, y la libertad ha salido cabizbaja, magullada y herida por la del desolladero. Flaco favor ha hecho a las gestas acaecidas en el Torín, en Las Arenas y en la Monumental, tres plazas que convirtieron a Barcelona en el centro del mundo taurino, y en tantos otros cosos repartidos por toda Cataluña. La política ha pretendido apuntillar el sentimiento, el arte, la emoción y la grandeza de la tauromaquia. Y lo peor de todo es que lo ha hecho sin necesidad. Es verdad que los aficionados catalanes son escasos; pero ¿por qué prohibir un derecho de una minoría a disfrutar de un espectáculo que, además, carecía por sí mismo de pulso vital para continuar? ¿Para proteger a los animales? Los diputados abolicionistas saben que no es verdad. El toro, en este caso, no ha sido más que una excusa.
Gravísima, pues, la decisión adoptada por el Parlamento catalán; pero no menos grave que la que corresponde al mundo del toro que, quizá por vez primera en la historia del toreo, queda completamente desnudo frente a sus lacerantes miserias.
Porque el problema más grave es que muchos aficionados de bien desertan cada año de las plazas, cansados de soportar con estoicismo un espectáculo caro, caduco, aburrido y manipulado. Es un hecho que se ha desnaturalizado al toro, y ya no es ese animal poderoso y altivo de otros tiempos, sino un enfermo inválido que produce lástima y pena. El fraude se ha abierto paso con arbitraria impunidad. Ya no se habla del afeitado, pero existe la sospecha generalizada de que pocos toros salen con los pitones intactos; hablar de sustancias que modifican el comportamiento de los animales -drogas, al fin y al cabo- está maldito. Se ha perdido el respeto por el protagonista de la fiesta. Y los toreros ya no son héroes, sino enfermeros con aspiración de bailarines. Se juegan la vida, claro que sí, pero no emocionan. Los ganaderos están al servicio de las llamadas figuras, no mandan en sus fincas y se han despojado libremente de la distinguida dignidad que les confiere su condición de genetistas autodidactas. Entre todos ellos, toreros, ganaderos, empresarios, apoderados, etcétera, han convertido la fiesta en una farsa; en un engaño...
¿Alguien ha escuchado a las figuras actuales, a los ganaderos de postín, a los empresarios de plazas de primera o a los apoderados famosos hablar de modernización del espectáculo o de la regeneración del toro bravo?
Es un colectivo curioso este de los taurinos. Parece gente anclada en otra época, sin sentido alguno de la modernidad; insolidaria, astuta, desconfiada e interesada. Incluso los chavales que empiezan se contagian del virus y pronto parecen jubilados. Al taurino, como personaje genérico, lo que le preocupa, de verdad, es él y el dinero que pueda ganar con rapidez, y no el presente y el futuro de la tauromaquia.
Algo de todo esto explicaría que el taurinismo se haya dejado ganar la partida en Cataluña. Ante un paulatino cambio de usos sociales y la presión continuada de los nacionalistas, los taurinos se retiraron a sus cuarteles de invierno y dieron por perdida una comunidad que había sido santo y seña de la fiesta de los toros. La nueva situación exigía planteamientos imaginativos y nuevos métodos, y eso es pedir demasiado a un colectivo tan inmovilista. Por el contrario, los taurinos huyeron y dejaron el campo libre a los abolicionistas.
Sería injusto olvidar otro extremo no menos importante: las corridas de toros nunca echaron raíces en Cataluña, ni la tauromaquia se convirtió en un elemento vertebrador. Con la misma intensidad que se llenaron las plazas en los tiempos gloriosos de Pedro Balañá, comenzaron a quedarse vacías cuando este falleció.
De cualquier manera, ahora toca el llanto y el crujir de dientes; el lamento, las acusaciones varias y hasta el insulto a los enemigos de la fiesta. Pero está por ver, y seguro que no se verá, un serio examen de conciencia del papel jugado por los taurinos en la debacle catalana.
Es más, hace tiempo, muchos años ya, que Cataluña dejó de interesar a los taurinos; incluso al actual dueño de la plaza Monumental, -nieto del famoso don Pedro- que ya intentó cerrarla en 2007, y que ahora guarda un más que sospechoso silencio, quizá a la espera de una sabrosa indemnización que le podría llegar caída del cielo.
¿Cuántos de todos estos, que tanto se lamentan hoy, han apoyado de verdad a los aficionados catalanes, que se han dejado la piel en el intento solitario, tan osado como ingenuo, de hacer frente a los políticos?
Todos ellos, los taurinos, saben que Cataluña es solo el principio. Antes de que llegaran los vetos nacionalistas, los aficionados habían abandonado las plazas. La imagen que ofrecía el pasado domingo la plaza Monumental, con poco más de un cuarto de plaza, era fiel reflejo del escaso eco de las corridas de toros en la sociedad catalana. Con toda seguridad, habrá nuevos sobresaltos, pero el más duro y el más peligroso seguirá siendo, sin duda, el abandono constante de un espectáculo que ha perdido todo el interés de antaño.
Éste es el verdadero problema y no el lamento vano. ¿Será posible que el taurinismo andante deje de mirarse el ombligo y afronte el presente y el futuro de la fiesta con la crudeza necesaria? ¿Seguirá siendo una utopía la presencia del toro bravo? ¿Alguien pondrá coto a la sangría que sufre la fiesta?
Mientras tanto, solo queda lloriquear como un niño lo que no se supo defender como un hombre. Ahora, solo queda derramar lágrimas de cocodrilo... Lágrimas que parecen fingidas.
Antonio Lorca - El País, 29 juillet 2010.

