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25 mars 2011

En route vers l’autorégulation


Ce n’est peut-être qu’un début, mais ce n’est pas une nouveauté. Déjà un précédent, au milieu des années 1990.
Voici ce qu’en écrivait Joaquín Vidal en 1996 : "La autorregulación que pretenden los taurinos en unánime contubernio : el toro chico, el toro inválido; el novillo que parezca toro y tenga franquía para exhibir en cualquier parte su vergüenza sin que nadie ponga ninguna cortapisa. El toro que se anuncia toro — y se hace pagar como toro pero que no lo es. La corrida que se anuncia de lidia y muerte de los toros y sí, hay muerte, muerte total (el toro ya sale medio muerto, para mayor gloria de la fiesta) — pero lidia ninguna, pues nada hay que lidiar."

Traduction : "L'autorégulation à laquelle aspirent les taurins dans un rapprochement unanime c’est l’exhibition : d’un petit toro, d’un toro invalide ; d’un novillo qui paraisse toro, dispensé de dignité, dépourvu de honte et passe-partout, sans que personne ne trouve à redire. Un toro annoncé comme toro — payé comme tel — sans l'être. Une corrida annoncée comme un combat avec mise à mort ; car, certes, il y a mise à mort, une mort totale (le toro sortant déjà à moitié mort, pour la plus grande gloire de la Fiesta) — mais de combat, aucun, il n’y a rien à combattre."

La question est aujourd’hui de savoir si, après ses déclarations, le Juli  parviendra ou non à ses fins, à la fin tout court. Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir.

Quoi qu’il en soit, souvenez-vous comment se faisaient traiter, il y a peu encore, les aficionados qui osaient prétendre que le pire danger de la Fiesta venait de l’intérieur, ce fameux ennemi de l’intérieur. No comment...

23 septembre 2010

L'ennemi de l'intérieur...


"Si les toreros pensent, comme beaucoup d’honnêtes aficionados, que la solution aux problèmes du toreo est de dépendre du ministère de la Culture, ils ont tort. Il est essentiel de souligner le peu d'importance d'être dans un ou dans l’autre ministère si les choses ne changent pas radicalement. En outre, le ministère de l'Intérieur doit toujours être présent dans de nombreuses procédures qui ont lieu avant, pendant et après la corrida, mais surtout avant, car je crois fermement que, s'il n'y a pas de protection sous la forme d'une surveillance, la Fiesta se retrouverait sans aucun contrôle et cela pourrait influer gravement sur son futur.
En d'autres termes, je n'ai aucune raison de croire que les professionnels de la tauromachie, dans le cas où ils auraient le contrôle du déroulement de la course, soient en mesure d'offrir une Fiesta intègre, juste et honnête, parce que jusqu'à présent, même sous la supervision de l'Intérieur, chaque après-midi, on peut voir en piste d’authentiques atrocités sous la forme de toros imprésentables, de cornes éclatées, et de bien d’autres choses qui constituent un passif très grave pour les corridas." Carlos Crivell