16 avril 2010

¿Qué pasa con los victorinos?


El País
. 16 avril 2010. Antonio Lorca
¿Qué pasa con los victorinos? Si lo supiera, al menos, el propio ganadero, con lo listo que dicen que es... Nadie lo sabe. Será el misterio del toro. Bonitos de hechuras, guapos de verdad algunos, pero blandos, muy blandos, descastados, sosísimos, sin un ápice de fiereza ni codicia. Ni siquiera derrocharon peligro, a excepción del sexto, y su comportamiento respondió más bien a pedazos de carne amorfa. Para colmo, el primero se astilló los dos pitones en un burladero, y el derecho le quedó como una auténtica escoba. Ya, ni ellos sirven de consuelo. Un año más, se apagó la única luz que alumbraba a una afición perdida entre tanta miseria.

Traduction Que se passe-t-il avec les Victorino ? Si au moins l’éleveur le savait, lui que l’on dit si intelligent... Personne ne sait. Ce sera le mystère du toro. Bien faits, certains vraiment jolis, mais faibles, très faibles, decastés, fades, sans un soupçon de sauvagerie, ni de codicia. Ils n’ont même pas été dangereux, à l’exception du sixième, encore que son comportement avait plus à voir avec un morceau de viande amorphe. Le comble, ce fut le premier qui s’éclata les deux cornes dans un burladero, et la droite en ressortit comme un véritable balai. Maintenant, ils ne servent même plus pour se consoler. Une année de plus s’est éteinte la seule lumière qui guidait encore l’afición perdue au milieu de tant de misère.

Peut-être un début de réponse avec ce graphique transmis par Javier Salamanca de l’association El Toro de Madrid. Il s'agit du nombre de bêtes marquées du fer de Victorino combattues chaque année de 1961 à 2008.

29 septembre 2009

Arte puro


josetomasIl s’est déjà évidemment écrit beaucoup de choses sur la dernière corrida barcelonaise du 27 septembre. Tout le monde est à peu près d’accord sur la grandeur de José Tomás. Faudrait avoir des problèmes de vision de toute façon.
Le bémol en fait aura été la matière première qui, sans être à jeter, était parfois trop jeune, comme le sobrero, et souvent bien trop légère (au sens moral du terme s’entend) pour donner une autre dimension, totalement intemporelle, à ce toreo où les muletazos sont rematés comme chez personne d’autre, por debajo de la pala del pitón. Hacia dentro, et non hacia fuera… Un luxe aujourd’hui.
Javier Villán dans El Mundo est également dans cette tonalité : "Cuando José Tomás vuelva a hacer con el toro-toro lo que hizo ayer con los medios toros de Núñez del Cuvillo, volverá a ser aquel torero purísimo e intenso de los primeros años: un torero indiscutible que se pasaba los toros más cerca que nadie.
Ambas faenas carecieron de la intensidad y de la tensión que provoca el toro de lidia con todos sus atributos, pues los núñezdelcuvillo eran indigentes de algunos de ellos. Por ejemplo la casta, fuerza y temperamento. Carecieron pues las perfecciones del madrileño de ese estremecimiento carnívoro del Tomás más genuino que turba y conmueve.
"

Qu’il nous le refasse avec une corrida digne d'une plaza de première (par exemple les núñez del cuvillo cinqueños, cuajados y encastados de la despedida de César Rincón ici même pour ne pas aller chercher plus loin) et nous le statufierons, de son vivant, directement à la sortie des arènes.
Il n'empêche que, toujours pour Villán et pour beaucoup d'entre nous : "Lo que le faltó de tensión emotiva lo compensó con la variedad, la improvisación e incluso la técnica que a veces se le niega. Y, sobre todo, con el dominio de los terrenos que pisó: un lugar en el que los toros, incluso los dulces toros de Núñez del Cuvillo, no tienen más remedio que embestir. Ha terminado Tomás la temporada con la rara habilidad de convertir algunas destemplanzas en virtudes. Y ello se debe a una mayor depuración de su técnica, lo cual le ha dado seguridad y visión clara."
Enfin, pour en terminer, la vision du País par Antonio Lorca : "Fue una emocionante y preciosa tarde de toros la de ayer en Barcelona, protagonizada por un grandioso José Tomás en estado de gracia plena, transformado en un virtuoso del dominio, de los terrenos y las distancias, de la profundidad y del aroma, del toreo verdadero, grande y profundo. Torero, torero, le gritaba la plaza entera, puesta en pie, y embargada por la emoción, cuando terminó de dar la vuelta al ruedo con las dos orejas de su segundo toro.
Fue un triunfo apoteósico de este mesías nacido para revolucionar el toreo, aunque él prefiera que pase de largo ese comprometido cáliz; y una ocasión propicia, también, para comprobar con deleite la extraordinaria metamorfosis de este torero.
... José Tomás ha ganado en madurez, en concepción artística, en oficio, en gracia y en sabor torero. Su toreo ha pasado del estremecimiento al embelesamiento. Adiós al dramatismo y al morbo; bienvenido sea el arte puro.
"

03 juillet 2009

Le toro va tuer la corrida (II)


Il fait vraiment chaud dans notre Sud. Difficile de dormir. Alors, au petit matin et devant mon cortado, je vous ai traduit le texte d’Antonio Lorca. Ce n’est sans doute pas de la qualité de la traduction de Courrier International mais c’est assez fidèle je pense. Et puis vous comparerez ! Comme Yannick, une photo qui n’a rien à voir… juste pour le plaisir des yeux.

Le scandale de la décadence poursuit depuis quelques temps le toro. Sévillle, en avril, en mai, San Isidro, ont été les témoins une année encore du triste spectacle offert par un animal qui un jour a été puissant et sauvage, et qui a été réduit a une espèce inconnue qui en conserve uniquement l'aspect, mais qui s’avère être invalide, impotente, épuisée, et, parfois, douce comme le sucre, et à laquelle il ont pressé jusqu’à la dernière goutte de force, de caste et de sang brave.
C’est cela le protagoniste du toreo moderne, celui que sont parvenu à imposer les figuras et qui, à ce jour, s’avère être le principal ennemi de la fiesta.
A ce jour, la majorité des aficionados ont déserté les plazas, qui sont occupées – uniquement pour les férias importantes – par un public d’alluvion, ignorant et festif.
Malgré ce, et de manière tout à fait incompréhensible, aucun des secteurs impliqués ne semble disposer à chercher des solutions au problème.
Quelle en est la clef ? Premièrement, l’évolution de la fiesta, ensuite, la sélection.

Les toros depuis le XIXème siècle et le début du XXème étaient des animaux grands, destartalados, âpre, rudes, brutaux, et les toreros les combattaient, c'est-à-dire qu’ils luttaient contre eux, ils bataillaient et esquivaient leurs derrotes jusqu’à l’estocade finale.
Mais est apparu Juan Belmonte, et, avec lui, le combat s’est converti en art, ce qui a impliqué un changement radical dans le comportement du toro.
On est ainsi arrivé à la sélection, faite par les éleveurs, authentiques scientifiques autodidactes de la bravoure, qui sans être vétérinaires, ni généticiens ni médecins, et sans modèle à suivre, ont obtenu que le toro d’aujourd’hui, soit un étranger pour sa propre espèce.
On cherche un toro qui humilie dans les capes, qui s’emploie aux piques, qui poursuive aux banderilles, et qui ait le recorrido et la noblesse pour une longue faena de muleta.
Ah ! et qu’il ait de la présence, qu’il soit beau, harmonieux, noble, doux, bon… en un mot, un inexistant merle blanc, un hybride, moitié artiste moitié sauvage, pour une nouvelle conception de la lidia.
Cela, c’est la théorie, mais l’évolution l’a fait dégénérer en un animal sans forces, decasté, et, parfois, noble et doux jusqu’à l’ennui, qui inspire plus de pitié que de respect.

Ajoutez à cela la disparition quasi-totale de l’aficionado savant et exigeant, et les exigences honteuses des vedettes et le résultat final est une espèce bizarre engagée dans un constant processus de mutation génétique qui n’a plus aucun lien avec le toro d’avant, et qui se présente comme un animal nouveau – idiot et invalide – pour un spectacle reconverti en acte social dans lequel l’ignorance du public autorise la fraude et la manipulation.

Avant on combattait, aujourd’hui on torée. Avant, les aficionados décidaient, aujourd’hui ce sont les taurins. Et ceux-ci imposent leurs critères, en premier lieu aux éleveurs, qui ne sont plus maîtres chez eux.
Le toro d’aujourd’hui est celui qui a été imposé par les figuras, conscientes du fait que cet animal moribond diminue le risque et permet des triomphes faciles devant des publics festifs, généralement plus préoccupés par l’alcool et les cigares que par la pureté de la fiesta.

Mais il y a plus. Pourquoi les éleveurs ne défendent pas leurs toros ? Parce que la majorité des 1100 éleveurs existants dans notre pays, regroupés dans quatre associations différentes, avec peu de liens entre elles, sont plus préoccupés par la protection de leur position sociale que par celle du respect de leur encaste.
Et parce que, beaucoup d’entre eux, ne sont même pas aficionados et ne prétendent pas tirer un quelconque bénéfice financier de cette activité, sinon la rente du plaisir. Il leur importe peu de perdre de l’argent ou de se soumettre à des critères étrangers pour voir telle figure annoncée avec eux sur les affiches et alimenter ainsi leur vanité.
Le toro ne semble pas préoccuper non plus l’administration publique. A de rares exceptions, le politique souffre d’un sérieux complexe face aux autres pays européens et les groupes opposés à la fiesta. Il n’appuie pas la fiesta, même s’il l’autorise pour des raisons économiques et parce qu’elle fait partie des racines de nombreuses fêtes populaires.
Joselito 'El Gallo' était un combattant qui impressionnait les foules avec un animal moins volumineux que l’actuel, mais sauvage et combatif. Le toreo d’aujourd’hui est – à de rares exceptions près qui ne justifient pas son existence – ennuyeux et insupportable à cause d’un toro auquel ils ont modifié son comportement à tel point qu’il s’avère incompatible avec l’émotion nécessaire.
Ce toro moderne est la pierre du scandale, et, si rien n’est fait, il mettra un point final à la fiesta.
Antonio Lorca / El País

01 juillet 2009

Le toro va tuer la corrida


Nous nous sommes récemment fait l'écho ici, pour nous en féliciter, d'une série d'articles publiés par Antonio Lorca dans le journal El País. Ce journaliste était depuis 1993 le critique taurin de l'édition sévillane du quotidien. Depuis le décès, en 2002, du grand Joaquín Vidal, cet Andalou cinquantenaire couvre également certaines corridas de Las Ventas.

Bien que doué d'une belle plume, ce qui n'est certes pas donné à tout le monde, il semblait se fondre dans le conformisme ambiant, dénonçant par-ci par-là et à demi-mots, parfois, quelques signes de la dégénérescence de la Fiesta sans trop faire de vagues ni de remous. Et puis soudain, quasiment coup sur coup, deux articles non seulement, comme à l'habitude, extrêmement bien tournés mais aussi d'une pertinence aiguë, dénonçant à boulets rouges, sans ambages et dans un style direct et percutant, la décadence dont souffre la corrida.

Il est vrai qu'une Feria de Abril et une San Isidro particulièrement catastrophiques ont eu de quoi pousser Antonio Lorca dans ses derniers retranchements ; les deux cycles d'affilée, il fallait tout de même une sacrée dose d'abnégation et un calme olympien pour se les taper sans exprimer une once d'agacement. Mais tout de même. Que le chroniqueur d'un journal national de grande audience ose titrer : Le toro va tuer la corrida, cela faisait belle lurette que cela ne s'était pas produit. Car il ne s'agissait pas cette fois de s'en prendre vertement à tel élevage, à tel torero ou même à telle programmation ; non, cette fois, Antonio Lorca dénonçait clairement le fond du problème : la décadence du toro et de son combat. Le tout en évitant les termes abscons de nature à décourager les béotiens, en utilisant un discours clair accessible à tous, y compris au lecteur de passage pas spécialement intéressé par la tauromachie.

Et voilà que quelques semaines plus tard, dans son édition du 25 juin au 1er juillet 2009, Courrier International invite Antonio Lorca dans ses colonnes où il publie une traduction française de l'article paru dans El País. Je n'ai aucune idée du tirage de Courrier International, mais ce qui est certain, c'est qu'il jouit d'une audience infiniment plus importante que Campos y Ruedos ; une audience généraliste, de surcroît.

Certains ne manqueront pas de dire - à tout le moins de penser très fort - que le linge sale se lave en famille et que la publicité faite aux propos d'Antonio Lorca, qu'il faudrait être d'extrême mauvaise foi pour les contester, ne devraient pas bénéficier d'une aussi importante diffusion et publicité auprès du grand public. Les thuriféraires du toro moderne, et tous ceux qui bouffent à la gamelle, voient sans doute d'un très mauvais oeil cette nouvelle, et se seraient volontiers bien passés de la diffusion d'une telle image de l'état dans lequel se trouve cette "tradition" qui les fait vivre, ou exister.

De mon côté au contraire, je m'en réjouis. Non que je trouve souhaitable de fournir des armes aux anti-taurins, qui ont bon dos, et qui, en tout état de cause, sont parfaitement conscients des dérives du système (et n'hésitent pas à en inventer d'autres de toutes pièces, tant qu'à faire). Je ne suis pas non plus désireux de saborder la corrida - Antonio Lorca l'écrit mieux que nous : "Ce toro moderne est un scandale qui, si l'on ne fait rien, mettra fin à la corrida." Ce n'est pas le fait de dénoncer ce danger qui est, en soi, dangeureux, mais le danger lui-même (merci Lapalice, ça fait pas de mal de temps à autre).

Ce dont je me réjouis, c'est de montrer aux yeux de tous, et pas seulement des aficionados, que tous ne cautionnent pas la décadence du toro et de son combat, et par là-même la plupart des spectacles indignes qu'on nous propose. Et pour tout dire, les lignes d'Antonio Lorca sont davantage porteuses d'honneur et d'identité que toutes les grandes banderoles, sur l'efficacité et la légitimité desquelles on fonde tant d'espoirs naïfs sinon intéressés, banderoles qui ne sont vues que par ceux qui sont déjà sur les gradins, et non sur le rond-point voisin, en train de manifester.
Merci, Monsieur Lorca.

PS La photographie n'a rien à voir, il en fallait bien une...

30 avril 2009

Antonio Lorca


Depuis la disparition de Joaquín Vidal, je dois confesser lire la critique taurine actuelle avec beaucoup moins d’empressement, et même très irrégulièrement. A l’époque, entre Vicente Zabala, le père, autrement plus talentueux que le rejeton, et Don Joaquín, nous avions tout loisir de nous régaler de plumes affirmées, talentueuses et compétentes. Entre les deux et avec un peu d’habitude on se faisait son idée. On était d’accord, ou pas, mais il y avait matière. Ceux d’entre vous qui ne lisent pas l’espagnol doivent savoir qu’il y a, entre la France et l’Espagne, une différence énorme au niveau de la presse quotidienne. En France, mis à part le cas très particulier et marginal de Libération, les quotidiens sont d’une affolante soumission aux directions en tout genre. On peut même avancer sans trop grossir le trait que l’ensemble relève plus de l’agence de communication que de journalisme. Cela en devient même parfois grand-guignolesque pour qui, comme moi, parcours régulièrement le Midi «Libre». En Espagne, à l’inverse, la presse quotidienne est une véritable presse d’opinion, qui argumente, prend position et se mouille, au risque de déplaire.
Notre ami
Bastonito, à l’occasion du nouveau fracaso du señor Domecq à Séville (vivement que je lise son livre à celui-là) nous a fait parvenir le papier écrit par Antonio Lorca dans El País : Une larme pour la Maestranza. Vous le trouverez ci-après, modestement traduit. Je rêve du jour où Midi Libre, Sud Ouest et les autres écriront... Non, je plaisante ! Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, ne vous affolez pas, c’est simplement ce que l’on appelle traditionnellement : la liberté de la presse, la liberté d’une presse indépendante.
Una lágrima por la MaestranzaANTONIO LORCA – El País, Sevilla - 29/04/2009
Permettez qu’une larme symbolique coule aujourd’hui sur cette page comme l’expression d’une douleur profonde face à la maladie irréversible dont souffre la plaza de la Real Maestranza de Sevilla.
Celle qui fut mère et maîtresse de la tauromachie est aujourd’hui l’image de la tristesse et de la décadence de la fête des toros. Quelle plus grande peine...
Il y a longtemps qu’elle est abandonnée par les aficionados, ceux qui au fil du temps ont donné le lustre et la splendeur à son histoire magique.
Elle est maintenant occupée chaque année par un public divers, triomphaliste et frivole, touristes et spectateurs d’occasion qui confondent le toreo avec un ballet maniéré face à un petit animal infirme.
Un public sans connaissances, velléitaire et capricieux, impropre à la catégorie qui a toujours été celle de ce temple.
Ainsi, règnent le conformisme et la négligence, symptômes d’une mort annoncée.
Les taurins font ce qu’ils veulent car le public ne fait pas ce qu’il devrait. Et avec son inhibition il permet la tromperie et la manipulation.
Parce que cette fête, sans un minimum d’exigence, n’a pas de sens.
C’est peut-être pour cela que le toreo authentique est moribond. Il n’y a plus de toros mais des petits agneaux, des petits chats, des petites souris, et des porcs aux démarches fatiguées.
Il n’y a plus de toreros, mais des señoritos qui font leurs profits de ce public d’alluvions.
Il n’y a pas d’empresa qui soigne la qualité de son produit, elle se satisfait simplement de rapides bénéfices.
Il n’y a pas d’autorité pour veiller à la pureté de la Fiesta, sinon pour fermer honteusement les yeux sur ce qui se passe.
La corrida d’hier aura été l’expression de la mort de la grandeur de la plaza de Séville.
On a perdu la sagesse et imposé la frivolité. On a perdu la majesté et l’ordinaire est aux commandes. Et la corrida de Juan Pedro Domecq fut ordinaire, invalide, decastée, impotente.
Est-ce que ce ganadero reviendrait à Séville s’il y a avait ici une Afición savante ?
Est-ce qu’une figure du toreo consacrée comme Enrique ponce reviendrait avec ces chats indignes de sa trajectoire ? Où est sa dignité de figure du toreo ?
Quelle honte de voir comment étaient applaudis les trapazos de Ponce à son premier, hors de combat. Qu’applaudissaient-ils ? L’arène semblait devenue folle avec une faenita irrégulière d’un Morante volontaire qui avait bien toréé à la véronique un petit toro sur rail.
Et Nazaré ne put rien faire avec un lot infumable.
Le plus grave est sans doute que les gens sont sortis contents. En fin de compte, nous sommes en féria. Mais la Maestranza est restée plongée dans une profonde tristesse.
Quelqu’un aurait-il un mouchoir, s’il vous plait ?

Photographie © Laurent Larrieu